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Communiqué de l’OCL - Solidarité avec la FA

La censure c’est la liberté

À propos des RIA de 2023, mais pas que...

dimanche 6 août 2023, par Courant Alternatif


Lors des rencontres antiautoritaires qui se sont tenues à Saint-Imier du 19 au 23 juillet le stand et les militants de la Fédération Anarchiste ont été attaqués physiquement par des personnes s’arrogeant le droit de décider quels étaient les écrits qui avaient leur place dans un salon du livre anarchiste et quels étaient ceux qui devaient subir un autodafé.

La fédération anarchiste a publié le communiqué suivant [1] :

LE BERCEAU DE L’ANARCHISME DEVIENDRA-T-IL SON TOMBEAU ?

La table de presse tenue par les militants-e-s de la Fédération anarchiste francophone dans le Salon du livre des Rencontres internationales antiautoritaires de Saint-Imier 2023 a subi plusieurs agressions (livres volés, déchirés, souillés, brûlés, intimidations, agression physique…).

Ces actes sont contradictoires avec les principes fondamentaux de l’anarchisme :
⁃ La liberté d’expression ;
⁃ La lutte contre la religion, toutes les religions, et les pouvoirs théocratiques ;
⁃ La solidarité.

Ils sont dangereux parce qu’ils instaurent une police de la pensée faisant écho aux pires régimes que nous combattons.

Contre l’obscurantisme et l’intolérance, mobilisons les forces libertaires !

L’Organisation communiste libertaire condamne une nouvelle fois ces agissements et affirme son entière solidarité avec les camarades de la FA.

Cette nouvelle agression n’est pourtant que la suite d’une longue série.

Quelques exemples :

  • Déjà en 2012 à Saint-Imier des vegans s’en étaient pris très « virilement » à un stand qui osait proposer des saucisses. D’autres entendaient imposer à tout le monde les vêtements dont il était correct de se vêtir.
  • En 2014 un éditeur, invité au salon du livre libertaire de Lyon était attaqué avec rage par des gens de la CGA pour avoir publié un auteur qui leur déplaisait. Une conférence sur le thème « « Résistance-Sexualité-Nationalité à Ravensbrück » au centre LGBT de Paris était annulée suite aux menaces liées aux positions critiques de la conférencière vis-à-vis de la GPA.
  • En 2019 dans un local militant de Poitiers des individus enlèvent et brûlent des brochures jugés transphobes, puis taguent le domicile d’une militante féministe venue présenter son livre critiquant le postmodernisme.
  • Le 15 juillet dernier, la CNT de Barcelone qui invitait l’association « Féministes de Catalogne » pour un débat dont l’intitulé était « Pourquoi tant de filles ne veulent pas devenir des femmes ? », a vu son local tagué la nuit précédente avec un message qui disait « la transphobie est du fascisme »
  • Enfin, des représentants de la Fédération Anarchiste Italienne rapportent qu’à Saint-Imier encore, en 2023, lors d’un atelier intitulé « Anarchistes en guerre », les voix exprimant une position différente des organisateurs de l’atelier ont été censurées, menacées, insultées.

Que ce soit pour interdire Renaud Garcia, René Berthier, Alexis Escudero, Marie Jo Bonnet, Hamid Zanaz ou tel ou tel groupe, la méthode est toujours la même : se parer du titre de libertaire pour mieux le refuser à d’autres en les habillant de toute sorte de « phobes  » et de « fascistes ». Ce qui n’est pas sans rappeler les plus belles heures des staliniens français qui molestaient, menaçaient, interdisaient d’expression, et discréditaient tous ceux qui les gênaient. Nous rappelons que proposer un livre n’est pas une allégeance à son contenu mais une incitation au débat. De débat ces « néo-radicaux post-anarchistes » n’en veulent pas qui considèrent que le lecteur potentiel est à leur image, incapable de penser par lui-même.

En 2014 suite suite à l’agression précitée à Lyon, le texte Contre la censure et l’intimidation dans les espaces d’expression libertaire était signé par des dizaines d’éditeurs et d’auteurs. Ce passage nous paraît particulièrement d’actualité « Nous affirmons notre volonté de ne plus tolérer, au prétexte qu’elles émaneraient de gens de « notre milieu », des comportements autoritaires empruntés à la pire tradition stalinienne. Quiconque fait usage dans ces circonstances de violence verbale et à fortiori physique ne peut s’attendre à être traité en camarade et doit être expulsé sans ménagement des espaces de discussions et d’échanges. Nous appelons les organisateurs des salons et des rencontres libertaires à prendre une position claire sur ce point afin que ces lieux redeviennent de véritables espaces de rencontres et de débats. De sorte que notre participation n’apparaisse plus comme une caution apportée aux intrusions musclées des supplétifs de la police de la pensée. »

Organisation communiste libertaire
Août 2023

Contre la censure et l’intimidation dans les espaces d’expression libertaire
(décembre 2014)

Empêcher des débats de se tenir dans des espaces « libertaires » par des menaces en amont ou par des interruptions intempestives (hurlements, coups et menaces de mort), répandre des accusations fallacieuses, pratiquer l’amalgame et l’anathème, inonder de commentaires injurieux des sites « libertaires » qui osent donner la parole aux auteurs mis à l’index, tels sont les comportements auxquels on assiste de plus en plus fréquemment de la part de nouveaux censeurs se décernant à eux-mêmes le label libertaire qu’ils refusent à d’autres.

