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Notre Dame des Landes

Manifestation de réoccupation le 17 novembre 2012

lundi 29 octobre 2012, par Administrateur OCL Web


Voir en ligne : ZAD

Ca y est, la date est fixée !!

la manif de réoccupation sera le 17 novembre !

Prochaine AG pour la préparer : mardi 30 octobre à 19h30 à B17

Nous vous invitons à relayer l’appel, le tract et l’affiche le plus largement et le plus rapidement possible, afin que chacun-e puisse s’organiser pour venir. Pour ceux qui sont dans le coin, ils sont disponibles à la Vache-Rit (lieu-dit Les Domaines, Notre-Dame-des-Landes) et à B17 (Nantes). Nous appelons tous les collectifs et individuEs qui soutiennent ce projet à commencer à mobiliser et s’organiser dès maintenant à ce sujet.

Et puis en attendant on cherche d’ores et déjà des cuisines collectives, chapiteaux, musiciens, batukadas, cabanes en kit, matériaux, outils, tracteurs...en vue de la réoccupation.

Pour tous contacts : reclaimthezad[at]riseup.net

Des occupant-e-s de la zad et collectifs solidaires, qui ne lâcheront rien.


APPEL POUR LA MANIFESTATION DE REOCCUPATION, 17 novembre 2012,
sur la Zone A Défendre
Notre-Dame des Landes, Face aux expulsions
Manifestation de réoccupation !

Pour reconstruire - contre l’aéroport !
Fourches, poutres, planchettes, clous et outils en main...
Rendez-vous le 17 novembre dans la matinée.


La lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes n’a cessé de prendre de l’ampleur au cours des dernières années. Entre autres initiatives, un mouvement d’occupation s’est étendu sur les bâtis et bocages menacés. Il y un an, face aux menaces croissantes sur les différentes maisons, cabanes et potagers, des habitant.e.s de la ZAD et collectifs solidaires appelaient à une manifestation de réoccupation en cas d’expulsion.

Quand César patauge...

Depuis le mardi 16 octobre, l’offensive redoutée a commencé. Les 1800 hectares de la ZAD ont été envahis par 1200 policiers. Ceux-ci se sont attaqués petit à petit aux maisons et cabanes occupées qu’ils ont détruites et emportées minutieusement pièce par pièce hors de la zone, pour ne rien laisser qui puisse servir aux occupant.e.s. Les occupant.e.s et toutes celles et ceux qui les ont rejoint sur place ont résisté, barricadé, réoccupé. Ensemble, nous avons tout fait pour enrayer les machines de destructions et bloquer les mouvements policiers... Nous sommes toujours là !

Notre détermination a été renforcée par une grande vague de solidarité aux quatre coins de l’hexagone et au-delà : manifestations quotidiennes à Nantes et dans diverses villes, ravitaillement et soutien matériel, actions sur les représentations du PS, de Vinci et consorts, constructeurs de l’aéroport et broyeurs de nos vies.

Si la plupart des maisons en durs ont déjà été expulsées, ainsi que quelques cabanes, de nombreux autres habitant.e.s demeurent, dispersé.e.s dans les bois, les champs, dans les arbres. De nouvelles constructions sont déjà lancées. Outre les occupant.e.s, des habitant.e.s "légaux" et paysan.ne.s sont toujours menacé.e.s de devoir dégager de la ZAD dans les mois à venir. Autant dire que cette tentative d’expulsion XXL est partie pour durer. Les gros malins de la Préfecture ont officiellement intitulé leur opération militaire : « César ». A nous de leur prouver que la résistance face à l’aéroport est effectivement « irréductible » et qu’eux seront finalement défaits et ridicules.

On ne lâche rien et on est toujours là !

Au delà de l’appel à rejoindre la zone et à poursuivre les actions solidaires dans les semaines à venir, nous confirmons aujourd’hui qu’une grande manifestation de réoccupation aura bien lieu le samedi 17 novembre 2012, au départ d’un des villages proches de la ZAD.

Après ce premier round d’expulsions, nous aspirons à un moment de mobilisation large, constructive et offensive, partagé par les différentes composantes de la lutte : occupant.e.s, agriculteur.rice.s, habitant.e.s du coin et d’ailleurs, associations et groupes solidaires.... L’objectif sera de reconstruire ensemble un lieu ouvert d’organisation sur les terres menacées. Nous voulons faire de ce lieu un carrefour pour les opposant.e.s, un point de départ pour de nouveaux habitats, une antenne pour organiser la résistance aux travaux à venir, autant ceux de l’aéroport que du barreau routier, première étape du projet censée débuter en janvier. Ils peuvent bien militariser la zone, ils ne nous empêcheront pas de nous y réinstaller.


## Ayrault, Vinci et consorts - le message est clair - Dégagez des terres !

INFOS SUPPLEMENTAIRES ET PRATIQUES

  • Cet appel à réoccupation a été lancé par le réseau Reclaim The Fields et des occupant.e.s de la ZAD qui avaient occupé des terres en friche avec plus d’un millier de personnes en mai 2011 pour y implanter la ferme maraîchère "Le Sabot" . Nous invitons aujourd’hui tous les groupes qui le souhaitent à relayer cette initiative et à rejoindre l’organisation du 17 novembre.
  • Au-delà d’une manifestation, il s’agit avant tout d’une action collective qui gagnera en puissance avec une présence longue et active du plus grand nombre. Prévoyez d’être là pendant le week-end et plus si possible pour amorcer l’occupation, continuer les constructions, les défendre, et en faire émerger des idées pour la suite.
  • Amenez des outils et matériaux divers et variés, des bleus de travail, du son, des créations loufoques, des radios portatives, des tartes à partager et une détermination sans faille.
  • Il sera possible d’arriver dès la veille. Un espace de campement sera annoncé dans les jours précédant la manifestation.
  • Vu l’énergie nécessaire à la résistance aux expulsions d’ici là et l’épuisement conséquent pour les occupant-e-s, la réussite de cette manifestation dépend de manière cruciale de l’implication des collectifs et individu-e-s solidaires partout ailleurs. Nous appelons à ce que s’organisent des réunions publiques, relais d’information et co-voiturages dans chaque bourg en vue du 17 novembre.
  • Des affiches et tracts photocopiables sont disponibles sur le site ou en format papier sur nantes (B17) ou sur la ZAD (Vache-rit). Tout soutien financier est le bienvenu (par chèque à l’ordre de “Vivre sans aéroport”, La Primaudière 44130 NDDL ; par virement : 20041 01011 1162852D32 36)

Comme la situation change chaque jour, guettez régulièrement les infos sur le site : http://zad.nadir.org/

En vue du 17 novembre, on cherche des poutres, matériaux de construction et d’escalade, cuisines collectives, chapiteaux, musiciens, batukadas, cabanes en kit, outils, tracteurs....

