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Etre vegan,
une mode pour temps de crise

vendredi 15 octobre 2010, par Courant Alternatif

L’antispécisme est apparu dans le paysage politique hexagonal au début des années 90 avec la diffusion en France de La Libération animale de Peter Singer (1975), puis des Cahiers antispécistes animés par Yves Bonnardel et David Olivier. Après quelques débats parfois houleux, il fut rejeté (avec raison, selon nous) par la quasi-totalité des organisations d’extrême gauche et anarchistes (avec des arguments parfois douteux mais le plus souvent convaincants *). Chassé par la porte, il est revenu par la fenêtre sous une forme anglo-saxonne plus militante et puriste, drapée d’anarchisme life style, le veganisme. Etre vegan est devenu un signe de reconnaissance au même titre qu’un style vestimentaire ou musical, qu’une façon de parler ou d’écrire. Une mode, en somme.


Nous ne distinguons pas ici l’antispécisme du veganisme. Disons simplement que l’antispécisme fournit les fondements idéologiques, mais s’accommode parfois de certaines concessions. Les vegans, eux, sont souvent plus radicaux dans leurs exigences quotidiennes, mais ils sont souvent engagés dans d’autres causes et donc plus insérés dans des réalités qui sont les nôtres. Les uns comme les autres ne mangent ni viande ni poisson, et sont, surtout les vegans, en général végétaliens en ce sens qu’ils étendent leur refus de consommation et d’utilisation à tous les produits issus de l’exploitation des animaux (élevage, chasse, cueillette) : lait, œuf, miel, fromage pour la nourriture, mais aussi laine, cuir, fumier dans le domaine domestique. Ils n’utilisent aucun produit destructeur d’animaux quel qu’il soit.

Nous n’aborderons pas ici la question de la supposée nocivité de la viande pour la santé ; ni celle du rapport entre l’alimentation carnée, la monoculture et l’agriculture intensive destructrices ; ni, non plus, celle des conditions « barbares » de l’abattage ou de l’expérimentation animale. En effet, les problèmes soulevés là ne viennent qu’à l’appui d’une conception du monde beaucoup plus fondamentale, que les antispécistes auraient plus de mal à faire partager s’ils n’utilisaient ces problèmes en jouant sur le pathos ou sur des images chocs.

Il est bien évident que s’il était prouvé que toute consommation de viande rendait impossibles les rapports égalitaires entre les humains, nous nous en passerions. Entre le communisme et la bidoche, il n’y a pas photo ! Mais, pour l’instant, nous nous contentons de dire qu’il faut remettre en cause la manière productiviste/capitaliste dont la nourriture (carnée, comme céréalière ou légumière) est produite… et que, par conséquent, cela signifie globalement diminuer la consommation de viande dans les pays du Nord. De la même manière, il n’y a pas besoin de discuter longtemps pour préférer les élevages volaillers de plein air plutôt qu’en batterie (tant pour l’animal lui-même que pour nous)… ou pour promouvoir des méthodes d’abattage le moins cruels possible. Quant à la santé, c’est une autre question. Même si la nourriture végétalienne contient « tous les nutriments dont les êtres humains ont besoin », nous ne saurions réduire la bouffe à une simple fonction de survie. Ce dont nous avons besoin, c’est aussi du plaisir, sans lequel il n’y a pas de vie supportable ! Il y a déjà la télé avec son surplus de spécialistes… de la minceur, de la diététique, de l’élevage des enfants, de la sexualité ; des psys, des curés, des pédagogues, des économistes qui ne font qu’infantiliser le public en lui donnant des conseils sur ce qui est bien pour lui ; faut-il en plus qu’on en retrouve en milieu libertaire qui nous disent comment bien manger ?

Les bases

Si, éventuellement, nous pourrions cesser de manger de la viande pour les raisons évoquées plus haut, le fondement philosophique de l’antispécisme et du veganisme à lui seul nous en dissuaderait.
Quel est-il ? C’est la considération que les intérêts des animaux non humains doivent être pris en compte au même titre que s’il s’agissait des intérêts humains, toutes les espèces animales méritant une égale considération dans la mesure où ce sont des êtres sensibles dotés d’un système nerveux et qui, par conséquent, souffrent (1). Pour résumé, Bonnardel affirme que « les intérêts d’un animal à ne pas souffrir et à vivre une vie heureuse et satisfaisante importent autant que les intérêts équivalents pour un être humain ».
Par ailleurs, selon les antispécistes, il faut étendre la notion de droit à l’ensemble du vivant. Or il ne s’agit là que d’une fausse égalité, puisque ce droit, qui concernerait une énorme quantité d’espèces, ne serait élaboré que par une seule, l’humaine, qui saurait ce qui est bon pour les autres, incapables de s’exprimer dans ces termes-là. C’est bel et bien un point de vue de dominant.
La conséquence de cette égalité des droits réclamée est écrite dans un brochure, Nous ne mangeons pas de viande pour ne pas tuer d’animaux (mai 1989-novembre 1992, p. 9) : « Il n’est pas fait de différence quant aux vies d’un humain et d’un animal. » Un point de vue très « spéciste » puisqu’il considère chaque espèce comme un tout. Il y a pourtant des humains que nous serions amenés à détruire plus qu’à protéger !

Que nous disent les antispécistes ? Vous êtes pour la liberté, l’égalité, la justice, alors vous devriez être antispécistes !
Eh bien non !
Lors d’une rencontre intergalactique en Espagne en 1997, la motion antispéciste disait ceci : « Le mouvement de libération animale doit se renforcer pour lutter contre le monstre libéral. » Mais ce mouvement, c’est un seul animal qui le mène au nom de tous ! Ces Fronts de libération sont le fait d’une avant-garde autoproclamée qui agit au nom de… l’égalité !
Selon nous, les revendications de la politique, de l’anarchisme, des mouvements d’émancipation, c’est que la liberté, l’égalité, la justice, etc., soient portées par les intéressés eux-mêmes et pas décidées en dehors d’eux. Or, dans ce cas des animaux, les « libérateurs » seraient des représentants autodésignés et non révocables ! C’est de l’anthropocentrisme assorti d’anthropomorphisme : qu’est-ce qu’un animal « sait » de la liberté, de l’égalité ?
Pour qu’il y ait de l’inégalité entre des êtres, il faut qu’il y ait aussi de l’égalité : le maître, pour se faire comprendre de l’esclave, doit parfois se mettre à son niveau, parler le même langage… Et c’est parce qu’il y a cette « égalité »-là, même la plus ténue, qu’il y a potentiellement la place pour une revendication égalitaire. C’est pour cela que l’esclavage peut être aboli, qu’il en est de même de la domination masculine, et d’autres dominations entre humains, et que cette tension entre égalité et inégalité a un potentiel universel au sein de ce que l’on peut appeler l’humanité : ceux et celles qui en formulent l’idée et la volonté. Nous défendons le principe d’auto-émancipation. Sinon, on est dans la prise en charge, la charité, la pitié – mais il est vrai que certains militants fonctionnent sur ces registres-là dans leur rapports à d’autres humains ; ils veulent les organiser, les libérer, leur amener la conscience, les délivrer du mal, etc. (2).

Placer sur un même plan d’égalité toutes les espèces animales, cela signifie que :

  • Soit il faut apprendre à tous les prédateurs à ne plus bouffer nos frères animaux. Et cela est valable pour les humains mais aussi pour les autres, donc il faut aussi rééduquer les tigres, les ours, les loups, etc., pour leur apprendre à devenir végétariens (certains antispécistes sont allés jusque-là). Bien évidemment, si ce genre de délire était exaucé, ce serait une catastrophe écologique et c’est probablement l’ensemble des espèces animales qui disparaîtrait.
  • Soit il y a des espèces animales qui conservent le droit d’en bouffer d’autres, et alors là c’est vraiment trop injuste. On ne voit pas pourquoi notre frère renard aurait le droit de se taper une poule alors que nous n’aurions pas le droit de nous griller un poulet.

Les antispécistes font, de fait, des animaux non humains un tout... Or les animaux n’existent comme un ensemble que par rapport à une vision humaine qui le décide ainsi, en fonction d’une conception particulière de ce qu’est le « vivant ». Or Homo sapiens étant aussi un animal (un primate), il fait partie de cet ensemble à libérer. Mais pour qu’il puisse avoir un « regard sur… », il faut bien qu’il soit aussi partiellement extérieur à cet ensemble, et pas totalement partie intégrante.
En fait, il n’y a pas UN « monde animal », mais certainement un « monde du vivant » qu’il est compliqué de définir correctement... et c’est une très bonne chose, car dès lors qu’il le serait « scientifiquement », et donc circonscrit précisément, il cesserait peut-être par là même d’être véritablement vivant.

Déclarer les hommes et les femmes comme les égaux des animaux, c’est adopter le seul point de vue biologique qui ne dit rien de l’humanité de l’être humain, qui ne s’adresse qu’à sa matérialité physiologique, cellulaire, son ADN… Ce qui est bien utile, soit dit en passant, à ceux parmi les humains qui y trouvent matière à justifier la domination, le dressage, l’utilisation rationnelle, économique, des corps et des esprits, les manipulations génétiques, etc.
Occupons-nous donc déjà de ceux et celles qui, au sein de l’humanité, réclament de la liberté, de l’égalité et de la justice. Il y a de quoi faire !

Notre spécisme

Au dire des antispécistes, les spécistes (3) que nous serions s’appuieraient sur une conception anthropocentriste dans laquelle les humains seraient le centre du monde, et sur l’existence d’un ordre naturel et immuable.

Or nous considérons bien sûr que l’espèce humaine est dans le monde, qu’elle n’en est qu’une infime partie qui n’est ni le centre ni le sommet d’une quelconque hiérarchie, et qu’elle disparaîtra… et on s’en fout.
Notre « spécisme » s’appuie sur l’idée que le monde qui nous entoure est aussi une ressource, pour notre survie et notre plaisir, que nous devons utiliser avec parcimonie, en créant le moins possible de dégâts irréversibles. Et cela non pas en vertu d’un respect transcendant pour dame Nature, non pas au nom d’une morale qui nous viendrait d’en haut ; mais simplement pour ne pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis, et pour réunir le maximum de conditions permettant de rendre possible la satisfaction des besoins et des désirs des êtres humains dans le cadre de rapports égalitaires entre eux (et non entre toutes les espèces), afin de jouir le plus possible, et non pas de souffrir le moins possible. C’est en cela aussi que nous nous séparons des sectes comme « écologie profonde » (4). Si c’est cela être spéciste, soyons spéciste.
Notre « spécisme » ne s’appuie pas non plus sur l’existence d’un ordre naturel qui voudrait que « l’Homme mange de la viande, comme ça a toujours été ». Nous savons bien qu’il n’y a pas d’« ordre naturel » et qu’il n’y a rien de plus discutable que de se référer à de pseudo-lois de la nature pour les appliquer aux relations sociales. Et d’ailleurs, notre opposition radicale aux primitivistes (5) exprime assez bien que nous ne recherchons pas notre projet communiste libertaire dans un état de nature, un âge d’or quelconque, mais bien dans un remodelage volontaire des rapports entre les êtres humains – entre eux d’une part, et au monde de l’autre.

Et ce n’est pas se référer à un état de nature que de constater que pas mal de communautés humaines ne peuvent vivre dans leur environnement qu’en chassant et en mangeant des animaux parce que le sol ne peut pas produire de végétaux suffisants pour les nourrir : des Inuïts du Grand Nord aux Papous de Nouvelle-Guinée. Ou alors, les antispécistes considèrent que ces peuples devraient se replier vers des zones cultivables – et, par la même occasion, disparaître.

Selon certains antispécistes, « le spécisme est à l’espèce ce que le racisme est à la race, et ce que le sexisme est au sexe : une discrimination basée sur l’espèce, presque toujours en faveur des membres de l’espèce humaine (Homo sapiens) ». Ce rapprochement constitue à leurs yeux un argument choc pour accréditer leur théorie comme découlant naturellement des luttes contre toutes les oppressions et les discriminations qui structurent les pratiques libertaires. Il se pose comme une évidence dont la vocation est essentiellement culpabilisatrice : Si tu es contre le racisme, le fascisme, le sexisme, tu ne peux qu’être contre le spécisme (certains, heureusement peu nombreux, sont allés au bout de cette logique : « Tu manges de la viande, tu es comme un nazi »). Sauf que la lutte contre le racisme, comme contre le sexisme, concerne des êtres humains que nous refusons de mettre sur le même plan que les animaux, et qui, le plus souvent, prennent en charge leur lutte. Non, spécisme, racisme, sexisme ne sont pas des équivalents sur le marché de la pensée postmoderne ! Sinon, ne devrions-nous pas cesser toute discrimination entre les classes sociales et affubler cette toute nouvelle lutte du néologisme « anticlassisme » ?
Ce rapprochement ne concerne que les vegans et les antispécistes politisés et que nous sommes amenés à côtoyer. Mais il en est d’autres qui n’ont pas les mêmes soucis ! : « Nous sommes apolitiques parce que nous avons une priorité : transformer l’humanité omnivore en humanité végétarienne. Tous les autres combats (luttes contre les inégalités entre humains...) pourront ensuite être menés. En effet, les souffrances infligées aux animaux sont incomparablement plus nombreuses et intenses que celles des humains. Ceux qui ne tiennent pas compte de cette priorité ou qui font des comparaisons déplacées sont des spécistes », proclamait une association se voulant apolitique (AIDA, Action information pour le droit des animaux) en 1994.

Quels que soient
nos régimes alimentaires
ou nos croyances,
nous pouvons tous
manger végétalien

Depuis quelques années, les bouffes organisées dans des lieux collectifs et dans des rassemblements sont de plus en plus prises en charge par des vegans sans que la chose soit réellement discutée collectivement.