Jouant avec une remarquable efficacité sur le sentiment de culpabilité des éditeurs, libraires, animateurs de sites ou de revues et organisateurs d’événements qui craignent plus que tout de se voir décerner des qualificatifs en « phobe », ces censeurs parviennent le plus souvent à leurs fins. Pour préserver une illusoire unité du milieu, beaucoup d’entre nous préfèrent, en effet, éviter les questions qui fâchent.

Ces pratiques autoritaires nous rappellent les agissements des staliniens français qui molestaient, menaçaient, interdisaient d’expression, et discréditaient tous ceux qui, parlant d’un point de vue de gauche, osaient dénoncer la face sombre de l’Union soviétique. Panaït Istrati, Victor Serge, et bien d’autres en ont fait l’amère expérience.

La destruction violente d’un repas carné par certains « vegans » intégristes lors des journées libertaires de Saint-Imier en août 2012 est un symptôme de ce nouvel état d’esprit. Plus récemment, en novembre 2014, Alexis Escudero auteur de La reproduction artificielle de l’humain et ses éditeurs (Le Monde à l’envers) invités à débattre au salon du livre libertaire de Lyon ont été violement attaqués, événement qui fait écho à l’annulation d’une conférence de Marie-Jo Bonnet sur le thème « Résistance-Sexualité-Nationalité à Ravensbrück » prévue le 9 décembre 2014 au centre LGBT de Paris en vertu de menaces liées à ses positions en défaveur de la GPA.

Face à ces récents événements, nous estimons ne plus pouvoir continuer à nous taire devant ceux qui prétendent nous dicter ce que nous devons manger, boire, lire ou penser. Nous affirmons notre volonté de ne plus tolérer, au prétexte qu’elles émaneraient de gens de « notre milieu », des comportements autoritaires empruntés à la pire tradition stalinienne. Quiconque fait usage dans ces circonstances de violence verbale et à fortiori physique ne peut s’attendre à être traité en camarade et doit être expulsé sans ménagement des espaces de discussions et d’échanges. Nous appelons les organisateurs des salons et des rencontres libertaires à prendre une position claire sur ce point afin que ces lieux redeviennent de véritables espaces de rencontres et de débats. De sorte que notre participation n’apparaisse plus comme une caution apportée aux intrusions musclées des supplétifs de la police de la pensée.

Ont signé :
Éditions Acratie ; Éditions Le Coquelicot ; Éditions de la Pigne ; Éditions de la roue ; Éditions Rue des Cascades : Éditions Le Monde à l’envers ; Éditions libertaires ; Collectif Lieux communs ; Éditions Le Pas de côté ; mensuel Courant alterna- tif. Gérard Amaté (auteur) ; Jacques Baujard (Librairie Quilombo) ; Xavier Beckaert (auteur de Anarchisme. Violence, Non- violence, éditions du Monde libertaire) ; Pascal Bedos (site @narlivres) ; Venant Brisset ; Marie-Claire Calmus (Chroniqueuse à la revue l’Emancipation et auteure des Chroniques de la Flèche d’Or.) ; Jutta Bruch ; Éric B Coulaud (créateur et animateur du site Éphéméride anarchiste) ; Éduardo Colombo (membre du Comité de rédaction de Réfractions) ; Christian Calvi ; Loïc Debray (co-auteur de RAF-Fraction armée rouge, L’Échappée) ; Jean-Marc Delpech (auteur de Alexandre Jacob, l’honnête cambrioleur, Atelier de création libertaire) ; Jean Claude Driant (membre de l’association et des éditions CRAS) ; Jean-Pierre Duteuil (auteur de Mai 68 un mouvement politique Acratie) ; Felip Equy (militant libertaire) ; Jean Pierre Garnier ; Daniel Guerrier (Éditions Spartacus) ; C. Gzavier (co-auteur avec JW de La tentation insurrectionniste (Acratie 2012) ; Annie Gouilloux (traductrice de Lewis Mumford pour les éditions de la Roue et les éditions de La Lenteur) ; François Heintz ; Jean-Michel Kay (éditions Spartacus) ; Jean-Michel Lebas ; Jean-Pierre Lecercle ( édi- tions Place d’Armes) ; Alain Léger (libraire et éditeur) ; Hugues Lenoir (Groupe commune de Paris-FA, collaborateur du Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone) ; Bernard Marinone (CNT Energie) ; Philippe Pelletier (groupe Makhno-FA) ; Serge Quadruppani ; Marie-Christine Rojas Guerra (Chroniques syndicales sur Radio libertaire) ; Gilbert Roth (CIRA Limousin) ; Anne Steiner (auteur de Les En-dehors, L’Échappée 2008, collaboratrice du Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone) ; Christophe Soulié (auteur de Liberté sur paroles chez Analis) ; Azucena Rubio (militante libertaire) ; Annick Stevens (membre du Comité de rédaction de Réfractions) ; Pierre Thiesset (éditions Le Pas de côté) ; Catherine Thumann (collaboratrice de la presse indépendante) ; Marc Tomsin (Rue des Cascades) ; Matias Velazquez (membre du CIRA Marseille et CIRA Limousin) ; Jacques Wajnsztejn (auteur de Rapports à la nature, sexe, genre et capitalisme. (Acratie 2014) et membre du comité de rédaction de la revue Temps critiques)