Pour tout échange, coup de mains, relais, propositions : reclaimthezad chez riseup.net

POURQUOI ON LUTTE ? Sur la résistance à l’aéroport et son monde.

À Notre-Dame des Landes, décideurs et bétonneurs planchent sur un nouvel aéroport pour parfaire leurs rêves voraces de métropole et d’expansion économique. Cela fait maintenant 40 ans qu’ils veulent anéantir sous le béton 2000 hectares de terres agricoles et d’habitats au nord de Nantes, la ZAD, Zone d’Aménagement Différé devenue Zone A Défendre.

Mais depuis les prémices de ce projet, des résistances s’organisent. Cette lutte est au carrefour d’enjeux sur lesquels s’unir et penser des stratégies communes. À travers elle, nous combattons l’alimentation sous perfusion, la société industrielle et son réchauffement climatique, les politiques de développement économique et de contrôle du territoire, les métropoles et la normalisation des formes de vie, la privatisation du commun, le mythe de la croissance et l’illusion de participation démocratique...

Aujourd’hui comme hier, les opposant-e-s, loin de baisser les bras, poursuivent la lutte : manifestations, recours juridiques, liens avec d’autres luttes, grèves de la faim, diffusion de journaux, péages gratuits, opposition aux forages, sabotages, perturbations des études d’impact de Biotope et des fouilles archéologiques, occupations de bureaux et de chantiers, etc...

Au grand dam de l’État et de Vinci qui rachètent et détruisent pour vider la ZAD, la vie et l’activité s’y sont densifiées et diversifiées depuis plus de trois ans. De nombreuses maisons laissées à l’abandon ont été réhabilitées et occupées, des cabanes ont été construites au sol et dans les arbres, des collectifs occupent des terres pour y faire du maraîchage. Des espaces de réunion, boulangerie, bibliothèque, gîte étaient ouverts à tous et toutes. Plus d’une centaine de personnes occupaient en permanence la ZAD, soutenues par de nombreuses autres du coin et d’ailleurs qui s’y rencontraient et s’y organisaient. Cette présence sur le terrain permettait des réactions rapides face au processus entrepris par Vinci en vue des travaux. C’est ce vivier créatif et indocile qu’ils cherchent aujourd’hui à éradiquer en vue de pouvoir commencer les travaux.

Nous gardons en mémoire les victoires passées contre les projets mégalos, du nucléaire au militaire. Comme au Carnet, à Plogoff ou au Larzac, nous savons que cet aéroport peut encore être stoppé. Nous regardons de l’autre coté des Alpes où l’opposition à la construction de la Ligne à Grande Vitesse Lyon-Turin mobilise toute une vallée, où des dizaines de milliers de personnes empêchent les travaux. Ici aussi toute tentative de bétonnage des terres leur coûtera cher.

P.-S.

toutes les info ici

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14 Messages

  • Appel de deux jeunes paysans à tout ce qui a un nom dans le ’mouvement social’

    Diffusez le plus largement possible (listes, sites, personnalités...)

    Le message ci-dessous est un message individuel, de deux jeunes paysans de la confédération paysanne (Morbihan et Var).

    Si on réfléchit à ce qui se passe à Notre Dame des Landes depuis une semaine, il y a un fait vraiment inquiétant : le silence du « mouvement social français ».

    Depuis mardi matin, plus de 500 gardes mobiles ont envahi la campagne tranquille du Nord de Nantes, ils ont chassé les gens de leur habitat, détruit des maisons et enlevées les pierres une par une pour s’assurer qu’elles ne seraient pas rebâties. Depuis six jours, environ 200 personnes dorment chaque nuit sur des barricades, respirent des gazs lacrymo, organisent le ravitaillement des copains en première ligne, tout cela dans une non-violence exemplaire (sinon, il n’y aurait pas cet assourdissant silence médiatique !). Depuis quelques jours, des gros ballots de vêtements, de bottes, de chaussettes, de piles, de pommes, de pâtes, de légumes, de café, de jus de fruits, de barres de céréales, affluent dans le hangar qui sert de QG à la résistance, témoignant que si peu de gens osent s’aventurer dans le « territoire en guerre » qu’est devenu ce beau bocage, il existe une véritable indignation dans la population.

    Et enfin bon, des raisons de s’indigner il y en a tout de même : il n’a rien d’autres à faire ce gouvernement que de mobiliser des centaines de flics pendant des semaines pour chasser des gens de leur maison alors qu’il semble qu’il y ait une crise du logement dans ce pays, rien de plus urgent comme dépense que de construire un aéroport pour en remplacer un autre loin d’être saturé alors qu’on nous dit que la priorité c’est de réduire les déficits, rien de plus important que de développer le trafic aérien alors qu’il paraît qu’il y a un truc qui s’appelle le changement climatique ???

    Alors pourquoi ce silence ?