« Il est à noter qu’un même repas sans viande peut facilement satisfaire aussi aux exigences juives et musulmanes – et peut même satisfaire tout le monde ! Du point de vue de l’organisation, un menu unique, végétalien, constituerait une simplification et non une complication… » (David Olivier)

Un argument propre à décourager d’autres initiatives, qui ne manqueraient pas de passer pour diviseuses ! Les vegans sont ainsi fidèles à leur engagement tout en paraissant ouverts et tolérants : nous pouvons tous manger végétalien ! Ben voyons ! Qui peut le plus peut le moins. Jusqu’au jour où une nouvelle idéologie (habillée d’arguments scientifiques, comme toujours) décidera qu’il ne faut manger que des aliments cuits de telle ou telle manière (pour notre santé, bien sûr !) ; ou ne plus boire d’alcool pour mille et une raisons (santé encore, ou utilisation de bactéries sensibles si on découvre un jour qu’elles le sont, puisqu’elles sont nos ancêtres) ; ou encore étendre nos interdits à certaines espèces que nous considérions jusqu’à présent comme des plantes mais qui, à la suite de nouvelles études scientifiques, apparaîtraient à la frontière du végétal et de l’animal (comme certaines algues).
Oui, c’est vrai, il est possible de survivre en France en ne mangeant ni viande, ni poisson, ni fromage, ni œufs, ni miel, et même sans boire d’alcool ni griller nos légumes. Pas de problème si on reste sur le terrain du « nécessaire » et de l’« utile ». Et pourquoi pas – puisqu’il s’agit de simplifier pour éviter la complication – ne bouffer que des pilules contenant le strict nécessaire décidé par l’académie de médecine, mais sans trace animale, et dont la production serait confiée à des entreprises spécialisées ? Et ce n’est pas une plaisanterie : nombre d’associations antispécistes, de par le monde, défendent cette option et sont favorables aux recherches en la matière. Après celles qui sont prônées et même financées aux Etats-Unis par des groupes postmodernes dont l’objectif est de parvenir à ce que les hommes puissent être enceintes, ou que deux ovules puissent se féconder, confions aux laboratoires et aux savants le soin de nous organiser la cité radieuse !

En fait, c’est par cet argument biaisé par le « nécessaire » et l’« utile », étayé par l’« absence de problème » que cela entraînerait, que nos vegans parviennent à imposer deux ou trois jours de « culinairement correct », même s’ils savent que, passé ce moment temporairement libéré, la très grande partie des pauvres pécheurs que sont les viandistes retomberont dans leurs errances.
Eh bien si ! Il y a un problème, c’est qu’une dimension est toujours absente de ce débat sur la nourriture : le plaisir. C’est toujours « on peut se nourrir », « ce dont les humains ont besoin »… Mais nous ne nous nourrissons pas que pour survivre ! Cette façon de contourner la question du plaisir pour tout ramener à l’utile est bien typique de ce retour au puritanisme et à la morale auquel nous assistons actuellement, et que nous évoquions au début de l’article. Manger bien, faire bien, lutter contre le mal, etc. Et puisque nous y sommes, ne pourrait-on pas ne faire l’amour que pour la reproduction ?

L’argument selon lequel le spéciste se retrancherait derrière un hypothétique besoin de viande pour survivre, alors que, nous dit l’antispéciste, la seule réalité, c’est que nous somme simplement capables physiologiquement d’en manger, est totalement fallacieux ! Lorsqu’un spéciste mange de la viande, c’est parce qu’il aime ça et non « parce qu’il se sent obligé de le faire » (par obligation nutritionnelle ou culturelle), comme le prétend Olivier.
Donc, en bref, si nous pouvons manger végétalien, il est difficile de le faire en toute convivialité avec des gens qui nous y invitent au prétexte que ça serait notre plus petit dénominateur commun, et qui en font une question de principe. La seule raison qui peut faire accepter ce « menu unique sans complication », c’est de se décharger d’une tâche sur d’autres qui s’en régalent… Pas très libertaire !
En revanche, cette convivialité culinaire serait possible si disparaissait toute trace de prosélytisme et de jugement implicite sur les omnivores.

OCL

* Deux textes importants furent produits à l’époque : « Nous ne mangeons pas d’antispécistes pour ne pas tuer d’animaux » en octobre 1993 par « Reflex » et « Anarchisme et antispécisme » de Daniel Colson, La Griffe n°11 octobre 1998. L’un comme l’autre sont toujours d’actualité.

(1) Bien entendu, des divergences existent quant à l’existence de ce système nerveux et sur les frontières de la souffrance. Et les coquillages, dans tout ça ? Certains en mangent, d’autres non. Chacun s’en remet à ce qu’il croit être la bonne école scientifique.

(2) Le jour où les animaux se révolteront, alors on verra. Et s’ils le font (?), ce sera probablement au sein de chaque espèce : contre le mâle dominant chez certains, contre la poule dominante, etc.

(3) Le spécisme est à l’espèce ce que le racisme est à la race, et ce que le sexisme est au sexe : une discrimination basée sur l’espèce, presque toujours en faveur des membres de l’espèce humaine (Homo sapiens).

(4) Voir « Du retour du religieux dans les écologies », Jean Transenne, Courant alternatif, hors-série Spécial Ecologie, hiver 2010.

(5) Ils considèrent qu’il faut en revenir au stade des chasseurs-cueilleurs. Un stade d’ailleurs complètement mythifié et s’appuyant sur les conceptions scientifico/ ethnographico/ anthropologico fluctuantes, mais surtout mal digérées.


L’antispécisme, comme le veganisme, est une culture urbaine. Ce n’est pas un hasard si l’un comme l’autre sont venus des Etats-Unis et d’Angleterre, sous la double influence d’un zest de puritanisme protestant et de l’urbanisation précoce dont ces deux pays ont été les champions.
La majorité des populations occidentales, depuis plusieurs générations, n’entretiennent plus avec la campagne qu’un rapport mythique, touristique et nostalgique et ont perdu tout contact réel avec l’origine de leur nourriture (carnée comme végétale). Ils ne savent ni comment ça pousse, ni comment ça vit, ni la forme que ça a, ni comment ça se tue.
Alors que la vie rurale et paysanne mêlait intimement les humains et une partie du monde animal (je ne dis pas dans une joyeuse harmonie !), le développement urbain a façonné des comportements apparemment opposés, mais qui se côtoient de manière schizophrénique, vis-à-vis de l’animal. D’un côté, la production d’un bestiaire désincarné et idéalisé : l’univers Disney, les ours en peluche, les animaux de compagnie, toutes les formes anthropomorphiques de la cité idéale harmonieuse ; de l’autre, des zombis pour qui la viande c’est le hamburger et la croquette de poisson, sans rapport avec l’animal qui n’est plus que « de compagnie » et ne se mange pas. En fait, ces comportements sont le même produit de l’éloignement progressif du monde animal.


JPD

P.-S.

Suite aux demandes dans les forum, l’article de Daniel Colson cité en référence est proposé ci dessous, à télécharger en format pdf

Celui paru dans REFLEXes est disponible en ligne à l’adresse

http://reflexes.samizdat.net/spip.p...

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58 Messages

  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    16 octobre 2010 13:46, par sophie

    Je ne suis ni vegan, ni antispéciste. Je n’aime pas les étiquettes qu’on adore nous coller. Je suis tout simplement engagée pour les animaux, ce qui n’exclut pas les humains contrairement au bon vieux cliché que vous nous servez.
    Il ne s’agit pas de dire que humains et animaux ont la même valeur mais que à partir du moment où des êtres sont capables de souffrir, de ressentir la peur, le stress, nous n’avons pas de justification morale pour ne pas prendre en compte leurs souffrances. L’élevage industriel, qui fait naître et mourir des milliards d’animaux dans des conditions abominables, ne peut pas se justifier moralement au regard des souffrances qu’il induit pour ces animaux mutilés, entassés, qui ne voient pas la lumière du jour et ne respirent que l’air vicié dans lequel ils croupissent. Il ne s’agit pas de faire pleurer dans les chaumières, il s’agit de la réalité que vous pouvez en partie découvrir en surfant un peu sur le web à défaut d’aller visiter un abattoir puisque ce sont des lieux hautement tenus à l’écart du public. Votre plaisir culinaire oui, mais à quel prix ? Là est la question. Les antispécistes comme Singer ne sont pas opposés par principe à la consommation de produits animaux (comme c’est le cas des vegan) ils le sont si cette consommation provoque des souffrances disproportionnées par rapport au bénéfice que nous en tirons.
    L’humain et l’animal sont intimement liés dans leur histoire, et opprimer l’animal n’a jamais permis de faire progresser l’humain. A lire "un éternel Treblinka" de l’historien Charles Patterson.

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      17 octobre 2010 19:32, par Roman - Lyon

      chère sophie,
      vous vous laissez entraîner par votre émotion jusqu’à faire dire au texte des choses qui en disent le contraire.

      • Le texte ne colle d’étiquette qu’à celles et ceux qui s’en revendiquent, les définitions données sont les leurs !

      • Il n’est nullement dit que les vegan excluent les humains, c’est le contraire qui est écrit : "Les vegans, eux, sont souvent plus radicaux dans leurs exigences quotidiennes, mais ils sont souvent engagés dans d’autres causes et donc plus insérés dans des réalités qui sont les nôtres."

      • L’élevage industriel est critiqué dans le texte contrairement à ce que tu insinues. Aussi bien par rapport aux bestioles que par rapport aux humains.

      • Toi, tu ne dis peut-être pas que les animaux et les humains ont la même valeur, les antispécistes et les vegans SI !
      A ton tour de surfer sur le web pour vérifier ce dire.

      • Qui va décider de la disproportion des souffrance par rapport au plaisir procuré ?

      En revanche ce texte affirme :

      • Refuser de mettre sur un plan d’égalité et de droit l’humain et le non humain.

      • Que la terre n’est pas notre mère

      • revendique l’utilisation de la nature comme une ressource à préserver et à partager égalitairement entre les humains.

      De ça on peut discuter, et même critiquer, sans avoir besoin d’en rajouter sur des choses que je n’ai pas vu dans le texte

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      • Etre vegan,
        une mode pour temps de crise
        18 octobre 2010 16:12, par sophie

        Cher Roman, écrire que je me laisse "entraîner par mon émotion" traduit une certaine condescendance. Quoiqu’il en soit je revendique le droit d’avoir des émotions dans la mesure où les émotions font partie de ce que nous sommes et qu’elles n’empêchent pas pour autant de faire usage de sa raison. En l’occurrence, je ne pense pas avoir trop mal compris le sens de votre message... Je ne vous accuse pas de coller des étiquettes, je regrette juste que ces étiquettes existent, comme le terme "antispécisme" qui n’est pas très heureux car il contribue à caricaturer un mouvement politique et philosophique plus complexe qu’on veut le faire croire. Vous dites "Occupons-nous donc déjà de ceux et celles qui, au sein de l’humanité, réclament de la liberté, de l’égalité et de la justice. Il y a de quoi faire !" Ceci est bien un message à l’attention de ceux qui s’investissent pour la cause animale, non ? Ce genre de raisonnement n’a pas de sens, comme si ne rien faire pour les animaux pouvait contribuer à aider les humains. Si c’était le cas les humains seraient dores et déjà libérés de l’oppression vu que les animaux n’ont jamais été aussi massivement exploités et suppliciés au cours de l’histoire. Comme vous le savez peut être le père de l’antispécisme, Peter Singer, est également un ardent défenseur de la cause humanitaire, et pas simplement de façon théorique puisqu’il reverse 10% de son salaire mensuel à des oeuvres de charité. J’ai beau surfer, je n’ai lu nulle part sur le site des cahiers antispécistes ou sur quelque autre site représentant ce mouvement que les animaux et les humains ont la même valeur. L’égalité animale prônée par Peter Singer et d’autres n’implique pas l’égalité des vies, ni même l’égalité de traitement, encore moins l’égalité des droits, elle implique l’égalité de considération des intérêts. Si cette maxime était appliquée, l’élevage industriel disparaitrait ainsi que les nombreux problèmes qu’il engendre dont la pauvreté dans le monde. Lire l’ouvrage de JB Jeangène Vilmer "Ethique animale" (chapitre 3 notamment) permettra à ceux qui le veulent d’en savoir plus.

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        • Etre vegan,
          une mode pour temps de crise
          19 octobre 2010 11:50, par roman-lyon

          Sophie,

          Il me semble que lorsqu’on écrit :

          "L’antispécisme lutte pour un monde plus égalitaire et vivable pour tous les êtres sensibles, quelle que soit l’espèce, la race, le sexe, etc." (Bonnardel qu’est ce que l’antispécisme ?)

          "Bien plus fondamentalement, il s’agit de ne plus raisonner en terme de dignité humaine du tout, de se passer de cette idée, et de se référer par contre à la notion d’égalité." (Bonnardel, révolutionner notre rapport aux animaux)

          "L’antispécisme, sans être en opposition directe avec l’écologie, repose sur un postulat idéologique inverse basé sur l’idée d’égalité : les individus, parce qu’ils sont sentients (pourvus d’une pensée propre et de sensations, comme le plaisir ou la douleur), et quelle que soit l’espèce à laquelle ils appartiennent, doivent avoir un certain nombre de droits fondamentaux comme laliberté de vivre comme ils le souhaitent et sans contrainte.
          L’antispécisme peut ainsi être considéré comme une extension du principe d’égalité à tous les êtres vivants sensibles, s’inscrivant dans le sillage des luttes contre le racisme et le sexisme." (forum de la RAF- libération animale)
          ... après avoir écrit : "« Il n’est pas fait de différence quant aux vies d’un humain et d’un animal. »

          On peut légitimement considérer qu’il s’agit là d’une revendication égalitaire qui ne concerne pas seulement la considération.