titre documents joints

Notes

[1La FA nous précise : « ce texte a été écrit par des camarades de la FA à St-Imier avec pour but d’informer les autres personnes du salon du livre et non d’être public et diffuser comme un communiqué, car il n’en est pas un. Ce texte a été perçu comme un communiqué, ce n’est pas si grave mais pouvez-vous rectifier s’il vous plaît ? » C’est chose faite. Le communiqué officiel de la FA est téléchargeable en document joint à cet article (ajout du 21 aout 2023)

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15 Messages

  • La censure c’est la liberté

    13 août 2023 09:17, par Librairie associative l’Autodidacte

    Soutien de la librairie Associative l’Autodidacte 25000 Besançon.

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  • La censure c’est la liberté

    8 septembre 2023 11:51, par Violette

    Bonjour, j’ai été atterrée de voir ce soutien inconditionnel de l’OCL à la FA et autres personnalités que moi je trouve plus que contestables par rapport aux idées libertaires.

    Surtout quand ce texte est diffusé abondamment sur d’autres médias.

    https://nantes.indymedia.org/posts/...

    Il y aurait pourtant beaucoup de choses à dire sur les Renaud Garcia, René Berthier, Alexis Escudero, Hamid Zanaz, etc……, ainsi que sur les attaques « racialistes » contre des locaux libertaires. On ne peut pas condamner les uns sans parler des autres et jouer sur la victimisation à sens unique.

    https://www.unioncommunistelibertai...

    https://www.nantes.indymedia.org/po...

    https://lille.indymedia.org/spip.ph...

    https://lille.indymedia.org/spip.ph...

    https://lille.indymedia.org/spip.ph...

    https://paris-luttes.info/retour-su...

    https://nantes.indymedia.org/posts/...

    https://iaata.info/Utiliser-le-mot-...

    http://iaata.info/La-race-ca-t-agac...

    https://iaata.info/Chronique-d-une-...

    C’est pourquoi on trouvera plus de crédibilité dans le compte rendu des organisateurs de Saint-Imier, nettement moins manichéen.

    https://renverse.co/infos-locales/a...

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    • La censure c’est la liberté 8 septembre 2023 16:05, par Saint-Nazaire

      Le communiqué de l’OCl dit « L’Organisation communiste libertaire condamne une nouvelle fois ces agissements et affirme son entière solidarité avec les camarades de la FA. »

      Dans la réaction de Violette on passe sans transition d’une « entière solidarité avec les camarades de la FA » à « ce soutien inconditionnel de l’OCL à la FA »... ce qui n’est pas vraiment la même chose, surtout pour l’OCL qui a toujours refusé le soutien inconditionnel à qui ou quoi que ce soit, pour défendre un soutien critique !...

      Ce glissement est symptomatique de la difficulté à débattre sereinement, puisque ce ne sont pas les faits, les propos ou les actes qui sont retenus et analysés, mais l’interprétation que les un·es ou les autres en ont... A grands renforts de renvois sur des liens internet que très peu de personne on lu, mais dont l’abondance de citation donnerait à penser que le nombre fait raison...
      On ne débat plus on cite et on sur-cite, sans forcément avoir lu...

      Et quand il est impossible de débattre, ça fini par se foutre sur la gueule.... Le mécanisme est malheureusement bien connu.

      Le camarade Nedjib SIDI MOUSSA a eu la bonne idée de publier récemment sur son site un vieux texte sur "la calomnie" paru dans le Libertaire en "1904".

      Et si le ton et le style sont bien sûr vieillots et à recontextualiser, le cœur du propos n’en reste pas moins d’une actualité remarquable à 120 ans de distance :

      « La calomnie est due à une mauvaise analyse des faits et des personnes, elle a sa source dans les préjugés, l’ambition, l’envie de jouir par tous les moyens, l’inaptitude à concevoir la justice, la vérité, la raison, l’impossibilité momentanée de comprendre autrui. »

      Ça reste à lire et à débattre. Le texte entier est ici : https://sinedjib.com/index.php/2023...

      P.S.N.