    • Soit, ce qui est une possibilité réelle, le mouvement social est bien mal en point, tué par la « crise », asphixié par l’arrivée de la gauche au gouvernement,
    • Soit ce combat n’est pas celui du mouvement social, car ceux qui luttent pied à pied à Notre Dame des Landes ne sont pas très présentables, un peu trop boueux, avec en prime des têtes un peu trop jeunes et que donc certainement ils sont violents, donc peu fréquentables,
    • Soit encore vous ne savez pas quoi faire. Si c’est cette dernière option qui prime, quelques idées :

    La résistance à Notre Dame des Landes est incroyable. Il est incroyable que quelques centaines de personnes sans moyen financier, sans soutien logistique aucun à part celui de quelques habitants et paysans des alentours, logeant dans des abris de fortune, sans eau, sans électricité, aux vêtements détrempés, aient résisté une semaine derrière des barricades de bric et de broc face à une véritable armée. Ils sont encore là et ne vont pas lâcher, même si il leur faudra probablement se replier à un moment ou à un autre.

    Il ne manque pas de courage ni de détermination à Notre Dame des Landes.

    Il manque de la légitimité.

    Et cela, vous, vous qui savez écrire, qui avez les arguments en tête, qui êtes reconnus socialement comme des gens « sérieux », qui avez de l’audience auprès des militants de vos organisations, qui connaissez des journalistes, qui êtes en contact avec des politiques, vous qui êtes respectés, vous pouvez le donner à la lutte de Notre Dame des Landes : de la légitimité.

    Ce sont des choses que vous savez faire : écrire aux pages débat des journaux, organiser des conférences de presse, passer des coups de fil à droite à gauche, signer des tribunes collectives, intervenir lors de conférences, convaincre des gens connus d’aller à Notre Dame des Landes, ne serait-ce qu’une demi-heure, pour qu’ils puissent dire leur indignation devant les médias, puisque ces médias n’ont rien à faire de l’indignation des gens ordinaires.

    Vous savez faire cela et c’est vraiment le moment de le faire maintenant.

    Cette lutte est exemplaire et c’est aujourd’hui à chacun-e d’entre vous de permettre au mouvement social dans son ensemble de faire preuve d’une solidarité exemplaire.

    = = = = =

    Cet appel date du 25 octobre. C´est vrai que, mise à part quelques communiqués de diverses organisations, les initiatives ont été plutôt timides, alors que l´enjeu de cette lutte dépasse le cadre d’un projet local et qu’il prend chaque jour un peu plus une dimension héxagonale et globale, au même titre que le refus des Lignes ferroviaires à Grande Vitesse (LGV), de l’exploitation des gaz de schiste, du nucléaire, des lignes THT et de tous ces projets nuisibles et destructeurs d’aménagement et de développement capitaliste...

    Cependant, des actions ont commencé à être entreprises dans différentes villes [ voir ici : http://oclibertaire.free.fr/spip.php?breve475 ]. Les zadistes et opposants au projet d’aéroport de NDDL appellent à la création dans toutes les villes et régions de Comités de soutien à la lutte de NDDL et à une mobilisation générale partout où cela est possible, en visant le PS, Vinci and Co.

    L’articulation de la résistance sur place (dans la ZAD) et de la solidarité à l’extérieur est une des clés du succès. Il faut faire plier le gouvernement. Il faut le placer sur la défensive. Il faut aller vers une crise politique qui l’oblige à reculer. C’est possible par la montée en puissance des mobilisations locales et générales.

    Une manif de réoccupation est appelée pour le 17 novembre.

    A Paris, un rassemblement de soutien est appelé aujourd´hui devant le siège du PS, rue Solférino.

    Une manifestation du rue est appelée par le Comité de soutien, samedi 10 novembre, au métro Belleville.

    A Marseille, Réunion du Comité de soutien : mardi 6 novembre à Mille Bâbords.

    = = = = =

    Autres Rendez-vous

    RDV quotidiens :

    • Notre Dame des Landes, à partir de 9H : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
    • Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand
    • Nantes, à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture
    • Rennes, à 18h tous les soirs : point à la maison de la grève

    RDV a venir :

    • Mercredi 31/10 : à Caen à 17h, réunion du collectif de solidarité avec la ZAD dans le sous-sol du bâtiment lettres du campus 1.
      -Mercredi 31/10 : à Tours à 18h le collectif "Vinci Dégage Touraine" appelle à un rassemblement devant la Préfecture d’Indre et Loire (place de la Préfecture)
    • Mercredi 31/10 : 19h à la Vache Rit (lieu-dit les Domaines, NDL) : AG ouverte à toutes les personnes présentes sur la Zad sur ce qu’il se passe ici
    • Samedi 3/11 : 19h à la Vache Rit (lieu-dit les Domaines, NDL) : AG ouverte à tou-te-s sur ce qui se passe sur la Zad et les perspectives à venir
    • Samedi 10 Novembre à 11h00 *Manifestation à pied et en tracteur à Rennes*

    Suivi d´infos :

    https://zad.nadir.org/

    http://lutteaeroportnddl.wordpress.com/

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    • Mobilisations (errata Paris) 31 octobre 2012 14:58

      Errata

      Le rassemblement (déposé) devant Solférino est appelé le jeudi 1er novembre à 15 heures

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    • Vu dans la presse "officielle"

      Notre-Dame-des-Landes : le PS encore visé, cette fois à La Rochelle et Bordeaux

      Après Paris, Besançon (Doubs) et Tulle (Corrèze), au tour des fédérations du parti socialiste de la Charente-Maritime et de la Gironde d’être les cibles de supposés opposants au futur aéroport de Nantes.

      A La Rochelle...

      Les locaux de la fédération à La Rochelle ont en effet été tagués dans la nuit de lundi à mardi, avec des inscriptions faisant référence au projet d’aéroport de Notre-Dame-les-Landes, a-t-on appris lundi auprès du PS.

      Le sigle ZAD (Zone à défendre), du nom d’un groupe qui milite contre le projet de l’aéroport, a été retrouvé sur la permanence, a indiqué un communiqué de la fédération du PS de Charente-Maritime. "Non à l’Ayraultport" et "tremblez" ont également été apposés sur la façade de la permanence.