          Par ailleurs Singer est certainement préoccupé par le sort des humains, mais la preuve que vous en donnez me laisse pantois et me laisse, à mon tour, ému. Ce drôle d’oiseau, un universitaire comme il se doit, gagne plus que bien sa vie (titulaire de deux chaires universitaires)... et il donne 10 % à des œuvre de charité... "Ah le brave homme" dirait Molière ! Faut-il en revenir aux bonnes œuvres de la bourgeoisie du 19e ou encore maintenant dans les milieux cathos ? Bill Gate donne lui aussi une partie de sa fortune pour des bonnes œuvres. Cela en fait-il un humaniste. Il est vrai que les antispécismes veulent en finir avec l’humanisme.

          Et pour finir, si l’élevage industriel contribue à la pauvreté dans le monde, j’en suis bien d’accord, l’agriculture intensive et industrielle aussi (et il est faux de dire que cette dernière ne sert qu’à nourrir les troupeaux).

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          • Etre vegan,
            une mode pour temps de crise
            21 octobre 2010 16:40, par L’humain invisible

            Libertaire c’est l’être pour le bien commun et sans oppression des autres êtres sentients sinon Bill Gates serait libertaire. En effet, il a su se libérer de la précarité matérielle, de la hiérarchie, des frontières et même des lois... Bon, au détriment de millions d’êtres mais qu’importe ? Hitler aussi un nanar alors ?
            On s’en fout si l’humain et le non humain sont à égalité dans une échelle anthropique quelconque. La seule question qui importe est : Pourquoi un être éclairé (anarchiste par exemple) n’arrêterait pas d’oppresser ses compagnon-nes de souffrances (humains ou non) ? Ça ne coûte rien d’être vegan. Au contraire, ça fait faire des économie en frais alimentaire et de santé, ça diminue son empreinte écologique et d’oppression néocolonial... Bref que du bon. Alors Roman, c’est pour quand ? Bon, je chambre mais après tout, chacun à sa conscience de se libérer soi-même en oppressant ou non les juif-ves, noir-es, femmes, non humains...
            La construction d’un monde meilleur (ou juste d’une commune) ne se fait pas sur l’exploitation ou la mort d’êtres capables de ressentir la douleur physique ou morale, c’est tout.

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            • Etre vegan,
              une mode pour temps de crise
              22 octobre 2010 15:52, par Roman-Lyon

              Humain invisible !

              C’est quoi "sentient" ?

              1. je ne sais pas si les anarchistes sont "éclairés" ni qui est anarchiste. Je ne le suis pas moi-même.

              2. En revanche tu as mieux que je ne l’aurais fait, précisé ce qui nous sépare : les animaux non humains ne sont pas "mes compagnons de souffrance". Je crois que c’est là l’essentiel, le reste est beaucoup pinaillage.

              3. Tu affirmes qu’être Vegan "fait des énonomies en frais alimentaire et de santé"... Je ne suis pas d’accord pour le premier quand au second laisse ma santé où elle est, c’est mon problème et en plus c’est une affirmation gratuite et controversée. Empreinte écologique et oppression neocoloniale : c’est la quantité de viande et la façon dont elle est produite pas la consommation de viande en elle même qui est en cause.

              4. Que veux-tu ! Je ne mets pas les juifs, les noirs, les femmes sur le même plan que les non humains. Je privilégie les premiers. Cette hiérarchisation dans la considération ne vient pas de la non reconnaissance qu’il n’y a pas de hiérarchie naturelle, mais d’un choix qui me fait privilégier l’humain dont je fais partie.

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              • Etre vegan,
                une mode pour temps de crise
                23 octobre 2010 12:11, par Abidbol Georges

                Et moi, les nègres, les salopes et les youpins ne sont pas mes compagnons de souffrance... Je crois que c’est là l’essentiel, le reste est beaucoup de pinaillage.
                Que c’est vide. C’est fou, sans argument comme les mots sont remplaçables...
                Et quelle hypocrisie... Pas d’économie en frais de nourriture en étant vgl ??? Regarde les prix au kilo mon bonhomme ! Prix du muscle de vache morte comparé au prix des céréales ou légumineuses... Prix du poisson mort comparé au prix des fruits frais... Prix d’une boite de conserve de cassoulet dégueux carrouf et prix d’une boite de conserve de légumes variés dégueux de carrouf aussi... Merde, tu sais lire les chiffres ou quoi ?
                Quant à la santé, évidemment si tes sources sont du CIV... Je te conseille de lire des études plus indépendante du lobby : Thierry Souccar, Jean Seignalet, rapport Campbell (plus grande étude alimentaire jamais réalisée)...
                Et sur le fait que c’est durable sur le plan mondial de bouffer du cadavre, à lire "Bidoche" de Fabrice Nicolino avec tout plein de chiffres merveilleux. Si chaque chinois-e et chaque indien-ne bouffait du cadavre bio une fois la semaine, tu crèverais de faim. C’est juste mathématiques. Multiplie la surface nécessaire pour alimenter un humain carnivore par le nombre d’humain. Tu obtiens une surface plus grande que les surfaces cultivables actuelles dans le monde... Cherchez l’erreur...

                P.S. : sentient-e c’est le fait de pouvoir ressentir émotion, douleur, plaisir...

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                • Etre sentient.. 1er novembre 2010 16:35, par scenocosme

                  « Végétaux musicaux sensibles et interactifs

                  Akousmaflore est un petit jardin, composé de véritables plantes musicales réactives à nos gestes et frôlements. Chaque plante s’éveille au moindre contact chaud et humain par un langage sonore qui lui est propre. Ce langage végétal fonctionne ainsi par le toucher.

                  Notre aura chaude et électrique, invisible à l’oeil nu agit ici sur les ramures végétales en offrant l’expérience d’un environnement réactif à son existence. Ainsi, lorsque les spectateurs les caressent ou les effleurent celles-ci se mettent à chanter.

                  Devenues instruments de musique sensibles , elles offrent ainsi la possibilité de composer une orchestration florale.

                  Les technologies numériques offrent ici une relation possible au vivant d’origine végétale . Nous nous intéressons à la relation aléatoire liée au flux des données, ainsi qu’à l’interaction sonore. Nous abordons ici un traitement, une modification des données liée à la déambulation et aux interventions des spectateurs dans l’œuvre. Les spectateurs pourront agir de manière non déterminée sur un univers musical déjà prêt à s’éveiller. Les gestes et les mouvements des spectateurs permettront d’engendrer ou de superposer des flux sonores mais aussi d’en modifier les teintes et les fluctuations.

                  Les plantes domestiques ont souvent un statut ambigu qui oscille entre objet de décoration et être vivant. Selon certaines rumeurs populaires mais aussi scientifiques, ces « objets animés » semblent réactifs à l’attention qu’on leur porte.
                  Nous rappelons ici que notre environnement est fait non pas de choses inertes, mais vivantes, réactives à notre territoire biologique qui nous échappe. Les plantes rappellent leur existence par un cri, un chant, une vibration acoustique. »

                  conclusion :
                  Les cris de la carotte que l’on râpe ainsi révélés, feront passer l’envie de bouffer des légumes au plus acharné des militants "vegan", qui n’aura dès lors plus que ses ongles à ronger... !

                  Voir en ligne : Akousmaflore

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                  • Etre sentient.. 2 novembre 2010 12:15, par Carotte dans le ...

                    Le cri de la carotte... T’as rien trouvé de moins "déjà vu" ? Avec de jeunes humains (2 à 4 ans), il est possible de cultiver un petit parterre de légumes avec passion, de les cueillir, de les éplucher, de les couper, de les faire cuire puis de les manger avec régal. En revanche, il est improbable qu’un jeune humain puisse élever avec passion un lapin puis le tuer, le dépecer, l’éviscérer, le couper, le faire cuire et le manger avec régal. Nier cette dimension affective est ridicule car cette émotion est liée à la sentience de l’animal non-humain. Sentience que n’a pas ta sacro-sainte carotte.
                    Quant à ton article empli de spirituel et de conclusions hâtives, on dirait du J-M Pelt tout craché. Un objet inerte peut aussi avoir ce genre de réaction au son, au toucher (un cristal, une machine, un mixer...). Cela ne prouve en rien la sentience.
                    Quant à l’argument "Puisque les carottes souffrent aussi, je peux manger des animaux non-humains", il est aussi appréciable que "Puisque les non-humains souffrent aussi, je peux manger des humains". Si réellement les végétaux étaient sentients, alors la réaction la plus sage serait de se pencher vers un régime fruitarien plutôt que de se dire qu’on ne va rien faire. Ce fatalisme réactionnaire est malheureusement typique de l’occidental. "Puisque mon action individuelle ne servirait à rien de toute façon, et bien je ne vais rien faire et retourner regarder Jean-Pierre Pernaut dans mes pantoufles."

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    19 octobre 2010 18:47, par Veganar

    Anar dans l’âme autant que vegan et antispéciste, je suis écoeuré par une telle production écrite.
    Les mouvements de libération doivent être portés par les oppressé-es eux-elles-même ? Quelle connerie ! Comment des être autant oppressés que les non humains pourraient se rebeller. Dans cet "éternel Tréblinka", ce serait comme demander à un juif (ou gitan ou autre peu importe) d’un camp des années 40 de se rebeller... Bien sûr il y a eu des révoltes dans les camps (tout comme des non humains peuvent donner un coup de corne ou de dent) mais face à un oppresseur ayant autant de pouvoir, quel utilité ? Quelle autre issue que la mort ? Sans les résistant-es, les déporté-es auraient-illes pu se libérer illes-même par autre chose qu’une sortie mortuaire ?
    Que sait un animal (non humain) de la liberté ? Comment peut-on être ignorant à ce point. Jamais vous n’avez cotoyé de non humains pour dire une telle chose.
    Et même si tout cela était vrai ? Un-e anar-e doit l’être par amour de la vie, de la liberté et par défense des oppressé-es quel-les qu’illes soient. Pourquoi continuer le massacre ? Ne pas s’impliquer dans la lutte animaliste est une chose. Participer sciemment à l’holocauste en est une autre.
    Dernier point, vous ne devez pas connaître de vg pour dire que le plaisir de la bouche disparait.

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    • tout à fait d’accord avec Sophie et avec Veganar et ce bien que n’étant pas vegan.
      et puis arrêtez de parler de "bestioles" pour dire animaux.
      quant au culte de la bonne bouffe et de l’alcool ça me fait penser aux apéros saucissons-pinard organisés par les fascistes "identitaires"...
      en résumé vous faites plus que déraper, vous êtes clairement sur le terrain de l’ennemi.
      vous pouvez vous brosser pour que je me réabonne à votre... "canard" !

      Red

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    20 octobre 2010 11:34, par anarkebab

    Bonjour, j’ai découvert ces idées anarchistes sur les animaux dans un numéro récent du journal "offensive libertaire", j’ai apprécié les pistes de réflexions proposées, mais si elles dérangent le mangeur de viande que je suis. Je ne comprend pas l’agressivité de votre article et les arguments sont faibles, pardonnez moi la comparaison mais on se croirait dans un édito de Philippe Val dégommant les altermondialistes. Pouvez vous mettre un lien vers l’article de Daniel Colson auquel vous faite référence ? Amicalement.

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    20 octobre 2010 13:25, par Crusty

    Quelques commentaires :
    1)
    Les exemples d’animaux qui cherchent a se libérer eux-mêmes ne manquent pas. Un exemple parmis beaucoup d’autres :
    "IL S’ECHAPPE DE L’ABATTOIR DE LIMOGES (mercredi 25 février 2009)
    Il n’a certainement pas voulu rejoindre ses congénères au salon de l’agriculture... L’hypothèse la plus vraisemblable est qu’il a certainement senti l’odeur de la mort et qu’il a préféré partir. Lundi soir, vers 18h50, un taureau s’est échappé de l’abattoir de Limoges et a pris la clé des champs. La police a été appelée pour sécuriser le périmètre et contenir, tant bien que mal, le taureau surexcité. Ils n’ont heureusement pas eu besoin de se mettre devant la bête en furie. Les employés de l’abattoir l’ont retrouvé quelques minutes après sa disparition et s’en sont « occupés ». Difficilement maitrisable, l’animal a été abattu."
    Il ne faudrait pas les aider ??
    2)
    Le mouvement de libération animal est présent dans la plupart des pays, comme le mouvement libertaire. Des vegans peuvent être puritins ou pas, comme les libertaires. Cette lutte est, entre autre, portée par une partie du mouvement autonone & punk et on ne peut pas classer cette mouvance comme étant "puritaine" dans son ensemble.
    3)
    Pour la notion de plaisir, elle est présente chez les vegans au même titre que chez les libertaires. Des fois, ce n’est pas rigolo de militer, qu’on soit libertaire ou vegan, pourtant, on le fait. Et des fois, des personnes prennent plaisir à faire mal aux autres, cela ne légitime pas leur acte. Pourquoi des personnes aiment le foot et d’autres le basket ? ça vient de "soi" ou de son parcours personnel ? Qu’est-ce-qui vient de "soi" et de l’influence de son entourage (au sens large, histoire personnelle, etc ...). Est-ce-que ne pas controler ses envies (d’achats, etc ...) c’est être moins libre ? Ou est-ce-qu’être prisonnier de ses envies est la pire des aliénations ? Bref, cette notion de "plaisir" n’est pas spécialement libertaire ou pas.
    4)
    Dommage qu’un camarade de lutte s’attaque a d’autres camarades de luttes vegans. Enfin, c’est toujours bien de discuter et d’échanger des points de vus...

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    21 octobre 2010 22:59, par Dom du CLAM

    Bonjour,

    Quelle déception de lire cette analyse digne de la beaufitude la plus primaire !
    D’autant plus que ce texte est signé OCL et non pas d’un communiste libertaire x ce qui sous-entend que l’ensemble de ce mouvement est d’accord avec ce contenu lamentable

    Quelques morceaux d’anthologie !!

    Les vegans, eux, sont souvent plus radicaux dans leurs exigences quotidiennes, mais ils sont souvent engagés dans d’autres causes et donc plus insérés dans des réalités qui sont les nôtres.