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    • La censure c’est la liberté 8 septembre 2023 16:34, par Saint-Nazaire

      A propos du communiqué paru sur "Renversé", les personnes intéressées par les logiques d’exclusion et de calomnies à l’œuvre dans le petit milieu radical se référeront au texte de René Berthier à ce propos :
      Renversé, le site qui renverse la réalité

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      • La censure c’est la liberté 10 septembre 2023 16:28, par Violette

        Quand je parle de soutien inconditionnel, ça veut dire justement un soutien non critique. En lisant le texte de l’OCL, on comprend qu’il y a des agresseurs et des agressés, mais on ne connait pas la raison de cette agression ni la position de l’OCL par rapport aux agressés. Comme pour tous les conflits, c’est un raccourci utilisé par les politiciens, donc très peu libertaire, pour juger sur ce seul critère.

        Je n’ai pas eu connaissance de ces évènements sur le site de Courant alternatif, mais j’ai trouvé ce texte sur Indymedia et ça m’a incitée à lire tout ce qui s’y rapporte dans le milieu libertaire, en particulier dans CA et aussi chez les « agresseurs ».

        En réalité, les causes du conflit remontent à plus loin, et comme le dit le sous-titre, « À propos des RIA de 2023, mais pas que… ». On voit que l’OCL a pris position depuis le début aussi bien contre les vegans que pour défendre des librairies qui menaient une campagne agressive contre les racisé-e-s accusées de racialisme, ce qui a entraîné des réactions au sein même de votre site. Certes, il ne s’agit que d’agressions verbales, mais l’OCL ne les a pas condamnées, au contraire, je vois qu’elle a pris position pour des personnes dont j’estime qu’elles ont des idées incompatibles avec ma conception de l’anarchisme. Ne serait-ce que pour la FA, dont je suis partie justement pour ça. Je trouve incroyable que pas une des orgas présentes n’ait soulevé le problème de leur présence dans un regroupement se disant justement non-autoritaire.

        Je ne vais pas relancer un débat sur le sujet, on trouve tout ça dans les liens que je donne et qui m’ont été bien utiles. Mais quoi qu’il en soit, et quelle que soit votre position sur le sujet, faire un communiqué qui prend parti sans aborder la cause des agressions est justement ce que j’appelle un soutien inconditionnel.

        J’approuve donc le texte de Renversé, auquel René Berthier répond à côté par un exercice de style sur des généralités. Je n’ai pas milité dans le mouvement libertaire pour me retrouver sur les positions islamophobes de Charlie Hebdo qu’ont l’air d’adopter de plus en plus d’orgas libertaires officielles.

        C’est pourquoi je n’irai jamais dans des « rencontres libertaires » où de tels personnages semblent être majoritaires. Et j’irai jamais agresser qui que ce soit pour des divergences politiques, mais je n’irai jamais non plus défendre des personnes qui mènent une campagne agressive contre mes camarades de lutte.

        P.S. :

        En ce qui concerne Sidi Moussa, je le mets évidemment dans le même sac. Son bouquin La Fabrique du musulman est une des choses qui m’ont amenée à prendre mes distances avec le mouvement libertaire consensuel.

        Quelqu’un qui s’attaque à mes camarades antiracistes et anti-islamophobes et qui, parmi ses références, cite Pierre-André Taguieff, Caroline Fourest, Fiammetta Venner ou Ornella Guyet, ne peut pas être considéré comme un camarade en ce qui me concerne.

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  • Mes vacances à Saint-Imier chez les agresseurs bienveillants

    10 septembre 2023 07:34, par Nanar Lhermythe

    A lire sur le site "chez renart" ce texte signé de Tomjo et Mitou petits reporters à Saint-Imier...

    Moins !, « Journal romand d’écologie politique » basé à Lausanne, s’affiche en gros titre « pour une écologie libertaire ». Son numéro d’été (n°65, juillet/août 2023) annonce en couverture des « Rencontres Internationales Antiautoritaires » célébrant le 151e anniversaire du congrès de fondation de l’Internationale antiautoritaire (1872), à Saint-Imier, dans le Jura suisse. Nos amis d’Outre-Léman publient à cette occasion un dossier d’une douzaine de pages où divers auteurs – certains plus anarchistes ou plus écologistes que les autres - s’expriment sur le sujet. Ils ne sont pas toujours d’accord mais sur le papier, ils restent polis. Ils ne parlent pas de ce qui fâche.

    Ils ne pouvaient évidemment parler d’avance de ce qui s’est réellement passé à Saint-Imier, lors de ces cinq jours de « rencontres antiautoritaires » (19-23 juillet). De ces meutes d’assaillants queer, agressant le stand de la Fédération anarchiste pour voler, déchirer, brûler des livres, insulter et frapper des compagnons de la F.A, sous le regard neutre et bienveillant des organisateurs. Sinon avec leur complicité tortueuse et bureaucratique - mais toujours polie. Pour un compte-rendu circonstancié, lisez ce qui suit. Il se trouve qu’on y était. Sinon, ne manquez pas le prochain numéro de Moins ! qui reviendra sans doute en détails sur ce moment « d’écologie libertaire » réelle et concrète.