      Emmanuel Arcobelli, premier secrétaire fédéral par intérim de la Fédération du PS de Charente-Maritime, a indiqué à l’AFP avoir "déposé plainte" contre ce qu’il qualifie d’"agissements qui ne sont pas admissibles".

      ... et à Bordeaux

      A Bordeaux, siège de la fédération PS de la Gironde, on peut lire inscrit à la peinture bleue : "UMP-PS-Vindi dégagent" et "Ayrault vendu" sur le mur d’enceinte.

      (http://www.nantes.maville.com, du 6 novembre)

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  • Un point assez complet des actions de solidarité depuis le 16 octobre ici :

    http://fr.squat.net/2012/11/01/france-les-actions-de-solidarite-avec-la-zad-continuent/

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  • Casser l’utopie

    5 novembre 2012 17:56

    D’un camarade nazairien

    Casser l’utopie

    Casser l’utopie, voilà ce qu’ils veulent. Ils ne veulent pas que l’on prouve que ce qu’ils nomment « utopie » peut exister. Il ne faut pas que des preuves concrètes viennent démontrer qu’on pourrait vivre autrement ; que les tentatives « utopiques » ne débouchent pas forcément sur des dictatures (Comme la propagande de leurs « historiens » nous l’assure depuis que les bolcheviques et staliniens ont transformé le rêve communiste en camp de concentration). Il ne faut pas que l’idée puisse se répandre dans les esprits que l’on pourrait faire autre chose que ce à quoi tous leurs rouages nous obligent.

    Ils sont les gardiens cyniques et féroces d’une organisation sociale conçue pour que les grands faiseurs de fric en fassent toujours plus et que les pauvres en chient toujours plus. Ils n’ont pas « d’états d’âme » (comme ils disent dans leur jargon méprisant). Pas la peine de s’offusquer de leurs méfaits ; d’essayer de leur faire entendre « raison ». Ce ne sont pas des gens « raisonnables » bien que ce soit le déguisement qu’ils préfèrent. Ils ne veulent qu’avoir raison de ceux qui refusent de se plier à leurs décisions : par la matraque et les lacrymos, les flash-balls et les procès, les amendes et la prison, et autres vacheries moins officielles. Ils n’en sont pas encore aux tanks et aux missiles (ça ne fait pas « démocrate ») mais, s’il le faut, ils se souviendront que leurs ancêtres ont su faire tirer sur les dangereux utopistes d’hier, communards et spartakistes, makhnovistes et zapatistes, et autres« collectivistes ».

    Ce qui les inquiète c’est que l’utopie reprend du poil de la bête. Confrontés à leurs impasses (Paye la banque et crève en silence) des gens de plus en plus nombreux, partout, se disent qu’ils peuvent essayer de s’en sortir, quitter la machinerie écrasante du tous contre tous ; agir ensemble pour sortir du labyrinthe piégé. Voilà ce qui leur fait peur. Ils savent que leur feuilleton du bonheur technocratique et marchand fait de moins en moins applaudir les spectateurs et que, sans cette adhésion du public, leur force est à la merci d’un renversement de perspective, comme cela s’est vu plus d’une fois dans l’histoire. Ils savent que leur force est faible malgré ses uniformes, ses carapaces, ses cons dévoués et toutes ses machines.

    Voilà pourquoi ils mettent le paquet contre tout ce qui prouve, que la soumission à leurs règles n’est pas le seul comportement possible. Voilà ce qui est en jeu à Notre Dame des Landes comme à Marinaleda ou au Chiapas. A Notre Dame des Landes, les jeunes « squatters » au lieu de mendier à Pôle emploi ou de s’affliger de la prétendue crise du logement, ont démontré que si l’on veut on peut sortir de la dépendance au fric roi et aux rois du fric. Avec de très maigres moyens et une énergie phénoménale, ils ont rénové des maisons ; construit des cabanes de rêve (mieux que celles vendues en kit pour les parcs des riches) ; cultivé des jardins inventifs et produisant des légumes sains (sans « label » bruxellois) ; créé une boulangerie, une bergerie et, surtout, développé des relations solidaires et chaleureuses, à l’opposé du « chacun pour soi, écrase ton voisin » qui est la bible des « gagneurs » malheureux confondant bonheur et Bling-Bling.

    Voilà pourquoi les majordomes du capitalisme, en livrée « socialiste », ont lancé leurs soudards et leurs bulldozers contre leur œuvre. Voilà pourquoi ils démolissent des maisons, des corps, des vies, des espoirs. Parce qu’ils veulent démolir la preuve qu’un autre monde, une autre vie sont possibles. Mais leur hargne montre leur trouille. De plus en plus, cette société échappe à leur maitrise. L’utopie est leur chardon : Écrasée, étouffée, assassinée, elle renait toujours. Et toutes les bourses se recroquevillent en le constatant.

    Gédicus (1er novembre 2012)

    (reçu par courriel)

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  • NDDL : actions, mobilisations...

    7 novembre 2012 14:02

    et aussi...

    Futur aéroport de Nantes : quatre locaux du PS dégradés à Paris

    Alors qu’arrivent à Notre-Dame-des-Landes "des agents hackers du collectif Telecomix" selon le site OWNI, et que les tags pro-ZAD fleurissent toujours à Nantes (photo), l’opposition au futur aéroport de Nantes s’est aussi en partie déplacée à Paris, où une manifestation de soutien est prévue samedi prochain.

    Quatre permanences du Parti socialiste ont en effet été dégradées dans la capitale en près de 12 jours, des actions que les enquêteurs pensent liées au projet d’aéroport de Notre-Dame-les-Landes près de Nantes, a-t-on appris lundi de source proche de l’enquête.

    Après les locaux des XXe et XIe arrondissements parisiens, dégradés le 22 et le 31 octobre, ceux des Ve et VIe arrondissements ont également été la cible d’actes de vandalisme samedi et dimanche, selon cette source.