    • Ah bon ? Comment pouvez-vous affirmer que les vegans sont plus engagés dans d’autres luttes que les antispécistes ? Voilà une phrase bien inutile

    En effet, les problèmes soulevés là ne viennent qu’à l’appui d’une conception du monde beaucoup plus fondamentale, que les antispécistes auraient plus de mal à faire partager s’ils n’utilisaient ces problèmes en jouant sur le pathos ou sur des images chocs

    • L’article fait ensuite la part belle à la consommation de la viande. Certes cette pratique est celle qui fait le plus de victime animale mais l’antispécisme et le veganisme ne se résume pas à cela. Que pense l’OCL des autres formes d’exploitation comme les cirques, les corridas etc. ?

    Il n’y a pas besoin de discuter longtemps pour préférer les élevages volaillers de plein air plutôt qu’en batterie (tant pour l’animal lui-même que pour nous)… ou pour promouvoir des méthodes d’abattage le moins cruels possible.

    • Admirable : le moins cruels possible !!
    • Même en réduisant sa consommation de viande, la demande est si forte dans les pays développés que de revenir à des élevages en plein air est une utopie tout simplement parce qu’il n’y aurait pas ou plus de place pour laisser paître les animaux. De plus, comment l’éleveur peut concevoir une réduction drastique de sa production. Il faut bien qu’il vive ! Donc comme il est peu réalisable que l’éleveur puisse faire aussi autre chose, le mieux est qu’il se reconvertisse. Pour en savoir plus : http://abolir-la-viande.org/

    Même si la nourriture végétalienne contient « tous les nutriments dont les êtres humains ont besoin », nous ne saurions réduire la bouffe à une simple fonction de survie. Ce dont nous avons besoin, c’est aussi du plaisir, sans lequel il n’y a pas de vie supportable !

    • Nous aussi !! On a simplement tendance à dire que cela est meilleur pour la santé mais nous ne réduisons pas à une simple fonction de survie et que le plaisir existe aussi. Je me permettrais même de dire bien plus de plaisir que celui qui se contente de manger de la viande dans la mesure où j’ai mangé de la viande, il fut un temps, et que je parle donc en connaissance de cause !

    « les intérêts d’un animal à ne pas souffrir et à vivre une vie heureuse et satisfaisante importent autant que les intérêts équivalents pour un être humain ».

    • Merci de m’expliquer en quoi vous n’êtes pas d’accord avec cette phrase. A moins de dire que les intérêts humains sont supérieurs aux intérêts des animaux et dans cette même logique imbécile pourquoi ne pas admettre que les intérêts des hommes sont supérieures à celles des femmes. Le spécisme est une discrimination qui n’a pas plus de raison logique d’exister que les autres discriminations. Et que la barrière de l’espèce soit franchie n’en constitue pas un frein pour la combattre pas plus qu’hier la barrière de la race a été franchie pour combattre le racisme.

    Par ailleurs, selon les antispécistes, il faut étendre la notion de droit à l’ensemble du vivant. Or il ne s’agit là que d’une fausse égalité, puisque ce droit, qui concernerait une énorme quantité d’espèces, ne serait élaboré que par une seule, l’humaine, qui saurait ce qui est bon pour les autres, incapables de s’exprimer dans ces termes-là. C’est bel et bien un point de vue de dominant.

    • Et bien ce n’est pas du tout ce qu’on dit !!Il n’est pas question de "donner des droits aux animaux" d’ailleurs de quel droit pourrions-nous le faire mais au contraire de ne pas leur ôter les droits le plus élémentaires comme celui de la liberté de mouvement, de vivre comme ils le souhaitent en essayant autant que faire ce peu de mieux partager l’espace terre.
      Un exemple précis : la "problématique" du loup dans les Alpes, espèce qui est venue naturellement et qui autant le droit d’y être que l’homme ou le mouton ou toutes autres espèces d’ailleurs. On pourra même dire que le problème humain de la perte des moutons dévorés par les loups (en admettant que cela soit vrai) n’existerait plus si l’élevage ou l’esclavage comme on préférera n’existe plus.
      .

    Il y a pourtant des humains que nous serions amenés à détruire plus qu’à protéger !

    • ça mérite une explication. Quels humains seriez-vous prêt à détruire, il y a de quoi frémir en lisant cela !!

    qu’est-ce qu’un animal « sait » de la liberté

    • que pouvait savoir l’arrière petit fils d’esclave de la liberté, cette notion ne pouvait –elle pas lui paraître abstraite ?
    • Autres choses les animaux dans les cirques et zoos ont des comportement stéréotypés du fait de l’enfermement et donc de la privation extrême de liberté. Alors ceux étant nés en captivité n’ont peut-être pas conscience de la liberté mais force est de constater que cette privation les conduit à la folie !

    Pour qu’il y ait de l’inégalité entre des êtres, il faut qu’il y ait aussi de l’égalité : le maître, pour se faire comprendre de l’esclave, doit parfois se mettre à son niveau, parler le même langage… Et c’est parce qu’il y a cette « égalité »-là, même la plus ténue, qu’il y a potentiellement la place pour une revendication égalitaire. C’est pour cela que l’esclavage peut être aboli, qu’il en est de même de la domination masculine, et d’autres dominations entre humains, et que cette tension entre égalité et inégalité a un potentiel universel au sein de ce que l’on peut appeler l’humanité : ceux et celles qui en formulent l’idée et la volonté. Nous défendons le principe d’auto-émancipation.

    • Ah bon !! Je ne pense pas que la femme dans un village profond de l’Afghanistan sous le joug de la domination masculine et religieuse, prisonnière à vie de ces dominations, sans aucune éducation, n’ayant que la vision de ce mode de vie peut s’auto-émanciper !! Un peu de sérieux ! Pareil pour un enfant pourtant humain et qui n’aura pas les éléments pour se défendre face à l’adulte violent et dominant ; il lui faudra le secours d’adultes compatissants.

    leur amener la conscience

    • et ce n’est pas ce que vous faites aussi ?

    Placer sur un même plan d’égalité toutes les espèces animales, cela signifie que :
    • Soit il faut apprendre à tous les prédateurs à ne plus bouffer nos frères animaux.

    • je ne vois pas trop le rapport. Cela parait aussi con que de donner le droit de vote aux animaux (on entend parfois cette remarque mesquine) Si effectivement il y a des antispécistes antinature qui sont opposés à la prédation, il me semble que c’est plutôt sur la notion d’antinature que d’antisépéciste qu’il faut les interpeller. Ce qui revient à dire que le végétalisme n’est pas forcément synonyme d’antispéciste et que l’on peut être végétalien (pour les animaux s’entend) tout en étant d’accord que l’espèce humaine domine ou soit supérieure aux espèces animales. Le fait de refuser de consommer de la viande part d’un postulat plus simple en vérité. La non nécessité par le fait même que nous sommes omnivores et avec une conscience particulière (je n’ai pas dit supérieure !) qui nous permet d’avoir le choix de manger ou de ne pas manger de la viande ! Les carnivores ne peuvent avoir ce choix

    Déclarer les hommes et les femmes comme les égaux des animaux, c’est adopter le seul point de vue biologique qui ne dit rien de l’humanité de l’être humain, qui ne s’adresse qu’à sa matérialité physiologique, cellulaire, son ADN…

    • On n’a jamais nié la spécificité humaine comme on ne nie pas la spécifité du renard, de l’orang-outang etc.

    Occupons-nous donc déjà de ceux et celles qui, au sein de l’humanité, réclament de la liberté, de l’égalité et de la justice. Il y a de quoi faire !

    • Ah la bonne heure !! Continuons dans votre logique, au sein de l’humanité ayons des priorités : le blanc plutôt que le noir, l’homme plutôt que la femme. Décidemment votre argumentation s’apparente à un certain Jean-Marie, les français d’abord ! Quelle pauvreté !

    le monde qui nous entoure est aussi une ressource, pour notre survie et notre plaisir,

    • C’est bien là tout le problème ! le monde qui nous entoure est une ressource POUR L’ENSEMBLE DES ETRES VIVANTS, POUR LA SURVIE DE L’ENSEMBLE DES ETRES VIVANTS et pas seulement pour notre humanité.

    dame Nature

    • Ce sont d’autres mouvements plus ou moins écolos, plus ou moins spirituels qui considèrent la nature comme notre mère, une sorte de grand tout divin. Pas les vegans et les antispécistes !

    (certains, heureusement peu nombreux, sont allés au bout de cette logique : « Tu manges de la viande, tu es comme un nazi »).

    • oui et certains qui ont écrit cela ont connu les camps de concentration nazis que certainement ni vous ni moi n’avons connu. Ils sont donc bien placés pour employer cette formule contrairement à vous qui n’êtes pas habilités à la critiquer. Mais là encore on part du postulat qu’il y a d’un côté l’humain avec sa misère qui ne peut qu’être plus importante que la misère animale parce qu’elle est humaine. C’est encore du spécisme ! Car comment minimiser les conditions effroyables de vie des animaux élevés que ce soit pour notre alimentation mais pas seulement, emprisonnés à vie (il faut quand même savoir que les élevages industriels représentent 90 % et que le mythe de la vache dans son pré prend un sérieux coup dans l’aile si je peux me permettre cette expression.)
      Et si l’on me parle des 10 % restant, je vous laisse imaginer la chose suivante. La viande humaine se consomme, imaginer des élevages d’humains où ces derniers seraient bien traités, qu’ils aient tous le confort et le bien être qu’ils souhaitent, qu’ils glandouillent toute la journée mais qu’un beau jours (et bien jeune) on les envoie à l’abattoir. Cette vision vous fait frémir à juste titre et pourtant c’est bien c que vous appliquez aux animaux d’élevages mêmes les mieux traités. Alors expliquez moi cette différence de traitement sans évoquer que d’un côté il s’agit d’animaux et de l’autre d’humain. Vous ne le pourrez pas car le seul argument qui permet cela est le spécisme !

    Dominique Joron militant à l’Egregore (OCL Reims) dans les années 80
    Bien sûr, je suis d’accord avec Veganar, Red ou encore Anarkebas

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      12 novembre 2011 04:39, par Fougère

      Vous reprenez plusieurs fois le fait que le texte argumente de façon spéciste sur beaucoup de points. Mais en même temps, ce spécisme est revendiqué, ce n’est pas comme si crier « Halte au spécisme ! » était un argument en soi (de même que « Halte au rascisme ! », bref !). Je comprends pourquoi vous vous énervez mais en fait, le plus simple serait de revenir sur le raisonnement pratiqué dans l’article qui ferait du spécisme l’option la plus sage*. Je vais faire un commentaire à part là-dessus.

      *Thèse du texte et non celle que je défends.

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  • N’importe quoi.

    21 octobre 2010 23:11, par l’elfe

    Je n’ai jamais lu un tel tissu d’inepties. Je me demande bien pourquoi défendre becs et ongles le fait de manger de la bidoche alors qu’il y a d’autres choses plus importantes dans la vie que son petit plaisir égoïste. Et c’est complèetement stupide de dire que les vegans sont "plus impliqués" que les antispécistes puisqu’il n’y a même pas besoin d’être antispéciste pour être vegan. Il suffit de se rendre compte de la saloperie qu’on bouffe, de la dose de souffrance qu’on finance et qu’on avale, pas besoin d’être antispéciste pour avoir envie d’un mode de vie plus sain et pacifique. Mais évidemment si seul mon petit plaisir futile de manger du jambon compte avant toute autre considération d’éthique, d’écologie ou de santé, je peux pas comprendre ça. Grandissez un peu !

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    22 octobre 2010 14:33, par if

    ca ne vaut meme pas la peine de répondre point par point tellement c’est lamentable !
    j ’ai entendu beaucoup plus grand et beaucoup plus fort de la part de personnes non militantes mais la je ne trouve aucune argumentation valable , peut etre qu ’on fait dans le pathos et dans l image choc mais au moins on a du contenu significatif, votre sujet est digne d ’une emission de variété , la moitié est totalement faux, rien n’est creuser, on voit que l’ on a a faire a des personnes qui ne savent pas de quoi elles parlent alors si c’est juste pour décridibiliser niaisement le combat des antispecistes vegan car les deux terme designent une meme approche sensible du monde alors mieux vaut ne rien dire du tout ; charlie hebdo fait dans le bete et mechants et pourtant ils soutiennent la cause animale , vous non , vous faite dans l ’inutile et
    Si le combat vegan prend de l ampleur alors c’est que le ras le bol concernant la production et la consommation actuelle se fait entendre mais surtout que les êtres humains se rendent compte de leur sensibilité intérieure, celle qu’ on leur a enlevé depuis leur naissance en les forçant a la cruauté ; s’il est un monde plus humain ; plus juste, plus altruiste c’est bien celui des vegan même si je critique une bonne partie de mes confrères qui restent hypocrites la plupart du temps, l’ideal vegan reste a mes yeux le monde le plus harmonieux
    Nous savons que les communistes aiment voir couler le sang, l histoire nous l a montré, et même s il ne s agissait pas du communisme marxiste de fait, ceux qui l ont epousé se proclamaient communistes pour ne pas être confondus avec les nazis ( mm methodes barbares, mêmes armes a la main , mm meurtres en pagaille ) , ce que nous proposons est une révolution spirituelle autrement plus importante et nécessaire a l Homme que la révolution matérialiste dont il ne restera rien une fois que les ressources terrestres auront disparues, ce que nous proposons c’est une évolution des conscience vers un bien etre du vivant dans sa globalite et nous , plus particulièrement les anarco primitivistes vegan ; pour vous renvoyé a ce que vous dites plus haut a savoir si le meurtre des animaux n ’a pas de rapport avec le sang humain versé je vous cite la phrase de tolstoi qui dit que tant qu’il y aura des abattoirs il y aura des champs de bataille , phrase qui lui vient de la philosophie indienne , a l ’époque ou la majorité des indiens étaient encore vege ( mais surement que c ’est un peuple ignorant ) a savoir l ’idée du karma sur laquelle vous devriez méditer avant de mourrir sans avoir pris conscience de la transcendance et de ce qui se passe au travers des échanges inter vivant au delà du materiel mais par l esprit , ghandi n etait pas un colon, il est temps que le monde n ’accepte plus le meurtre gratuit et organisé ; salutations veganes tres remontées et a votre disposition