    Pour lire le texte, à télécharger ici :
    https://chez.renart.info/IMG/pdf/me...

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    • Ce qui est terrible avec les anars (et assimilés), c’est qu’ils ne font pas grand-chose réellement (sinon ça se saurait) mais que, quand ils organisent des évènements qui pourraient avoir une certaine dimension, un certain écho, ils s’arrangent pour que ceux-ci :

      1) Confirment qu’ils n’ont, comme courant idéologique, aucune incidence politique, sur rien.
      Mais surtout qu’ils ne veulent pas en avoir.
      Et pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent : crise climatique, écologique et économique, pollutions et extinction de la biodiversité, exploitation et surexploitation dans le travail salarié (et non salarié), surtout les femmes et les migrants, guerres et course aux armements… Et bien non. Rien. Aucune initiative politique, aucune envie de peser dans la réalité sociale et politique, de proposer des synthèses politiques, de participer à des luttes concrètes, d’en discuter pour les renforcer, pour construire des ponts et des solidarités ; en fait, aucune vraie envie de changer le monde.

      2) Montrent surtout ô combien ils sont finalement bien peu fréquentables… avec leurs guéguerres intestines interminables, stupides, de chapelle, de bandes, d’égos, avec l’étalement de leur nombrilisme, de l’égotisme des uns, de l’esprit moutonnier de bien d’autres… tout en cherchant à tout prix à rester dans un entre-soi saturé de symboles et de folklore mais surtout dépolitisé, sans ancrage social ni objectif, ni perspective, avec cette obstination à ne faire connaître à l’extérieur que leurs problèmes à eux, leurs rivalités et polémiques… avec, il est vrai, un talent certain et une opiniâtreté jamais démentie… et même une capacité à entretenir la flamme, à se renouveler d’une décennie à l’autre, avec sans cesse de nouveaux sujets, de nouveaux prétextes à se foutre sur la gueule, ou alors à s’ignorer, à s’isoler dans son petit groupe d’affinité, son petit ghetto qui n’embêtera personne, et surtout pas le capital, l’État, les politiques répressives, les rapports sociaux de domination…

      Avec en plus, l’adoption dans chaque camp ou tendance, des tics et gestes redoutables de la "cancel culture", la pratique de l’annulation, de l’effacement, de la suppression.

      Le problème n’est pas, et n’a jamais été, d’avoir des divergences, de points de vue distincts, voire incompatibles.

      C’est d’abord un problème d’ethos, de comportement autant que de morale. De conception de la vie, du débat et de la confrontation politique.

      C’est ensuite la manière dont cet ethos se traduit dans les modes d’intervention, dans les pratiques politiques, militantes et les mécaniques que celles-ci peuvent contenir et déployer.

      De la dénonciation d’un supposé « faux-ami » (qui peut se justifier dans certaines situations, mais si elle s’appuie sur des données et arguments solides) on glisse au discrédit par les caricatures et la calomnie, puis, un cran au dessus, surviennent les pratiques d’intimidation, de harcèlement, de menaces, qui débouchent sur la mise en place d’interdits, de censures (et donc d’autorisations, de permissions), et au final l’imposition d’un ordre, d’une norme, d’un point de vue comme le seul autorisé, le seul possible, le seul ayant le droit d’exister. Ou comment, en quelque sorte, la force a imposé le "droit" et son monopole.

      Chez des anarchistes, en principe « anti-autoritaires », plus sensibles sur les questions de pouvoir, ça devrait faire réfléchir…

      Comment de la critique sociale y compris avec une charge dénonciatrice contre les défenseurs de l’ordre dominant, on en arrive à des attitudes de type « justicialistes », punitivistes en fait, davantage inquisitoriales que cherchant véritablement à œuvrer pour un monde juste, basé sur l’égalité dans la liberté.

      En outre, cette logique punitiviste se pare toujours d’un alibi doté de positivité : donner une leçon, faire prendre conscience, etc. Bref, continuer à éduquer les ignorants, les tièdes, les pas convaincus et leur fourrer dans le crâne les seules bonnes idées qui vaillent… Une option qui trahit un puissant idéalisme quand à la manière de concevoir à la fois la condition humaine et le changement social : ce ne serait qu’une question d’éducation, avec l’impératif de fabriquer une juste conscience du bien et du mal, les gens sortiront de l’ignorance, se réveilleront (woke) et pourront alors changer leur sort. Ensemble ou séparément peu importe. En attendant, ils ont besoin de justiciers pour y voir clair.