    Ces nouvelles dégradations ont été condamnées par le maire PS de la ville Bertrand Delanoë, qui a demandé que "leurs auteurs soient rapidement identifiés et sanctionnés" .Des plaintes ont été déposées par les sections concernées, et pourraient être regroupées et confiées au service de l’investigation transversale (SIT) de la préfecture de police de Paris (PP).

    Les enquêteurs pensent que ces actes ont été commis par des activistes opposés au projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-les-Landes en Loire-Atlantique.

    "Le sigle "ZAD", du nom d’un groupe qui milite contre le projet de l’aéroport, a été retrouvé sur la plupart des sections dégradées", a confié un enquêteur. D’autres permanences socialistes, à Besançon (Doubs) et à Tulle (Corrèze), ont été dégradées le 31 octobre et le 3 novembre, recouvertes de tags appelant clairement au rejet du projet.

    Lors des manifestations de protestation, aux côtés des riverains et des militants écologistes, des activistes connus pour appartenir à la mouvance autonome ont été repérés par les policiers, a assuré une source proche du dossier.

    (http://www.presseocean.fr/ du 6 novembre)

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    • Les locaux du PS touchés par une vague de vandalisme anti-" Ayraulport "

      le 07-11-2012

      PARIS (Sipa) — Une vingtaine de fédérations, section ou permanences d’élus socialistes ont été vandalisés ces trois dernières semaines par des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Cette vague de dégradations touche principalement les régions du grand Ouest et Paris.

      La fédération du Maine-et-Loire, à Angers, a été la première touchée dans la nuit du 16 au 17 octobre. La façade a été la cible de jets d’oeufs et de peinture et l’inscription "Vinci-PS même combat, solidarité ZAD" a été taguée au sol, en référence à la zone d’aménagement différée où doit être construit l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, rebaptisée "zone à défendre" par ses détracteurs.

      D’autres fédérations ont été prises pour cibles : Rennes (Ille-et-Vilaine) le 19 octobre et dans la nuit du 26 au 27, Dijon (Côte-d’Or) dans la nuit du 19 au 20, Limoges (Haute-Vienne) dans la nuit du 21 au 22, Besançon (Doubs) dans la nuit du 30 au 31, Tulle (Corrèze) dans la nuit du 2 au 3 novembre, Bordeaux (Gironde) et La Rochelle (Charente-Maritime) dans la nuit du 5 au 6.

      Plusieurs sections ont également été vandalisées : Arles (Bouches-du-Rhône) dans la nuit du 24 au 25, Brest dans la nuit du 29 au 30 et Douarnenez (Finistère) dans la nuit du 5 au 6 novembre.

      A Paris, la permanence de la députée Fanélie Carrey-Conte dans le XXe arrondissement a été frappée dans la nuit du 21 au 22 octobre, puis la fédération départementale dans la nuit du 30 au 31 et les sections des Ve et VIe dans la nuit du 2 au 3 novembre. Trois nouvelles dégradations ont été commises mercredi matin vers 10h30 contre la section du IIIe, la permanence du député Patrick Bloche dans le XIe et la fédération départementale, située dans le même arrondissement.

      " Tremblez ! "

      D’après les témoignages recueillis par Sipa auprès des fédérations PS touchées, les auteurs de ces actes de vandalisme ont à chaque fois revendiqué leur opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. "La ZAD est partout. Tremblez !", pouvait-on lire sur les murs de la fédération de Charente-Maritime, tandis que la section d’Arles était ornée d’un inébranlable "ZAD vaincra. Mon peuple survivra. On fait voler le PS en éclat".

      Le nom du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes de 1989 à 2012, apparaît souvent dans des inscriptions dénonçant "l’Ayraulport" de Notre-Dame-des-Landes, comme à Dijon, Tulle ou Douarnenez, quand il n’est pas directement traité de "vendu" comme à Bordeaux.

      Ces graffitis s’accompagnent régulièrement de bris de vitrines et de jets de peinture. Le PS a systématiquement déposé plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.

      " Vandalisme politique "

      "Trop c’est trop ! Ce sont des actes inadmissibles qui s’attaquent au fondement même de la démocratie. Le PS n’acceptera pas que certains puissent s’abriter derrière des pseudo-causes pour perpétrer des actes de vandalisme politique", a déclaré à Sipa le porte-parole du PS, David Assouline. "Il doit y avoir une réaction énergique pour ne pas que cela se poursuive", a-t-il ajouté.

      La ZAD de Notre-Dame-des-Landes, qui s’étend aussi sur trois communes voisines, est le théâtre d’affrontements fréquents entre les opposants au projet d’aéroport qui occupent le terrain et les forces de l’ordre chargées de les en déloger.

      source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121107.FAP3823/les-locaux-du-ps-touches-par-une-vague-de-vandalisme-anti-ayraulport.html

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      • Communiqué

        De Notre-Dame des Landes à Solférino : le parti socialiste interpellé

        Aujourd’hui, mercredi 7 novembre 2012 à 8h30 une banderole a été
        accrochée aux grilles du Parti Socialiste, rue Solférino à Paris.

        Par ce geste, nous dénonçons la violence du gouvernement socialiste qui
        expulse depuis le mardi 16 octobre 2012 les centaines d’habitants et
        d’agriculteurs qui vivent sur les terres du projet d’aéroport de
        Notre-Dames des Landes près de Nantes.

        Ce projet qui est né il y a 40 ans a toujours rencontré une opposition
        déterminée qui l’a considérablement ralenti. M. Ayrault, ancien maire de
        Nantes et actuel premier ministre a été la figure principale dans la
        relance de cet aéroport inutile et couteux.

        Inutile parce qu’il existe déjà un aéroport à Nantes. Coûteux car les
        collectivités territoriales qui devront supporter la moitié du
        financement du projet qui endettera l’Etat qui se porte garant des
        pertes. De plus, il sacrifiera 1800 hectares de terres agricoles et de
        campagne habitée.