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  • Cautionnez vous aussi l’esclavage des humains ?
    Rien ne m’énerve plus que les bien pensant qui laissent leur cerveau aux chiottes et sont incapables de réaliser quoi que ce soit , nous combattons un esprit pervers et néfaste , celui du pouvoir et de la domination , les anarchistes qui ne sont pas vegan ne doivent pas savoir de quoi ils parlent réellement ( platon était d ailleurs le meilleur des anarchistes et végétarien de surcroit pour ne citer que lui ), vous me faites a la fois bcp rire et vous me desolez également a vous cacher derrière un masque qui ne vous ressemble pas , c’est quoi être libertaire, appartenir a un groupe libertaire , se proclamer libertaire , non c’est penser la liberté, la concevoir jusqu’a son paroxisme et vous ne faites pas le poids, la seule chose que vous avez pour vous c’est l histoire des libertaires et dont en aucun cas vous ne faites partie en plus, l histoire d ’un drapeau mais le vrai libertaire n ’a pas besoin de drapeau pour poser son regard liberateur sur le monde et l on prétend souvent être ce que l’on est pas pour se donner bonne conscience ; je n ’ai pas besoin d’une banderole pour savoir que je suis anarchiste depuis toujours car j’aime la liberté et je crache sur la domination , c’est pour cela que je ne travaille pas , pour moi c’est impossible de ne pas envoyer chier quiconque me donne un ordre !
    j ’ai vu bcp de soit disant communistes consommer des produits issus de la colonisation , nourrir le pouvoir qu’ils critiquent
    en plus de diviser vous refusez de vous regarder en face ! je suis sur que chacun d ’entre vous a des produits l oreal chez lui, pourtant cette fortune est celle du nazisme , je suis sur que chacun d’entre vous fume sa clope, bois son café, achete des bananes et autres produits issus de la colonisation acutelle alors venez pas nous emmerder avec vos baliverne et votre foutage de gueule quand vous etes a la botte de ceux que vous critiquez, quand vous nourrissez les pourritures et voulez tuer les innocents qui subissent depuis des milliers d’années la cruauté et la connerie humaine, oui l ’élevage des animaux c de la connerie aussi bien que la sédentarité qui l’a amené et c’est même reconnu a l ’heure actuelle par le CNRS, de même que la sédentarité donc l entassement des population favorise l ’apparition des maladies qui se propagent bcp plus vite , et qu ’on ne me fasse pas croire que les animaux que tout le monde mange a l heure actuelle ont été chassé dans les bois , on sait tous que c’est faux, la chasse aujourd’hui est un loisir.

    Si vous prenez je cite " plaisir " à cruauté alors la forme de plaisir que vous connaissez est loin d ’être la plus aboutie et la plus intéressante pour un humain, il existe un plaisir autrement plus agréable et qui s ’appelle la fierté ( ca c ’est la philosophie arabe souvent mal comprise ), être content de soi , ca c’est un réel plaisir , non pas de la beaufitude comme le dit si bien Dominique Joron.

    On ne se proclame pas révolutionnaires quand on est que traitres et menteurs !
    Vous dites avoir la rage vous me faites encore une fois bien rigoler....
    tout ce que je dis n ’est pas du discours c’est de la pensée et si je suis capable de penser alors tout le monde l ’est , il ne tient qu’a vous de commencer a réfléchir, un anarchiste ne fait pas que parler, il agit

    je doute que mes messages apparaissent en bas du site mais pour être honnête j ’en ai rien a foutre je ne suis pas la pour me donner en spectacle mais pour remettre a leur place les petites prétentieux dans votre genre et pour faire avancer l’humanité s’il vous en reste un peu

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      23 octobre 2010 07:53, par martin

      "Pouvez vous mettre un lien vers l’article de Daniel Colson auquel vous faite référence ? Amicalement.
      disait anarkebab"

      J ai le texte en fichier image mais ne sais comment le mettre ici.

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    23 octobre 2010 08:07, par winston montag

    C’est une secte de plus, une approche particulière du néo-puritanisme, une avant-garde du politiquement correct.
    Cela dit, le débat de fond "humanité"/"animalité" dépasse de très loin ces questions.
    Je renvoie à la prochaine livraison de la revue Chimères, "Meutes, tiques, larves" ainsi qu’au Silence qui parle qui en publie quelques bonnes feuilles.
    Bien à vous

    Voir en ligne : http://lesilencequiparle.unblog.fr

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      24 octobre 2010 12:42, par Forest G.

      Heu... Je ne comprends pas le sens de ton message. Qu’est-ce qui est une secte néopuritaine ? Le véganisme, l’antispécisme ou l’OCL ?
      J’ai été voir ton lien... Bah c’est pas à la porté du premier analphabète venu ces écrits. Je préfererais des textes plus simples d’un point de vue grammatical et lexical ou que la forme soit revue parce que là à lire, je me suis luxé un neurone et ai fini par me dire que tous ces mots compliqué ce n’était que de la masturbation chiante à lire ; ce qui est dommage car quand je me suis concentré sur le fond j’ai trouvé ça intéressant.

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    23 octobre 2010 18:53, par Laurent

    Moi qui suis antispéciste et vegan, je trouve que ce texte est plutôt bon signe : il montre clairement que certains anars ont bien compris l’enjeu de cette remise en question que nous leur proposons, en défendant becs et ongles leurs privilèges de dominants sur les autres espèces...

    Laurent

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    • La question de l’humanité et de l’animalité renvoie à une question politique et sans doute philosophique.

      Sinon on tombe dans une vision physiologique/biologique (le vivant, la biodiversité…) et/ou à une pure affectivité… qui sont elles-mêmes des constructions théoriques, s’appuyant sur des prémisses, une épistémologie sous-jacente, voire sur les fondements mythologiques du religieux : nous sommes tous, humains et animaux, des créatures du bon dieu, n’est-ce pas !

      Et en matière d’affectivité, c’est un comble de vouloir réglementer, normaliser, décerner les bons points et les punitions… à moins de vouloir imposer sa morale à tout le monde, définir qui on doit aimer, comment le faire, etc.

      L’animalité des êtres souffrants, c’est exactement celle qui est aussi appliquée aux hommes et aux femmes par ceux qui leur dénient leur capacité politique de parler, de penser, de formuler des idées et des arguments, de discuter du juste et de l’injuste, de se libérer de leur condition, et les renvoient à leurs plaintes, leur souffrances et leurs grognements. D’ailleurs, quand il y a de mouvements de protestation, les politiciens, journalistes et parfois sociologues ne parlent-t-ils pas de « grogne sociale ».

      Parce qu’ils font de la politique, entre autres choses, (mais aussi de la philo, de l’art, qu’ils définissent des mondes par leur imaginaire, les éléments culturels qui les constituent et dans lesquels ils symbolisent et se représentent des choses…) les humains ne sont pas des animaux parce qu’il ne sont pas des animaux comme les autres. Sans tomber dans la métaphysique ou le « propre » de l’homme, il est quand même évident que ce que l’on tient pour l’humanité possède des caractéristiques propres, y compris celui de penser son rapport aux animaux et au monde (ce que les animaux ne peuvent ni ne savent faire).

      Penser le contraire, c’est les renvoyer à une animalité que bien des scientifiques (la sociobiologie s’y est essayée, et tous ceux qui veulent nous réduire à des fonctionnalités, qu’ils soient naturalistes ou dans le délire cybernétique de nous « augmenter ») et des dictateurs en tous genres rêvent d’imposer au monde : faire des humains des êtres soumis, grognants et souffrants.

      Maintenant, personne n’est obligé de manger de la viande ou du poisson.

      Mais personne ne doit se croire obligé de faire la morale, et de tout ramener à cette morale, au nom d’une idéologie, d’une croyance (l’égalité supposée du vivant animal), sauf à provoquer des réactions salutaires comme l’article de Courant Alternatif dont je partage l’essentiel des arguments.

      François

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      • Etre vegan,
        une mode pour temps de crise
        27 octobre 2010 23:19, par Ben Box

        Désolé je vais être un peu terre à terre...
        Pour ma part je ne demande à personne de croire à l’égalité du vivant animal, je demande simplement à ce que l’humanité civilisée cesse de nier la souffrance vécue par les animaux non-humains en acceptant de la prendre en compte, si toutefois cette souffrance n’est ni une "construction théorique", ni une "croyance" bien sûr.
        Et sinon, continuons à exploiter, torturer et tuer les plus faibles sans jamais nous remettre en question, et sans jamais tenter de faire prendre conscience de leurs actes ("faire la morale" si vous préférez) à ceux là même qui exploitent, torturent et tuent ces plus faibles.
        La culture, la civilisation... ces beaux mots qui permettent à l’humain d’affirmer et de légitimer ses intérêts propres en se basant sur des critères établis par lui-même, pour finalement établir sa supériorité sans prononcer le mot bien sûr, avec pour conséquence de nier définitivement les intérêts de toutes les autres espèces.
        Personnellement j’attendais vraiment autre chose de l’OCL que cette stratégie défensive et contre-productive, car l’antispécisme est incontestablement le socle le plus large de la lutte contre toutes les discriminations, et il n’est pas naïf de croire que l’humanité dans son ensemble a tout à y gagner.
        Même si le mot vegan ne me plait guère, c’est pour moi une façon de mettre en pratique l’antispécisme, UN mode (et non UNE mode) de vie dont je tente de m’approcher le plus possible (j’en suis encore loin)

        Dernière remarque : je ne comprends pas pourquoi vous écrivez "des animaux qui ne peuvent ni ne savent penser leur rapport au monde" : ce n’est vraiment pas du tout dans ce sens que vont les multiples ouvrages parus sur ce sujet depuis 30 ans, ou alors je n’ai vraiment rien compris du tout.
        Cordialement

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        • Premier round : On continue ! 28 octobre 2010 09:52

          Premier round : On continue !

          Depuis plus de trois semaines, un mouvement social d’ampleur est en cours dans le pays. La réforme des retraites a été son point de départ.

          On se rend bien compte que tout est fait pour rendre l’arme qu’est la grève moins efficace. L’Etat use des outils du droit, entraves légales et réquisitions ; d’autre part l’atomisation, la segmentation issues de la restructuration du capital de ces trentes dernières années tendent à neutraliser la capacité de nuisance de la grève. Les journées de manifestation massive, aux effets alors limités, ont eu ce principal intérêt pour la base de se trouver une légitimité et de pousser et déborder les cadres imposés par les syndicats. C’est par le blocage, notamment dans les secteurs stratégiques de la pétrochimie et des transports que le mouvement s’est donné les moyens d’intensifier le rapport de force, malgré les tentatives du pouvoir et des médias de dissocier bons grévistes et bloqueurs, comme ils le font de longue date entre manifestants et casseurs. Mais c’est la distinction même entre qui est légitime à lutter et qui ne l’est pas qu’il faut briser. Ainsi, des lycéens, débarquant dans le mouvement avec fracas, ont pratiqué blocages d’établissement ou de voies de circulation et aussi émeutes où s’expriment une certaine rage contre l’Etat et la marchandise.

          Pour tous ceux qui considèrent que cette réforme n’est qu’un élément d’une dégradation générale de nos conditions de vie  ; Pour tous ceux qui n’ont pas forcément les moyens directs de bloquer la production mais refusent de se résigner ;

          Pour tous ceux qui pensent qu’il est nécessaire de dépasser les séparations catégorielles entretenues par le capital  ; Pour tous ceux-là, la pratique du piquet volant peut être efficace. Renforcer des blocages existants aussi bien qu’en créer là où nous l’estimons utile ; mais aussi se retrouver pour se coordonner et s’organiser.

          Si les syndicats, en accord avec le gouvernement et les médias, paraissent à présent siffler la fin de la partie, le mouvement perdure pourtant. La colère diffuse et tenace laisse entrevoir le contraire de ce qu’ils annoncent : non la fin de la lutte mais le début de leur fin ! Retrouvons-nous en assemblée pour discuter de la suite du mouvement.

          Rendez-vous à la porte St Martin (M° Strasbourg St-Denis) pour un cortège dans la manifestation sous la banderole « Grève, blocage, émeute, chaque âge saccage sa cage ».

          Jeudi 19h, au CICP, 21ter rue Voltaire, M° Rue des boulets Vendredi 19h, à la CIP, 17 quai de Charente, M° Corentin Cariou Les prochains rendez-vous seront annoncés sur http://paris.indymedia.org sous le titre « premier round  : on continue ! » contact : turbin chez riseup.net

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        • Etre vegan,
          une mode pour temps de crise
          28 octobre 2010 11:41, par François

          Il ne s’agit pas de défendre la souffrance. Mais à elle seule, elle est un faux critère, sans contenu.

          Les racistes « souffrent » d’être entourés d’étrangers. Les riches « souffrent » à l’idée que trop de pauvres puissent leur prendre leur argent, etc.

          Tu parles des « intérêts de toutes les espèces » : quels sont ces intérêts, qui le sait, qui peut les définir ?

          Si je vois une escroquerie dans les positions vegan ou antispécistes, c’est bien dans cette prétention à déclarer connaître une vérité… pourtant totalement insondable par définition et qui restera toujours indéterminée. Pas la peine de creuser bien loin : les intérêts d’une bonne partie des animaux, c’est d’en chasser d’autres pour se nourrir… Alors ? Il va falloir corriger cette mauvaise tendance des espèces carnivores pour qu’elles acquièrent le “bon” mode de vie. J’hallucine. On est là en plein délire.