      Une option qui dénote en même temps l’absence remarquable de toute dimension sociale de l’existence humaine, bien dans l’air du temps néolibéral : on s’adresse à des individus, à leurs esprit, comme s’ils vivaient séparés les uns des autres, comme s’il n’y avait pas d’interaction sociale, à aucun niveau, comme si les idées ou valeurs dominantes n’avaient pas de soubassement dans des modes de vie, dans des formes de socialité plus ou moins choisies ou plus souvent imposées, dans des rapports de dépendance, dans les échanges marchands et la circulation de l’argent, dans des arrière-plans culturels ou civilisationnels historiquement constitués, dans des positions dans la hiérarchie sociale, dans un ordre social s’appuyant sur un ordre politique, institutionnel, judiciaire, policier, etc.

      En tout cas, tant que les pratiques politiques ne seront pas interrogées sérieusement et dans toutes leurs implications, il n’y aura rien de bien consistant à espérer.

      Mais qui dit pratiques politiques, dit généralement conception de la politique, de comment :

      1) on analyse les systèmes de domination, d’exploitation, les mécanismes qui organisent et structurent la division de classe, la production et appropriation des richesses, les échanges marchands et non-marchands, etc. et

      2) de comment, et avec qui, dans quel type de dynamique, on envisage le combat contre les structures de ces sociétés, contre ces rapports sociaux, ces modes d’exploitation et d’assujettissement.

      De quels méthodes, de quels outils avons-nous besoin ? Des tribunaux en sorcellerie de nos modernes Torquemadas ou de la confiance nécessaire dans l’auto-organisation des sans-pouvoir et la force collective de l’autonomie sociale construite dans et par l’épreuve des rapports de force ?

      Il faudrait peut-être rappeler ou remettre sur la premier plan cette vérité, à la fois logique et historiquement vérifiée, que les moyens utilisés par les révolutionnaires doivent s’accorder avec les fins recherchées. Et cela se lit dans les deux sens. Les méthodes autoritaires, qu’elles soient militaristes ou policières ou punitivistes n’ont rien à faire avec le combat pour le communisme ou l’anarchie ou comme on voudra bien l’appeler.

      Et le type de société pour laquelle on combat doit déjà se traduire dans des embryons de réalité, même minuscules, dans les comportements, l’ethos, les pratiques, les énonciations, les manières de poser des hypothèses, des problématiques, les rapports sociaux que l’on combat et ceux que l’on construit…

      Aucune « technique » n’est neutre, que ce soit l’organisation du travail et les « forces productives » décrites par Marx, les objets « intelligents » qui nous envahissent et nous contrôlent, les formes d’ingénierie sociale ou comportementale qui veulent nous aider à consommer davantage et différemment ou aller mieux…

      Enfin, au-delà des méthodes, ou parallèlement, tant qu’au sein d’un mouvement diffus et bigarré de contestation de l’ordre du monde (où se retrouvent salariés plus ou moins précarisés, activistes de l’environnement, mouvements féministes, minorités de genre, « racisées », ethniques…) demeureront des catégories schmittiennes (un juriste lui aussi) de la guerre, d’une polarité ou dialectique du combat conçue en termes d’ami-ennemi pour resignifier en termes bellicistes (et même d’élimination) les oppositions, les clivages et les divergences politiques entre tendances, entre courants, il n’y aura pas grand-chose de neuf à attendre.

      Si l’on associe à cela quelques pulsions autoritaires et destructrices traînant ici ou là, des « politiques de l’identité » peu critiques et trop souvent peu claire-voyantes quant à leurs éventuelles visées égalisatrices et leur fonction émancipatrice, des conceptions abstraites et conceptuelles de la révolution, ou abruptes et apocalyptiques ou encore réduites à une vision purement spectaculaire, cinématographique et émeutière d’un enchaînement de soulèvements successifs, tout ceci dans un contexte de relativisme généralisé, où toutes les « vérités » se valent… le chemin pour en sortir paraît bien long, bien escarpé et barré d’innombrables embûches de tout calibre.

      Il n’y a pas que le capitalisme qui est en crise plus ou moins permanente.

      Mais se lamenter n’est guère utile.

      Il faut quand même essayer d’avancer, car on le sait, « c’est reculer que d’être stationnaire », même si c’est dans un champs de ruines.

      Et même là, surtout à cet endroit là, il est toujours possible de reconstruire. Avec conviction sous contrainte, modestie sur les moyens immédiats, sans renoncer à l’ambition des aspirations et des perspectives.

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    • Le Renart dans le poulailler 11 septembre 2023 23:19, par Violette

      Pour répondre à Nanar Lhermythe et ses amis de chez Renart et leur brillante analyse des évènements de Saint-Imier. Brillante dans le style, mais pauvre dans les arguments. On y reconnait facilement la patte de Pièces et main d’oeuvre, qui est citée abondamment. Encore une raison supplémentaire pour moi de ne pas fréquenter ce genre de « rencontres libertaires ».

      Cautionner la FA et Radio libertaire avec ma présence ça serait déjà beaucoup, mais en plus Pièces et main d’oeuvre et Alexis Escudero, c’est mission impossible !

      J’ai lu « Mes vacances à Saint-Imier », et ça confirme bien ce que je pensais : Renart, Pièces et main d’oeuvre et Escudero, c’est la même tambouille. Mais si ça dérange pas l’OCL, je vous conseille de lire ça :

      https://paris-luttes.info/retour-su...