        Le gouvernement ne veut rien entendre et souhaite maintenir coute que
        coute ce projet. Nous ne les laisserons pas faire, ils ne nous feront
        pas taire.

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  • Minorité violente ?

    9 novembre 2012 22:28, par GEDICUS

    Minorité violente ?

    Comment peuvent-ils encore croire à l’efficacité de ce genre de discours propagandiste ? Depuis près de deux siècles, à chaque fois qu’il y a des « troubles sociaux », dénoncer l’agitateur étranger fait partie de la panoplie des gouvernants. Tous les dictateurs ont eu recours à cette formule quand leur trône vacillait mais les « démocrates » ne sont pas en reste quand leur « démocratie » est prise la main dans le sac à combines et à pognon. Ils croient que ça marche et que ça va encore bluffer les populations simplettes. C’est dire en quel mépris ils tiennent leurs « concitoyens » y compris ceux qui les ont élus.

    Mais il y a longtemps que cet argument ne marche plus, sauf pour quelques naïfs. Ainsi, aujourd’hui, à Notre Dame des Landes et sur la ZAD (Zone à défendre contre le projet d’aéroport) chacun peut voir que les « professionnels de la guérilla urbaine » * ne sont pas les squatteurs dont on a détruit les maisons et jardins, et qui n’ont trouvé alors sous leurs mains que quelques carottes à lancer sur les CRS, mais bien ces robocops entrainés pour ça et hyper-équipés (au point que même la colère résistante de ceux qu’ils agressent, si elle a trouvé depuis quelques pierres et branchages pour remplacer les carottes épuisées, ne fait pas le poids contre cette machine de guerre). Chacun peut voir aussi que la « minorité violente venue d’ailleurs »** ce sont ces hommes en noir, cagoulés et casqués, bardés d’armes, recrutés dans tous les coins du pays pour venir taper sur la tronche des gens qui ne veulent pas se soumettre aux décisions des seigneurs, et qui ne sont pas, eux, une minorité, là où ils vivent, mais une majorité qui voudrait pouvoir vivre tranquille et sans qu’on lui inflige le saccage de son territoire.

    Comment donc peuvent-ils, ces « élus » se prévalant de leur « mandat » (Le « verdict des urnes, ça compte un peu »*) alors qu’ils savent bien qu’ils n’ont été élus que comme pis-aller pour mettre à la porte les truands précédents ; comment peuvent-ils croire encore que leur baratin grossier va être avalé par le « public » ?
    N’importe qui, regardant les vidéos de l’intervention policière, y compris celle d’une presse qui ne chérit pas beaucoup les opposants, peut se faire une idée claire sur ce qui se passe sur cette ZAD et alentour.
    Le recours de nos potentats locaux et nationaux à ces arguments éventés montre au contraire leur panique face à ce mouvement d’opposition qu’ils avaient sous-estimé. Mais, ce n’est pas ainsi qu’ils feront prendre les vessies avec lesquelles ils pissent sur les citoyens pour les lanternes du progrès.

    A leur « minorité violente, venue d’ailleurs et spécialiste de la guérilla urbaine », à leurs sinistres mercenaires agités dans le bocage nantais, les opposants au projet de bétonnage de la vie, de plus en plus nombreux, continuent à dire : Dégage !


    Gédicus, 8 novembre 2012.

    *Jacques Auxiette, Président de la Région, Ouest-France, 7 novembre 2012.

    **Le préfet, Ouest-France, 8 novembre 2012.

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    • NDDL : Action Rennes 15 novembre 2012 01:43, par XYZ

      Notre-Dame-des-Landes : le chantier Saint-Hélier envahi par des anti-aéroport

      Action surprise ce mercredi matin sur le chantier de l’ancienne usine Kronenbourg à Rennes. Des opposants à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes ont envahi le chantier de la Zac Saint-Hélier.

      Le chantier de la Zac Saint-Hélier a été envahi ce matin dès 6 h 45 par une trentaine de militants anti-aéroport. Cinq d’entre eux sont montés en haut de la grue et ont déployé un drapeau où il est écrit : "Non, à l’Ayraultport".

      Les autres opposants sont disséminés dans le chantier et notamment dans les préfabriqués. Dans un tract, ils expliquent avoir envahi la Zac, car elle est construite par Sogéa, filiale de Vinci, la multinationale qui construit le chantier de l’aéroport. Le prospectus annonçait également que les opposants souhaitaient rester toute la journée sur le chantier.

      La tentative aura pourtant été écourtée en milieu de matinée. Une trentaine d’agents de la garde-mobile de la gendarmerie a pénétré sur le site pour déloger les manifestants. Aucune interpellation n’a eu lieu : les opposants se sont éclipsés avant l’opération des gendarmes.

      L’aéroport de Notre-Dame-des Landes, situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Nantes, doit remplacer l’actuelle plateforme aérienne de la cité ligérienne à l’horizon 2017.

      source : http://www.rennes.lemensuel.com/

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    • Accueil

      Un camp d’accueil sera ouvert dès jeudi soir près des Rosiers (commune de Vigneux-de-Bretagne, cf. carte). Il y aura des cantines collectives pour manger, des chapiteaux chauffées et de la place pour poser sa tente.

      Vendredi 16 à 19h, un point info sur tout ce qu’il faut savoir sur la manif aura lieu sur le camp.

      A partir de samedi, un autre camp se mettra en place à proximité du terrain réoccupé.

      A prévoir avant la manif

      Durant la manifestation, radio klaxon émettra en live, donnera toutes les informations utiles et relaira les prises de paroles sur 107.7 FM. Prenez votre radio portative !

      On vous invite à prendre des outils pour participer au défrichage (gants, faucilles, etc.) et à la construction (marteaux, scies, visseuse, vis ou clous).

      Parkings

      Garer tous le manifestants autour d’un bourg comme Notre-Dame demande un minimum d’organisation. Si vous venez en voiture, merci de lire ces consignes.