          Désolé, je ne vois pas ce que l’humanité a à gagner en ne se nourrissant pas de viande ou de poisson.

          Encore une fois : après celui des espèces animales, qui décide de l’intérêt de l’humanité ? Pas les humains eux-mêmes ? Et encore : on parle d’une humanité de manière générale et abstraite ou dans des situations concrètes, là où se jouent les enjeux vécus par les humains concrets, là où se construisent des mondes, des sociétés, des formes de souveraineté politique, etc.

          L’autre danger de l’antispécisme, est bien cette prétention de l’universalisme abstrait (de tradition européocentriste généralement) qui allie si bien une morale du bien et du mal à une visée impérialiste et totalisatrice.

          Sur la remarque. Cela renvoie à ce que j’ai dit. Les animaux ne sont pas des humains : ils ne parlent pas, il ne se représentent pas les choses (rendre présentent des choses absentes), ils n’ont pas de conception du monde, ils n’ont pas d’ordre symbolique par lequel se structure une organisation sociale / politique, ils n’ont pas de morale, ils n’ont pas de capacité d’autoréflexion, de synthèse, de conceptualisation, ils n’écrivent pas, ne jouent pas de la musique, n’ont pas inventé des religions, des systèmes de croyance, des formes d’organisation politique, d’échanges symboliques, etc.

          Les concepts d’égalité, de justice, sont le propre de certaines civilisations humaines (pas toutes). Ils se sont construits dans le langage et la pensée (le logos). Comme le dit l’article de Courant Alternatif, le juste et l’injuste, l’égal et l’inégal ont partie liée car chacun des termes ne peut exister que par l’existence de l’autre. L’esclave peut se révolter contre son maître parce qu’il voit en lui un égal (et pas une autre espèce dominante où toute idée d’égalité est proprement impossible et insensée : entre le renard et la poule, qui est égal ? quel est le sens même de cette question ? cette question est-elle légitime ? n’est-elle pas absurde ?). Et si l’esclave peut voir son maître comme un égal possible, c’est parce que le maître doit se mettre à la hauteur de l’esclave pour se faire comprendre et obéir et que pour cela il doit parler sa langue.

          Je veux bien croire que l’antispécisme est un mode de vie. Comme il y en a d’autres, avec ses interdits, ses règles, ses formes de culpabilisation, etc.

          Cela n’en fait pas moins une mode qui a pour moi à voir avec la crise actuelle de la civilisation capitaliste (qui est aussi une crise du sens) et qui se traduit par l’explosion de formes (nouvelles et anciennes) de croyances, de spiritualités, de religiosité, de petite philosophie portative sensé donner du sens à sa vie, tout cela dans un contexte très individualiste, qui est aussi celui du libéralisme.

          La vie a-t-elle un sens ? Vielle question de philo qui avait été plus ou moins réglée et qui revient au galop en ce moment. Ce n’est pas un hasard.

          Ceci étant, on est parfaitement fondé à ne pas partager le système de représentation véhiculé par l’antispécisme et d’argumenter à son sujet comme sur d’autres manières de voir le monde. Et de vivre selon d’autres critères.

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          • Etre vegan,
            une mode pour temps de crise
            29 octobre 2010 19:36, par Anti-BHL

            Voir l’antispécisme comme une morale de plus est réducteur puisqu’il s’agit d’une éthique. Ne pas faire aux autres être sencients ce que je ne veux pas qu’on me fasse. Cette phrase ne peut-être contredite sans mauvaise fois. La seconde étant : si tout le monde (ré)agissait comme je le fais, le monde serait-il vivable pour tous les êtres sentients. Une seule entrave à ces règles et c’est la porte ouverte à tous les crimes. Bouffer du cadavre est une entrave à ces deux règles.
            L’alimentation carnée n’apporte qu’un plaisir éphémère en contrepartie de souffrance. Tout comme le viol, le meurtre passionnel...
            Sous couvert d’un langage érudit, il ne faut pas masquer les faits : un non-humain sentient ressent la douleur. Il ne faut donc pas la lui provoquer sciemment (et je n’ai pas dit la lui éviter à tout prix sinon on va me demander de construire des abris pour tous les sentient-es).

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            • Un monde antispéciste, c’est un monde monstrueusement invivable !

              Si les animaux ne peuvent plus aider (par leur souffrance certes) les humains à vivre (comme animal de trait, comme moyen de transport dans plein de régions du globe, etc.), il faut alors :

              • soit se casser les reins,
              • soit motoriser tout ça (tracteurs, camions) et faire encore des routes !

              Bravo le progrès !

              Vous êtes complètement barges !!!

              Je rappelle qu’on peut tuer des animaux sans les faire souffrir, c’est pas très compliqué et ça se fait parfois.

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              • Etre vegan,
                une mode pour temps de crise
                30 octobre 2010 22:00, par Bartholomé de las Casas

                Ça tombe bien , mon frère est gendarme.
                Un monde sans esclave, quelle monstruosité ! Il faudra alors se casser les rein à ramasser le coton et s’intoxiquer à raffiner l’indigo. Et surtout, on peut très bien tuer les nègres sans les faire souffrir.
                N’EST-CE PAS !

                Pour dire ça, tu ne dois pas jardiner souvent. Le matériel et les méthodes actuels pour le travail à la main évite de se niquer le dos. Ne retourne pas la terre, ne laboure pas, ainsi t’as tes légumes et fruits, céréales et légumineuses, sans te casser le cul. Mais ça, c’est pas pour les assistés (par les moteurs ou les animaux non-humains, voir par les patrons...). Faut vraiment être faignasse pour se dire qu’on ne peut se passer de machine et d’esclave (humain ou pas).

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                • Ne pas monter à cheval, ne rien transporter à dos d’animal, ne pas pêcher si l’on vit dans des îles ou des zones côtières où il n’y a pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent, exiger des paysans indiens qu’ils n’utilisent plus les buffles d’eau pour cultiver le riz… En Mongolie, il y a de moins en mois de chevaux, et de plus en plus de 4X4 : c’est mieux !

                  Tous les animaux deviennent sauvages, youpi !

                  C’est la liberté !

                  C’est bien ce qui est dit.
                  Derrière une pseudo éthique personnelle (ethos=mode de vie), il y a bien une morale qui vise à s’imposer à tous !

                  Et ça c’est pas une logique de l’hégémonie ?

                  C’est pourquoi les thèse antispécistes sont non seulement débiles mais dangereuses : un nouvel obscurantisme, un nouveau fascisme.

                  C’est pourquoi elles appellent à la vigilance et au combat sans merci ni scrupule.

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                  • Etre vegan,
                    une mode pour temps de crise
                    1er novembre 2010 10:48, par Joe le terrible

                    "Sans merci ni scrupule".
                    Ouais, je suis d’accord, mettons leur un triangle noir et parquons les dans des camps !

                    Par contre, là où je ne suis pas d’accord, c’est sur les arguments. Cultiver le riz peut se faire en dehors de rizière (cf permaculture / Fukuoka). Et dire qu’il n’y a rien à bouffer à part des poissons morts en zone cotière est un mensonge de plus. L’agriculture côtière existe, la phycoculture aussi.
                    "Une morale qui vise à s’imposer à tous"... Et la morale anarchiste alors ? Ce titre ne te dit rien ? Morale, éthique, vous jouez sur les mots pour ne pas voir les faits en face. Vous prenez des arguments de plus en plus éloigné de l’abattage pour vous masquer les choses. Vous élevé l’humain au dessus de l’animal (non-humain) pour justifier l’holocauste mais le ramenez vite fait au même niveau en comparant son comportement à celui des prédateurs. Arrêtez l’hypocrisie. Les non-humains ressentent la souffrance. Et nous pouvons éviter d’y participer. Ça ne coûte rien sauf le fait de renoncer à un petit privilège, l’effort de s’émanciper du dogme télévisuel et libéral comme quoi sans conso de viande point de salut possible...

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    30 octobre 2010 12:43, par Jésus 2

    Une bonne avancée dans le débat puisqu’en tapant "OCL antispécisme" sur gogole, on ne tombe plus sur cet article BBB mais sur :
    http://forum.actionantifasciste.fr/...

    OCL : Organisation Communiste Libérale ?

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      31 octobre 2010 18:05, par canard laqué

      Libérale ? Je ne sais pas, peut-être peut-être pas... mais c’est pas pire, et sans doute mieux que les redskin de France staliniens revendiqués et dont le site forum action antifasciste publie un texte ignoble en réponse à celui de l’OCL.
      (je viens de le lire grâce au lien indiqué). Quand je dis ignoble ce n’est pas en rapport aux idées avancées sur le veganisme qui on bien sûr le droit d’exister et d’être défendues. Quand je dis ignoble c’est par les sous-entendus et les demi-mots lancés au lecteur pour faire soupçonner les auteurs du texte d’antisémitisme ou de fascisme... sans le dire vraiment. Ce sont des procédés rétoriques à la Le Pen ou plutôt vraiment staliniens... ce qui est normal pour des staliniens qui veulent réhabiliter la mémoire de Mercader l’assassin de trotsky. Par ailleurs ils attaquent le texte en défendant l’avant gardisme le plus éculé (normal pour des léninistes !) Je suppose quand même qu’il y a des gens plus sérieux pour défendre l’antispécisme que ces gens que je considère comme des ennemis politiques (surtout pour des libertaires !).

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      • Etre vegan,
        une mode pour temps de crise
        1er novembre 2010 16:44, par Conard laqué

        Tout doux mon ami. Ce n’est pas parce que tu connais un stalinien dans ce mouvement que tou-tes les membres de ce mouvement en sont. Les mauvais éléments se trouvent dans tous les mouvements - regroupements - organisations... Par exemple, ce n’est pas parce que l’OCL a écrit ce torchon que tous les membres de l’OCL sont carnivores.

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        • Etre vegan,
          une mode pour temps de crise
          1er novembre 2010 18:03, par canard laqué

          Holà Conard laqué !

          C’est marrant comme ton besoin de polémique l’emporte sur la lecture raisonnable d’une dizaine de lignes !

          1. C’est pas moi qui ait cité ce lien mais Jesus2. Moi je l ai commenté puisqu’il devenait un argument provegan. Et j ai été outré de ce qu’il y avait sur ce site.

          2. Ces gens ne sont pas "un stalinien" mais un certain nombre et il y a d’autres sites qui soutiennent ces thèses.

          3. Mais, comme toi, et je l ai dit, je ne me base pas sur les écrits de "ce conard" pour condamner et salir l’antispécisme, ça serait en effet trop facile, je suis d’accord, mais je répète c’est pas moi qui me suis servi de cette prose.

          4. Je n’ aime pas ce terme "mauvais éléments", contentes-toi de dire avec qui tu est en désaccord et rajoute radical ou rédibitoire si tu veux. Pareil pour "torchon". Je suis très réservé à jeter à la vindicte un livre ou un journal. J ai eu l’occasion de voir ce que ça donnait.

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    31 octobre 2010 20:23, par Mai 68

    Il paraît évident que le courant qui a écrit cet article et les
    commentaires qui tentent de le défendre est pétri d’esprit hiérarchique,
    car tel est son bon plaisir ( de tuer pour ses gôuts culinaires
    socialement déterminés). Il est aussi hiérarchique car il ne peut voir
    "son environnement" sans les lunettes de l’idéologie de ce système
    hiérarchique : les animaux ne pensent pas, ne souffrent pas ou leur
    souffrance ne vaut pas nos plaisirs d’imiter les classes dominantes, la
    terre nous appartient, etc, etc...

    Son égalitarisme de façade est fondé sur le droit du plus fort et
    la ségrégation : on est pour tous les humains, mais on prend la terre
    des autres pour ses caprices... Quant aux animaux...
    Son communisme déclaré repose sur l’individualisme forcené du
    consommateur dans la société capitaliste : c’est son choix, ses
    goûts...sans voir que tout ça est socialement déterminé, et a des
    conséquences dont on est responsable.

    Son anti-capitalisme apparent est extra-terrestre, puisqu’il
    affirme que l’on peut prendre la terre des pauvres pour engraisser sa
    viande, soit par l’entremise des cultures industrielles, soit par
    l’accaparement d’espaces pour l’élevage extensif bio. Sa vision est
    terrifiante : une humanité sans espace d’un côté, et de l’autre, une
    planète qui n’est là que pour nous nourrir ! Essayez de marcher dans des
    espaces cultivés...

    Mais, la grande surprise, c’est son apologie des religions ! Les
    animaux sont nos inférieurs, car ils n’ont inventé ni musique, ni
    religion, etc, etc... (Moi non plus, je n’ai rien inventé de tout ça).
    Il étale ainsi sa méconnaissance : les rossignols, par exemple, ne
    chantent pas tous de la même manière ; pire, ils sont même obligés de
    changer leurs chants pour surmonter le bruit que nous faisons partout !
    Et ils échangent leurs chants !

    Je terminerai en disant que ce que l’humanité gagnera à ne plus
    tuer les animaux sera de les voir se rapprocher de nous, et commencer un
    dialogue que l’on a interrompu par recherche de pouvoir. Et ce pouvoir
    nous servait aussi, et de manière indissociable, à opprimer les autres
    humains.
    JJ.

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      1er novembre 2010 09:47

      Les pauvres rossignols !

      « gôuts culinaires socialement déterminés » : peut-être, peut-être pas. Il n’existe pas d’être humain qui ne soit pas un être social. Enfin, en matière culinaire, il y a plein de gens qui essaient plein de choses nouvelles selon leur fantaisie et leur bon plaisir.

      « pétri d’esprit hiérarchique » : et les carnivores, et la chaîne alimentaire ? C’est de l’esprit ?

      « Son communisme déclaré repose sur l’individualisme forcené du consommateur dans la société capitaliste » : allons, allons, avant de parler, il faut se renseigner !