      Alexis Escudero lesbophobe, l’Insoumise complice !
      https://lille.indymedia.org/spip.ph...

      Contre PMO et son monde
      https://lille.indymedia.org/spip.ph...

      http://www.palim-psao.fr/2021/05/cr...

      La pma n’est pas naturelle, le couple hétérosexuel et ses enfants biologiques non plus
      https://iaata.info/La-pma-n-est-pas...

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      • le crime qui contient tous les crimes... 14 septembre 2023 09:46, par chazoff

        Il ne s’agit pas tant de défendre la FA ou les auteurs cités, que d’affirmer qu’il y a des choses qui ne se font pas comme brûler des livres ou intimider physiquement des personnes avec qui on est en désaccord, ou les empêcher de s’exprimer.

        La maxime "pas de liberté pour les ennemis de la liberté" ne peut déboucher que sur du totalitarisme, ainsi que nous l’a montré l’histoire du XXème siècle, et ainsi que cela se perpétue aujourd’hui.

        La liberté d’expression est fondamentale, et il n’est personne qui peut imposer ce qu’il faut lire, dire, penser à qui que ce soit, sauf à considérer qu’il y en a qui savent et d’autres qui doivent suivre, ce qui est fort éloigné d’un projet anarchiste fondé sur l’autonomie individuelle et la force collective, ainsi que le défend le communisme libertaire.

        Nous sommes en train d’oublier ces fondamentaux sous tout un tas de prétextes et c’est très inquiétant.

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        • le crime qui contient tous les crimes... 18 septembre 2023 11:22, par Violette

          Affirmer qu’il y a des choses qui ne se font pas ne dispense pas de la critique des un-e-s ou des autres ni de rentrer dans le fond du sujet. En l’occurrence, il s’agit de choses graves : islamophobie et transphobie dans un rassemblement censé être libertaire !

          A ce sujet, voir la réponse méritée à Tomjo, de chez Renart, qui devrait interpeller l’OCL autant que la liberté d’expression et la bienséance.

          Lettre à Tomjo, retour de vacances à Saint-Imier

          https://valleedeslarmes.noblogs.org...

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          • Après les attaques visant le café-librairie Michel Firk (à Montreuil - 93) et les éditions Libertalia (également à Montreuil), c’est au tour d’une librairie marseillaise (L’Hydre aux mille têtes) de subir le saccage et la destruction de livres politiques, en particulier féministes et anti-racistes.
            Cette fois, par un incendie volontaire, de nuit, et qui plus est dans un local situé au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation. Une folie !

            Incendie volontaire à la librairie l’Hydre aux mille têtes

            Dans la nuit du dimanche 10 septembre un incendie volontaire a été déclenché dans nos locaux.

            Une vitre a été cassée côté rue du Loisir, et le feu a été allumé par cette ouverture, enflammant tout d’abord des cartons vides. Il s’est ensuite propagé à la bibliothèque la plus proche, qui contenait la littérature étrangère. Grâce à la réactivité de plusieurs voisin.es, les pompiers ont été prévenus et sont intervenus très vite. L’incendie a été rapidement contenu, et les marins pompiers ont fait preuve d’une grande maîtrise pour l’éteindre sans arroser l’ensemble des livres de la librairie. En essayant de pénétrer dans le local, ils ont scié le rideau métallique et ont tenté de forcer la porte, tentative infructueuse mais dont les traces sont bien visibles.

            Ce sont nos voisin.es de l’immeuble qui nous ont prévenues. Alors qu’iels étaient calfeutré.es chez elleux sur ordre des pompiers, sans savoir ce qui se passait exactement.

            L’action n’est pas signée, et n’a pas été revendiquée. Nous ne nous lancerons donc pas dans des hypothèses hasardeuses. Néanmoins, l’intentionnalité ainsi que la détermination qui ont permis de déclencher cet incendie ne font aucun doute.

            Et il faut prendre toute la mesure de ce que signifie incendier le rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation en pleine nuit.

            La librairie est assurée, et l’essentiel des dégâts devraient être couverts. Il restera malgré tout une partie des frais à notre charge, et la remise en état risque de prendre du temps.

            Les temps sont sombres, mais nous refusons de nous laisser abattre.
            Il était important pour nous de rouvrir, au moins partiellement, rapidement. Et de maintenir les événements prévus.

            Nous sommes fières de contribuer à porter et diffuser les luttes d’émancipation passées et actuelles. Et nous continuerons à soutenir les combats féministes et anti-racistes, à organiser des rencontres et à vous accueillir pour échanger sur les questions qui nous tiennent à cœur.

            Le meilleur moyen de nous soutenir c’est de venir nous voir, à la librairie, de nous acheter des livres (éventuellement) ou de nous apporter des glaces, par exemple. D’ors et déjà nous avons reçu plein de témoignages de sympathie et de solidarité, merci encore mille fois.