      Prévoyez d’arriver en avance. La manifestation partira du bourg à 11h pile. Certains parkings sont à plus d’une demi-heure de marche du bourg. Pour être plus près, venez plus tôt !

      Il y aura 5 entrées pour accéder à la manifestation :

      • l’Arche du Fouan (au croisement de la D42 et de la D16) : unique entrée pour les cars ;
      • Héric ;
      • La Paquelais ;
      • Le Temple de Bretagne ;
      • Fay de Bretagne.

      Laissez vous guider. Merci de laisser libre l’entrée et la sortie des riverains.

      Garez vous en une seule file pour permettre les départs échelonnés. La circulation se fera toujours en sens unique.

      Si vous amenez du matériel de construction, le laisser dans les remorques des tracteurs garés au niveau de chaque entrée. Les éventuels camions chargés de structures qui doivent aller dans le cortège doivent d’adresser aux personnes présentes au niveau des tracteurs.

      Déroulement de la manifestation

      L’objectif premier de la journée du 17 novembre est bel et bien d’aller reconstruire un lieu de lutte et d’organisation sur la ZAD, et non pas de s’affronter avec la police. A ce titre, tout un chacun, quel que soit son âge et sa mobilité est invité à venir participer à cette manifestation populaire. Nous sommes confiant quant au fait d’arriver à notre objectif. Au vu de la mobilisation massive autour de cette manifestation et de notre détermination, nous estimons qu’ils commettraient une erreur regrettable en essayant de nous en empêcher. Le préfet lui-même a récemment indiqué que les forces de l’ordre ne pouvaient contrôler entièrement la zone !

      Néanmoins, en cas de barrages filtrant, contrôles, blocages de véhicules, bus ou personnes en amont, nous invitons les personnes concernées à ne pas se laisser décourager inutilement. Il est possible dans ce cas de se regrouper pour passer ensemble. Il est possible aussi de prévenir la communication externe de la manif (06 31 80 49 54), qui relaiera l’information pour que du soutien soit apporté. Si des personnes pour une raison ou pour une autre n’arrivaient pas à rejoindre la manifestation, un rv alternatif est donné à par‪tir de 14h devant la Préfecture de Nantes...

      Par ailleurs, l’assemblée générale d’organisation souhaite une manifestation populaire. Il s’agit de privilégier pancartes et slogans en lien avec la lutte et de limiter les drapeaux d’organisation, auxquelles on demande de ne pas faire de bloc. Un drapeau commun représentant la lutte anti-aéroport sera disponible.

      Un point presse aura lieu samedi 17 à 10h à Notre-Dame-des-Landes. Un autre point presse sera mis en place près du lieu de réoccupation.

      Programme du week-end

      Vous êtes tou-te-s invitées à rester le week-end et plus si possible.

      Samedi soir il y aura une scène ouverte sur le lieu d’arrivée de la manif. Dans le week-end, il y aura des discussions, des débats et des ateliers, avec notamment des actions de plantation d’arbres dimanche. Le programme est en cours de préparation et sera précisé sur place. Les constructions se poursuivront aussi.

      Une assemblée aura lieu dimanche à 10h30 sur le lieu de la réoccupation pour parler des perspectives de ce lieu et des suites du mouvement.

      Pour participer à la préparation

      Pour participer au montage de ce camp d’accueil, rendez-vous jeudi à 10h.

      C’est toujours bienvenu de venir participer aux tractages mercredi et vendredi à 11h30 (rendez-vous à B17, 17 rue Paul Bellamy à Nantes) et aux collages mercredi et jeudi à 20 à (même lieu).

      Pour en savoir plus...

      Toutes les informations sont en ligne sur le site web http://zad.nadir.org/, rubrique "Manifestation de réoccupation du 17 novembre". D’éventuelles nouvelles infos seront publiées sur ce site web.

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    • Déclaration de l’Assemblée Générale d’organisation de la manifestation de réoccupation (moins quelques personnes), le mardi 13 novembre 2012

      En préambule, à tout-e-s les adhérent-e-s et sympathisant-e-s d’EELV qui luttent sincèrement contre l’aéroport, vous êtes les bienvenu-e-s. Et c’était chouette de partager des moments autour des barricades avec certain-e-s de vous...

      Depuis quelques jours, des dirigeant.e.s d’EELV prennent position par rapport aux expulsions en cours sur la ZAD : ils/elles expriment leur soutien aux habitant-e-s et appellent à la manifestation de réoccupation du 17 novembre. Depuis que le mouvement d’occupation existe, les dirigeant.e.s d’EELV, notamment Jean-Philippe Magnen [1] (chef d’EELV Loire-Atlantique) et François de Rugy [2] (député EELV en Loire-Atlantique) n’ont fait que s’en désolidariser par presse interposée. Ils/elles ont parlé d’ultras, de violent-e-s agitateurs/ices et d’extrémistes ; et n’ont cessé de dénoncer des actions menées contre l’aéroport et les porteurs du projet. Aujourd’hui, des responsables d’EELV, dont Barbara Pompili [3] (co-présidente du groupe écologiste à l’assemblée nationale) se désolidarisent encore des "minorités violentes". Au cas où ils/elles ne le sauraient pas, la manifestation du 17 est appelée notamment à l’initiative de ces mêmes "minorités violentes", de celleux qui montent des barricades et lancent des pierres pour défendre leur maison, en l’occurence les occupant-e-s de la ZAD. N’oublions pas que malgré toutes leurs promesses [4], ces mêmes dirigeant.e.s n’ont pas hésité à laisser tomber la question de l’aéroport pour quelques places de pouvoir et participent aujourd’hui au gouvernement et instances décisionnelles orchestrant les expulsions. Ces mêmes expulsions qu’illes prétendent condamner face aux médias. [5]
      Comment peut-on participer au gouvernement qui impose ce projet d’aéroport, comment peut-on calomnier le mouvement d’occupation, et en même temps appeler à la manifestation de réoccupation ? Si les porte-parole d’EELV ont envie de parler, illes n’ont qu’à clarifier d’abord leurs positions. Nous tenons à préciser par ailleurs que contrairement à ce qui a été entendu dans les médias, illes ne sont pas les organisateurs/trices de cette manifestation. De notre côté, nous n’acceptons pas que celleux qui se dissocient des actes de résistance aux expulsions viennent à cette manifestation. Illes n’y sont pas les bienvenu.e.s à nos yeux.