      Apologie des religions ? Cela montre le manque de sérieux et d’argument. Quand on réfléchit un peu, que l’on fait un tout petit peu d’anthropologie (ou ethnologie) on sait parfaitement que les croyances, les systèmes de représentations, les mythes fondateurs ont, de fait, un caractère universel. C’est ainsi. Nulle apologie, simplement une connaissance de ce qu’est l’humanité des hommes et des femmes, ce par quoi précisément ils et elles ne sont pas des animaux. Mais il est certain qu’en mettant les humains au niveau des animaux, on est là en plein négationnisme : les esclaves, les sous-hommes, les Untermenschen, les hommes et femmes considérés comme des bêtes, ça dit rien à personne ?

      Et « aimer » à ce point les animaux au point de vouloir leur ressembler et s’assembler à eux est le plus souvent le signe d’un profond pessimisme envers l’espèce humaine, une misanthropie qui ne s’avoue pas.

      Dialogue avec les animaux ? On est en pleine mystique !
      Mais il est vrai que d’autres ont dialogué avec les étoiles, le vent, la pachamama, le soleil… après tout, chacun fait ce qu’il veut… en poésie, dans son imaginaire !

      De là à vouloir imposer (sur la culpabilité, comme toute les religions et les systèmes de croyance) une idéologie monstrueusement régressive et totalitaire… il n’y a pas de compromis possible.

      C’est justement par le caractère « humain » des hommes et des femmes que peuvent exister des idéologies, y compris les plus farfelues et/ou nauséabondes : l’animalité de l’homme.

      Les animaux, eux, n’ont pas d’idéologie.

      François

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      • Etre vegan,
        une mode pour temps de crise
        1er novembre 2010 10:54, par Rossignol

        On s’en fout que les animaux n’aient pas d’idéologie. Tout comme de savoir si les trisomiques ou les autistes ont une idéologie. Est-ce qu’un vieux atteint d’Alzheimer a une religion, des idéaux, une morale ? Doit-on pour autant le bouffer ou l’employer à des tâches ingrates ?

        Quand tu parles d’esclaves, sous-hommes... Cela est justement rendu possible par le fait qu’il y ait une hiérarchie entre humain / non-humain. Nous ne proposons pas d’abaisser le statut de l’humain à celui actuel du non humain (ce qui permet les abominations que tu cites) mais nous proposons d’élever celui des non-humains à celui des humains (respect de la vie, de l’apanouïssement dans un milieu non emmuré...).

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    1er novembre 2010 19:32, par un révolté

    bonjour,

    je passe de temps en temps sur le site de l’OCL.

    je suis abasourdi par ce que je viens de voir avec cet article et surtout les plus de 30 commentaires en à peine 15 jours

    à gerber !

    pendant que nous nous battons contre la contre-réforme des retraites, mais en fait contre les attaques de toute notre protection sociale, de pseudo-anarchistes discourent sur la "souffrance" des animaux

    vous ressemblez à ces dames patronesses anglaises du XIXème siècle qui se préoccupaient plus des animaux de compagnies que des gosses qui trimaient dans les mines.

    pathétique !

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      1er novembre 2010 22:09, par Miss Dantagueule

      Se battre pour les retraites... C’est anar ça ? La retraite c’est l’exploitation d’une tranche d’âge sur une autre. Je revendique un revenu d’existence quel que soit l’âge et la situation... en attendant l’abolition de l’économie financière pour une économie du don.
      Pendant que tu te bats pour tes petits privilèges de bourgeois-e occidental-e, des millions d’être souffrent et meurent (humains et non-humains) mais ça, c’est loin de ta tracasserie de vivre après 60 piges à être payé-e grassement à rien branler.
      De plus, j’en profite pour rappeler que la plupart des vegans antispés sont bien plus engagé-es dans la lutte sur le terrain (quelle qu’en soit la forme) que les nanars ou cocos qui ne savent que manifester ou faire des réunions bière industrielle issue de l’agriculture intensive.
      Etre vegan ne demande aucun temps. Ecrire un court message sur ce forum me demande moins de temps qu’à toi pour boire une de tes bières (les céréales devraient nourrir le monde plutôt que servir à faire cette drogue, mais bon). C’est un petit passe-temps comme ça. Cela ne m’empêche en rien de pratiquer toutes les autres formes de lutte.

      Bref, on ne va pas jouer au jeu du qui est le-la plus anar ou qui a la façon de vivre la plus alternative. Ça n’intéresse personne. Ce débat concerne une lutte : l’antispécisme. Les personnes y participant parlent de ça et certain-es sont intéressé-es par cette bouffonerie qu’est la retraite, d’autres, comme moi, en on rien à foutre et voient les choses autrement. Mais ici, ce n’est pas le sujet.

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      1er novembre 2010 22:12, par Miss Dantagueule

      Mmmmm...
      Tolstoï n’a-t-il pas à la fois créé des communes tout en étant végétarien ?
      Que dire d’Elisé Reclus ?
      De Gandhi ?
      Louise Michel

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      2 novembre 2010 09:58, par un autre révolté

      Comme tu dis « un révolté », c’est proprement ahurissant.

      C’est bien un phénomène de mode, porté par quelques « individus », déconnectés de la vie sociale réelle (qui doivent passer du temps sur Internet, sur des forums…). J’ai remarqué aussi qu’ils sont de toute évidence dans un rapport complètement obsessionnel à ce qu’ils disent : cette manière de s’acharner, de réaffirmer sans fin, sans lassitude, leurs pseudos argument comme s’ils devaient avoir absolument le dernier mot. Signe de croyance, de "foi" dans une "vérité" comme seuls des religieux saisis d’un savoir "transcendant" peuvent l’avoir...

      D’ailleurs comme dit l’un ou l’une d’entre eux : ils en ont rien à foutre des retraites, cette « bouffonnerie », cette « tracasserie de vivre après 60 piges à être payé-e grassement à rien branler » !

      Comme de se faire exploiter et de lutter contre, ils n’en ont rien à foutre, le plus important ce sont les animaux : à côté de ça, le reste ne vaut rien (d’ailleurs les "nanars et les cocos" c’est à gerber...).
      Ce sont des libéraux intégraux, qui se pensent comme des « individus », puritains (ça va bien avec le libéralisme), donneurs de leçons, il y en a un ou une qui « revendique un revenu d’existence quel que soit l’âge et la situation » mais évidemment sans dire d’où provient ce revenu (l’argent pousse dans les arbres comme le pensent les rentiers ? c’est la Providence ?).

      L’économie du don ? Ils ont vu ça où ? à part chez Marcel Mauss qu’ils n’ont sans doute pas lu et qui de toute manière est quand même très marqué par la naïveté d’une vision chrétienne (don, donation) et les bons sentiments !

      Les hommes devenus "mauvais" par la civilisation redeviendraient "bons" par la grâce de la prise de conscience "divine" de leur appartenance à un monde animal irréel et fantasmé.

      Il faut laisser ces illuminés à leur insignifiance et s’occuper de choses plus sérieuses (qui peuvent aussi être plus drôles).

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      • Etre vegan,
        une mode pour temps de crise
        3 novembre 2010 16:32, par Le serpent

        "L’argent pousse dans les arbres..." Ces choses ne sont exprimées que par les normes libérales actuelles, il faut être capable de s’extirper de ces conventions bourgeoises et démocrates. Votre révolution ne semble s’effectuer que dans un rapport de force perdu d’avance car il est selon les règles établies par le pouvoir en place. Les personnes vivant actuellement en autonomie, il y en a. Et heureusement qu’illes n’ont pas attendu le "Grand Soir" pour vivre l’utopie. Les alternatives à l’argent existent déjà, l’économie du don, les SEL, les JEU, le troc tout ça est déjà en place par des individus de bonne volonté (et pas que des anarchistes, loin de là). Tout comme les alternatives à la malbouffe, au mal logement ou logement cher, au tout électrique.
        Un petit voyage hors des grandes agglomérations ferait du bien à certain-es pour constater que l’utopie est là. Ne reste plus qu’à s’y joindre. Mais bon, si vous préférez manifester contre des humains de pouvoir qui ont les armes, la force de frappe, les médias, les mouton-nes pour illes, libre à vous. Si vous vous résignez à manger vos frères et soeurs en buvant, fumant des drogues enrichissant le capital, libre à vous.
        Seulement, professer le veganisme, c’est comme professer l’anarchie. Seule quelques esprits y seront sensibles. Les autres vivront le meilleur des mondes.
        On ne change le monde qu’en se changeant soi-même selon Tolstoï. Alors Jardine bio, ne mange plus de cadavre, débarasse-toi de ces outils du capital (téléphone mobile, wc à eau, télé...), détruit ta carte bancaire et ta carte d’électeur, utilise les alternative à l’argent. C’est là une des vraies révolutions.

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        • Etre vegan,
          une mode pour temps de crise
          3 novembre 2010 20:58, par rose

          en utilisant quand même internet pour dire des conneries !

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          • Etre vegan,
            une mode pour temps de crise
            4 novembre 2010 11:48, par Le serpent

            On en est chacun à son stade. Effectivement je ne me suis pas encore débarrassé du net. Mais ce genre d’attaque personnelle avec aucune argumentation, on se croirait à l’UMP.
            Mais toi ? Tu en es où pour te permettre de telles paroles ? Visiblement tu n’as pas encore vendu ton ordinateur non plus puisque tu écris sur ce forum...
            Enfin bon, ce post en est rendu au stade où ça va virer aux insultes envers les vegan donc je préfère me tirer pour plus intéressant (non le révolté, ce n’est pas militer pour les retraites désolé).

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            • Etre vegan,
              une mode pour temps de crise
              8 novembre 2010 21:12, par rose

              "Mais bon, si vous préférez manifester contre des humains de pouvoir qui ont les armes, la force de frappe, les médias, les mouton-nes pour illes, libre à vous. Si vous vous résignez à manger vos frères et soeurs en buvant, fumant des drogues enrichissant le capital, libre à vous."

              Stop, tu as tout résumé ce qui nous sépare. Point besoin, d’aller plus loin, au moins ce genre de débat sert au moins à délimiter clairement les options.
              Oui je préfère manifester contre les humains qui détiennent le pouvoir que de m’isoler hors du monde. je ne prétend pas que nous gagnerons mais au moins j aurais le sentiment d’une certaine dignité. Non les animaux ne sont pas mes frère et mes sœurs et je ne me "résigne" pas à les bouffer, je le fais sans mauvaise conscience. En plus oui je fume et d’autant plus que les neomoralistes me disent que c’est mal et veulent m’en empêcher.

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              • Etre vegan,
                une mode pour temps de crise
                9 novembre 2010 16:48, par le docteur

                Tu fumes parce que les néomoralistes disent que c’est mauvais. Mais ceux-là même disent aussi que boire de l’eau de javel est mauvais... Alors à la tienne !
                Non, fumer n’est pas mauvais parce que c’est MAL mais parce que ça te détruit à petit feu (comme l’amiante ou la radioactivité ou les pesticides...) ; c’est mauvais parce qu’en fumant, tu enrichis les multinationales du tabac, des pesticides (sauf tabac bio), des transports... pour pas grand chose. C’est mauvais parce que tous ces ha cultivés pour ce luxe bourgeois pourraient être cultivés par des fruits et légumes bio... Et en fonction de ce que tu fumes, tu enrichis aussi les mafias, les mêmes qui trafiquent aussi des femmes, des organes, des armes...
                Je ne suis pas vegan mais tes arguments me semblent vraiment nuls (pas dans le sens "à chier" mais dans le sens "sans valeurs"). "Je ne prétends pas que nous gagnerons..." D’accord, mais la question était plutôt "Est-ce possible de gagner en se battant avec les armes du capital ?" Si j’ai bien compris le message précédant. Ce qui est loin d’être idiot. Et l’idée de lutte, quelle qu’elle soit est plutôt "Mes actions vont-elles contribuer à rendre le monde meilleur ?" avec la part de subjectivité qu’il y a. Parce que lutter pour lutter, je préfère de loin vivre reclus en paix si il n’y a aucun espoir. L’anarchie c’est justement cet espoir que cette part "divine" en chaque humain se révèle suffisamment pour que le monde change et non je lutte pour me donner bonne conscience.
                "Les animaux ne sont pas mes frères" Tu n’expliques pas pourquoi et là on peut rejoindre un message satyrique précédent avec aussi peu d’arguments "Les juifs ne sont pas mes frères". Même si c’était vrai, la question n’est pas de respecter uniquement mes frères mais celles et ceux qui souffrent comme dit dans un message.

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      14 novembre 2010 18:48, par mouton noir

      Très intéressante, cette remarque, et surtout très constructive ! Ça va sûrement faire avancer le débat !
      Tiens ça me rappelle le discours du PCF dans les années 70 : le féminisme, c’est des affaires de bourgeoises ! Les travailleuses ont d’autres problèmes autrement plus importants !

      Mais quand donc arrêtera-t-on de tenir ce discours ouvriériste chaque fois que quelqu’un veut se battre sur un autre domaine que l’entreprise, comme si c’était contradictoire ! Je me soucie AUTANT du sort des autres animaux que de la lutte des classes. Comment je fais ? Je suis anar, c’est tout ! (Ah non, pardon, pseudo-anarchiste)

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    • Etre vegan,
      une mode pour temps de crise
      14 novembre 2010 20:11, par Marie-Hélène

      Bonjour à tous,

      D’abord merci à tous ceux qui protestent contre cet article affligeant sur le végétarisme. Les auteurs ne connaissent de toute évidence rien au végétarisme. Ils revendiquent le plaisir (nous aussi, tiens ! C’est pas très original, d’ailleurs. Ducon, mon voisin épicurien, aussi) mais pas les émotions. Pourtant, les animaux que nous sommes sont pétris d’émotions. Les auteurs ne seraient-ils pas un peu bloqués, par hasard ? Bizarre, pour des amis du plaisir.
      De toute façon, le plaisir n’est pas une fin en soi. J’imagine que certains militants de l’OCL ont des chats ou des chiens et qu’ils ne les emmèneraient pas à l’abattoir s’il s’avérait que c’est bon avec une sauce à l’échalote. À moins que ça ne soit interdit d’avoir des animaux de compagnie, à l’OCL.