            Nous voulions également vous proposer un moment plus doux et détendu en vous invitant à boire un verre à la librairie ce vendredi entre 18h à 21h.

            Les librairies de L’Hydre

            https://www.facebook.com/Librairie.lhydre/

            https://www.millebabords.org/spip.php?article38237

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            • Le poids des mots 7 octobre 2023 20:04, par violette

              « A Marseille CETTE FOIS ENCORE, une librairie attaquée »

              Ce n’est pas ce que dit le titre de Mille bâbords. Ce titre sensationnaliste laisse supposer que ce sont les mêmes qui ont attaqué à Saint-Imier, ce qui est fondamentalement inexact.

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          • le crime qui contient tous les crimes... 25 septembre 2023 07:57, par Purple Rain

            S’il faut citer des réponses critiques au texte de Tomjo, celle-ci, contrairement aux larmes de la vallée qui ont émue Violette, à le mérite de mettre le débat en perspective et de se décentrer de son nombril...

            « Au-delà de l’idéologie queer : un point de vue féministe sur les Rencontres de Saint-Imier.
            Complément critique au texte de Tomjo « Mes vacances à Saint-Imier chez les agresseurs bienveillants »

            c’est ici :
            https://www.partage-le.com/2023/09/...

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      • Bal tragi-comique à Saint-Imier 27 septembre 2023 09:03, par A contretemps

        ■ La période estivale est toujours pleine de surprises. Positives ou négatives. Ça dépend du bon ou du mauvais vent qui souffle, du plaisir ou de l’ennui qui naît du temps libéré de l’habitude, des rencontres que l’été favorise ou contrarie, du ressenti caniculaire, de la douleur que l’on peut éprouver – métropolitains que pour beaucoup nous sommes encore – en constatant, de visu, la souffrance de la Terre-Mère, si évidente en bien des endroits de migrations vacancières.

        Pour les militants ou activistes – on ne sait plus comment dire désormais tant les termes se confondent dans la langue déconstruite alors qu’ils sonnaient si différemment selon qu’on se définissait, il n’y a pas très longtemps, comme relevant de tel ou tel identifiant –, la vacance d’un temps émancipé des occupations de travail, pour ceux qui en ont, est aussi l’occasion de participer, en militants ou activistes, à des colloques, salons, universités d’été et autres événements collectifs.

        Dans la mouvance à laquelle nous appartenons – les anti-autoritaires, anarchistes ou/et marxiens critiques –, l’attention était portée, cette année, vers les Rencontres internationales anti-autoritaires de Saint-Imier (Jura suisse), censée célébrer, du 19 au 23 juillet, le 151e anniversaire de la fondation, en ce même lieu, de l’Association internationale des travailleurs (anti-autoritaire) en 1872.

        Hélas, les informations qui nous en sont vite venues, émanant de camarades et amis de confiance, attestaient, sur le mode sotto voce, pour certains, et molto vivace, pour d’autres, d’une véritable foire d’empoigne. Ainsi on nous instruisit d’emblée d’un climat tout sauf fraternel/sororal où, à l’abri de la « bienveillance » dont ils savaient pouvoir bénéficier de la part de la Team Care de ces Rencontres, des allumé(e)s du postanarchisme tendance queer, s’étaient mis en tête de décider de ce que l’anarchiste Lambda ou le simple visiteur de passage devait lire – ou pas – en se proposant, au nom d’une très autocentrée vision du monde, d’épurer la table de presse de la Fédération anarchiste de certains livres qui, à leurs yeux, ne méritaient que destruction ou autodafé. Un comble en terre d’anarchie (suisse) ! Sans doute faut-il se réjouir que, dans ce naufrage des principes, plusieurs organisations anti-autoritaires, éditeurs et participants aient réagi, rapidement et fermement, à cette prétention exorbitante en exprimant publiquement le dégoût que leur inspiraient de telles pratiques [1].

        Le texte de Tomjo & Mitou que nous publions, ici, « Mes vacances à Saint-Imier chez les agresseurs bienveillants », est repris du site « Pièces et Main-d’œuvre ». Il s’agit, à notre avis, d’une analyse éclairante, parfois drôle et plutôt roborative de cette constatable dérive ultra-sectaire d’un postanarchisme parfaitement déconstruit à force d’avoir trempé dans les eaux glacées de la French Theory.

        À contretempshttps://acontretemps.org...

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        • Mascarade tragi-comique à Saint-Imier 7 octobre 2023 19:46, par violette

          Je n’arrive pas à croire ce que je lis. Il y aurait donc des sympathisants de l’OCL pour défendre les positions de PMO, un groupe ouvertement homophobe, lesbophobe, antiféministe, masculiniste… Est-ce qu’à ce point-là on pourrait avoir une position de l’OCL non seulement sur les agressions contre la FA, mais aussi sur la présence de personnes qui sont insupportables pour des anarchistes antiracistes et antimasculinistes ?

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