      Le mot souffrance n’a nul besoin d’être mis entre guillemets. Les animaux (les autres espèces) souffrent aussi. C’est connu, reconnu, ouvrez les yeux, bon dieu ! Maintenant, on peut s’en foutre. Comme on peut se foutre de la souffrance des hommes des pays du Sud. Pourquoi pas ? Vous êtes choqués ? C’est que, même si vous le niez dans votre article, vous établissez une hiérarchie, entre les espèces en l’occurrence. Bizarre pour des anarchistes. Que vous croyiez ou pas, d’ailleurs, à une hiérarchie entre les espèces importe peu : de fait, elle n’existe pas et votre vie n’a pas plus de valeur que celle d’une bernique. Plus exactement, elle n’a davantage que valeur qu’à vos yeux, c’est à dire en toute subjectivité.

      Je crois à une égalité fondamentale entre les êtres vivants. Je crois aussi à l’empathie comme valeur majeure. Froide et sèche, l’anarchie n’est pas l’anarchie.

      Mais l’OCL est-elle encore anarchiste ? Je n’en suis pas sûre : la référence au marxisme se fait de plus en plus fréquente !

      Un conseil aux rédacteurs : allez visiter un abattoir. Après, on en reparlera.

      Marie-Hélène

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    • Louise Michel, une dame patronesse du XIXème siècle 15 novembre 2010 17:02, par mouton noir

      Au révolté : Voici ce qu’écrit Louise Michel dans ses mémoires : « Au fond de ma révolte contre les forts, je trouve du plus loin qu’il me souvienne l’horreur des tortures infligées aux bêtes.
      J’aurais voulu que l’animal se vengeât, que le chien mordît celui qui l’assommait de coups, que le cheval saignant sous le fouet renversât son bourreau ; mais toujours la bête muette subit son sort avec la résignation des races domptées. — Quelle pitié que la bête !
      Depuis la grenouille que les paysans coupent en deux, laissant se traîner au soleil la moitié supérieure, les yeux horriblement sortis, les bras tremblants, cherchant à s’enfouir sous la terre, jusqu’à l’oie dont on cloue les pattes, jusqu’au cheval qu’on fait épuiser par les sangsues ou fouiller par les cornes des taureaux, la bête subit, lamentable, le supplice infligé par l’homme.
      Et plus l’homme est féroce envers la bête, plus il est rampant devant les hommes qui le dominent.
      Des cruautés que l’on voit dans les campagnes commettre sur les animaux, de l’aspect horrible de leur condition, date avec ma pitié pour eux la compréhension des crimes de la force.
      C’est ainsi que ceux qui tiennent les peuples agissent envers eux ! Cette réflexion ne pouvait manquer de me venir. Pardonnez-moi, mes chers amis des provinces, si je m’appesantis sur les souffrances endurées chez vous par les animaux.
      Dans le rude labeur qui vous courbe sur la terre marâtre, vous souffrez tant vous-mêmes que le dédain arrive pour toutes les souffrances.
      Cela finira-t-il jamais ?
       » (voir la suite dans le lien en fin de message)

      Voilà donc ce qu’écrit Louise Michel la révolutionnaire, voilà qui devrait faire réfléchir celles et ceux qui n’ont pas encore compris la similitude des combats alors qu’ils/elles n’ont pas fait pour la sociale, le dixième de ce qu’elle a fait. Et puisque les gens comme Louise Michel te font gerber, le révolté, tu rejoins là-dessus Thiers, le boucher de la commune, désignant les communards comme des « animaux avinés à abattre comme des chiens enragés », eh oui, « animaux », « chiens enragés »

      Voir en ligne : MÉMOIRES DE LOUISE MICHEL Chapitre XI

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      • Louise Michel, une dame patronesse du XIXème siècle 17 novembre 2010 08:37, par georges clémenceau

        faut lire ce texte jusqu’à la fin !

        Une humanité appartenant à la science qui se servira de tous les forces de la nature... Ce "meilleur des monde" ne me semble ps des plus désirable. Fût-il rêvé par Louise Michel... qui s’accommode à toutes les sauces

        « Peut-être l’humanité nouvelle, au lieu des chairs putréfiées auxquelles nous sommes accoutumés, aura des mélanges chimiques contenant plus de fer et de principes nutritifs que n’en contiennent le sang et la viande que nous absorbons.

        Eh bien, oui, je rêve, pour après le temps où tous auront du pain, le temps où la science sera le cordon bleu de l’humanité ; sa cuisine ne flattera peut-être pas autant au premier moment le palais de la bête humaine, mais ce ne sera pas trichiné ni pourri, et refera aux générations, exténuées des longues famines ou des longs excès des ancêtres, un sang plus fort et plus pur.

        Tout sera alors pour tous, même les diamants, car la chimie saura cristalliser le charbon, comme elle sait du diamant consumé refaire la cendre d’un charbon.

        Il est probable qu’à ce moment-là bien d’autres richesses et de plus beaux triomphes que le diamant vulgarisé appartiendront à la science qui se servira de toutes les forces de la nature. »

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        • Louise Michel, une dame patronesse du XIXème siècle 17 novembre 2010 09:59, par mouton noir

          Je ne vois pas là de contradictions (mais peut-être que quelque chose m’aura échappé), bien au contraire puisque les mélanges chimiques dont il est question existent bel et bien dans les aliments végétaux… mais la question de la santé est un autre débat qui a été rejeté d’office dans l’article de l’OCL. Cela fait des années que je suis végétarien et je n’ai aucun problème de malnutrition, bien au contraire, puisque, dès la première année, mon taux de cholestérol est redevenu normal sans aucun régime particulier

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          • Louise est morte de toute façon. 17 novembre 2010 22:10, par L’autre

            Laissons crever à petit feu ces viandard-es dans leur diabète de type 2, leur cancer du colon, leur obésité, leurs maladies cardio-vasculaires... A moins qu’illes ne soient mort-es avant par une cyrose, une hépatite, une overdose ou un cancer du poumon. Car la question n’est pas à la santé car quiconque peut claquer demain par accident débile et la mort n’est pas une punition en soi.
            Restons sur le sujet : les animaux non-humains souffrent et en tant que révolutionnaire libertaire, je luttes auprès de toutes celles et tous ceux qui souffrent de l’oppression d’un être conscient de ce qu’il fait (humain).

            Pas de destruction du Kapital sans libération animale ! Et vis versa !

            P.S. : Je suis assez interrogé par l’absence de formes non sexiste d’écrit de la part de tou-tes les partisan-es de la bidoche... Tout est lié compagnon-ne...

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            • Louise est morte de toute façon. 5 novembre 2011 21:58, par Michel Dumas "coups de pieds au cul qui se perdent"

              Salut,

              "D’autant plus que ce texte est signé OCL et non pas d’un communiste libertaire x ce qui sous-entend que l’ensemble de ce mouvement est d’accord avec ce contenu lamentable"

              Là est le grain de sable qui bloque la roue de la liberté !
              Je suis un ancien sympathisant (actif) de l’Ocl fin des années 70 et aussi de son journal Front Libertaire et de son camping d’été. Bref ça date, je sentais ce vent de liberté dans l’Ocl dans ce temps là, j’en ai gardé une nostalgie de fonctionnement assez harmonieux et des luttes aussi ..solidaires à cette époque , mes chemins n’ont pas bifurqués mais changer de pays etc..
              Mais là je tombe des nues !!! Il faut suivre les lignes de décision du parti maintenant à l’Ocl ??? Que fait-on si , comme moi , on ne se reconnait pas du tout dans l’éditorial de type pensée unique ? On est excommunié ou on se barre ? C’est ça votre démocratie directe de "qui sommes -nous" (devenu oui !) Je ne suis pas végan, juste végétarien, je n’en fait pas un combat primordial mais c’est suffisamment important pour moi pour ne pas me sentir culpabilisé par un article qui se veut consensus collectif et normalisateur ! Et je me retrouve dans beaucoup de commentaires » Suis-je dangereux pour la Cause CL ? Qui êtes -vous pour imposer mon droit de vivre différemment ? en quoi serait-ce contre révolutionnaire ? Franchement grosse déception, là je vous/me demande où est la différence entre organisation et parti(pris et imposé) ?
              ça ne me dérangerais pas si cet article émanait d’un camarade, le dialogue pourrait se faire ou pas mais ce serait UN avis , là c’est du normatif ! Je ne vois plus du tout le souffle libertaire dans ce fonctionnement là , reste communiste oui dans le sens stalinien, pas ce qu’il y a de plus épanouissant , vous en conviendrez !?
              Au point où vous en êtes , jetez cet article au panier , c’est pourtant un appel à l’unité de nos combats , là vous divisez , qu’en restera t-il ? Je vous jette une bouée, changer cet article éditorialiste en article signé par UN camarade. Là je retrouverais la paix , sinon tchao , rien à faire avec vous devenus , mon passé sera effacé , pas bien grave le présent m’importe plus , et je le construis avec des gens ouverts de préférence.
              Salut aux camarades qui pensent encore camarades et non pas ennemis du peuple en décision éditorialiste et de "bonnes pensées politiquement correctes".
              "Louise est morte de toute façon." » les idées ne meurent pas si elles vivent dans les coeurs

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  • Etre vegan,
    une mode pour temps de crise

    12 novembre 2011 07:13, par Fougère

    « On s’en fout que les animaux n’aient pas d’idéologie. Tout comme de savoir si les trisomiques ou les autistes ont une idéologie. Est-ce qu’un vieux atteint d’Alzheimer a une religion, des idéaux, une morale ? Doit-on pour autant le bouffer ou l’employer à des tâches ingrates ? » a dit Rossignol, plus haut. Il n’y a toujours pas eu de contre-argument à ça. Y en a-t-il ?

    Car au final, le seul argument des spécistes, dans l’article, pour synthétiser, c’est qu’on ne peut pas communiquer avec les autres animaux comme avec les humains... Et on suppose, et tout converge à dire qu’ils n’ont pas de système de croyances ni de philosophie, etc. Quoi qu’il en soit, il ne peuvent pas faire partie en tant qu’égaux, au sens de citoyen, de notre société d’humains. Oui, ça tombe sous le sens. De là, il est décidé qu’on peut les exploiter. Ça fait un sacré pas franchi ! Ce que j’ai cité formule que finalement, si on suit ce raisonnement-là, on peut faire la même chose de certains handicapés. Ou alors, on se repose sur le fait que biologiquement un handicapé est tout d’abord un humain donc on ne va pas l’exploiter. On en revient donc à la discrimination selon des différences biologiques innées entre l’humain et les autres animaux... Qui est exactement sur quoi on retombe dans le racisme, sexisme, etc.

    Plusieurs fois, le puritanisme est mentionné. Mais peut-être faudrait-il rester honnête et ne pas assimiler le principe de ne pas exploiter pour son propre plaisir un être sentient à une morale rigoriste et arbitraire ? Ne pas faire souffrir pour des futilités, ne pas exploiter par flemme de faire soi-même, ça a l’air, à vous entendre, d’être le plus dur des sacrifices. Et on ne parle donc pas de cas de vie ou de mort.

    Les argumentations pseudo-philosophiques qui utilisent la prétendue supériorité de l’humain ne sont que du vent, des mots...

    Car, pour faire un parallèle, la monarchie est, j’espère pour tous, vue comme un fonctionnement absurde dans le sens où c’est la naissance, non choisie, qui détermine la supériorité d’un individu sur un autre et va le placer en position de dominant. Et on étend le principe à toute forme d’oligarchie où c’est le rapprochement avec les sphères dominantes qui permet de faire partie des dirigeants. Bref... C’est beau de se sentir fier d’être humain, et d’aimer le bien-vivre et de profiter des autres animaux, mais ce n’est pas comme si on l’avait gagné, notre fécondation. Notre position, notre existence (à moins d’avoir recourt à des arguments religieux), nous ne l’avons pas décidé, à la base. De la même manière, les autres animaux n’ont pas décidé d’être ce qu’ils sont, biologiquement ; et leur ADN n’a pas l’air de leur procurer la possibilité d’avoir la philosophie, et autres complications de notre monde humain. Et pourtant, ils souffrent, ils aiment, ils ont des dépressions, etc. Donc, cette position d’opprimés (séquestration, mise à mort) est justifiable par quoi, à part une discrimination arbitraire en notre propre faveur ? C’est assez aberrant de se féliciter d’être humain et supérieur mais pour autant de voir cette oppression sur l’ensemble du règne animal comme quelque chose de satisfaisant, au niveau éthique. Est-ce donc une hiérarchie juste ?

    Finalement, le parallèle avec les autres formes de discrimination se situe dans le refus de se mettre à la place de l’autre, l’absence d’empathie. Une tendance facile à l’individualisme et clairement, dans le spécisme, c’est ça : certains critères de discrimination font qu’on refuse de se mettre à la place des autres animaux et de reconnaître leurs états émotionnels et leur souffrances comme significatifs. Cependant, même le bon et aimable esclavagiste (et de même, l’éleveur bio) reste dans le déni de l’existence à part entière de l’autre.

    Pour terminer, c’est comme partout, les végans ont tous leur bagage culturel et philosophique particulier. Y’a eu Vegan Reich, prude et homophobe, y’a les végans qui font dans l’universalisme religieux, les freegans anti-consommation, les veganarchistes, etc. Mais il ne faut pas confondre l’essence même du mouvement végan avec les différentes sauces auquel il est cuisiné et vécu.
    C’est dans une logique fondamentale du mouvement que j’ai voulu m’exprimer. Mais peut-être que c’est juste ma sauce personnelle.

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