      L’assemblée générale d’organisation de la manifestation de réoccupation moins quelques personnes

      Notes

      [1] « C’est compliqué... On est démunis, ces ultras sont totalement autonomes, on ne sait pas comment les virer ». J-Ph Magnen, Presse Océan du 14/09/11

      [2] « Les squats de maisons à NDDL ne servent pas la lutte des vrais opposants au projet d’aéroport que sont les agriculteurs, la population [sic] et les politiques » déclarait il y a quelques mois François de Rugy

      [3] Ces « activistes d’extrême gauche qui sont dans la lutte pour la lutte », sont « minoritaires » dans ce combat et bien loin des « vraies questions » que soulèvent « les agriculteurs et expropriés (…) vraiment pas extrémistes ». « Je ne veux pas qu’on caricature les opposants de Notre Dame des Landes simplement en les réduisant à ces quelques extrémistes », Barbara Pompili, AFP, 07/11/2012

      [4] « Je le dis les yeux dans les yeux, l’accord de 2012 avec le PS, s’ils ne lâchent pas sur Notre Dame des Landes, ce sera non. », Université d’été des Verts, août 2010., Cécile Duflot, devenue depuis ministre du logement du gouvernement Ayrault, après que la direction d’EELV ait enterré les sujets de lutte que sont l’EPR et l’Aéoroport du Grand Ouest

      [5] EELV se prononce désormais « pour l’arrêt immédiat des opérations de destructions en cours » et « condamn[e] l’évacuation de personnes, la destruction de maisons, la dégradation de cultures et les atteintes à l’environnement » , communiqué d’EELV par la voix de leurs porte-parole, Elise Lowy et Jean-Philippe Magnen, 30/10/12.

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      • NDDL, 17 novembre, à Nantes ou ailleurs... 15 novembre 2012 02:50, par XYZ

        Dans de nombreuses villes, des départs collectifs sont organisés pour la manifestation de "réoccupation" de la ZAD de Notre Dame des Landes.

        Sur Paris/Ile-de-France, des cars partiront vendredi soir et samedi matin.

        Pour permettre à un maximum de monde de se rendre sur place, ces cars sont à prix libre sachant que le tarif coutant serait d’environ 50€ (pour les samedi) à 70€ (pour le vendredi). Plusieurs organisations membres du collectif participent au financement des cars.

        Départ samedi matin retour samedi soir

        Aller : rendez-vous 6h Place d’Italie – arrivée vers 11h30 sur place.

        Retour : rendez-vous à 18h pour un retour vers minuit à Paris.

        Il est impératif d’être là à 6h si nous voulons arriver à l’heure à la manifestation dont le rendez-vous est à 11 heures. Le dernier car partira au plus tard à 6h30.

        Départ vendredi retour dimanche

        Aller : rendez-vous vendredi soir à 18h Place d’Italie – arrivée vers minuit sur place.

        Retour : rendez-vous dimanche à 13h pour un retour en début de soirée à Paris.

        Inscription

        L’inscription est obligatoire pour nous permettre de gérer au mieux les cars. Pour vous inscrire, envoyez un mail à cette adresse : en précisant : noms, appartenances si vous en avez, trajet choisi.

        Des tickets seront remis à chaque inscrit au moment du départ. Nous ferons en sorte de faire monter un maximum de monde dans chaque car, en tenant compte de l’ordre d’inscription alors inscrivez-vous vite !
        Informations pratiques

        NDDL, c’est la campagne humide ! prenez vos bottes imperméables et parapluies !

        Prévoyez d’être autonomes : apportez votre nourriture et, pour ceux qui vont dormir sur place, vos couchages et tentes. Des salles sont prévus pour l’hébergement à Notre-Dame des Landes et au Vigneux, mais nous ne pouvons garantir qu’il y en aura pour tout le monde.

        Les matériels seront acheminés par d’autres moyens, évitez d’en apporter dans les cars.

        Évitez, surtout, d’apporter des matériels pouvant être considérés comme des armes par destination, histoire qu’on ne fasse pas bloquer bêtement par un contrôle.

        Une fiche « pratique » sera remise à chaque personnes avec les diverses infos et un plan.

        Il y aura des responsables dans chaque cars, qui pourront communiquer entre eux pour gérer au mieux le trajet, notamment d’éventuels, mais peu probables, blocages.

        Contacter rapidement le bus17novembreparisidf chez riseup.net pour réserver (sinon se rendre au lieux et heures de départ des cars)


        Pour ceux et celles qui ne pourront pas se déplacer dans la région nantaise, des initiatives locales ont été prises, comme à Boulogne-sur-Mer.

        Rassemblement de solidarité avec les expulsés de Notre Dame des Landes

        Pour les personnes qui ne pourront se déplacer à Notre Dame des Landes le 17 Novembre pour la manifestation de réoccupation, nous organisons à Boulogne sur mer (la ville du ministre des transports, Frédéric Cuvilier) un rassemblement de soutien aux expulsés de la ZAD et d’opposition à la construction de l’aéroport.

        RDV le 17 Novembre à partir de 13h30 devant le théatre Monsigny !

        Plus d’infos ici : http://lamouetteenragee.over-blog.com/article-rassemblement-de-solidarite-avec-les-expulses-de-notre-dame-des-landes-112272671.html


        En Ile-de-France, dans le 93, une lutte a commencé contre un projet inutile et/ou nocif, de méthanisation des ordures ménagères.

        Contre le projet d’usine de TMB-méthanisation à Romainville,
        manifestons le 17 novembre (RV à 15 heures devant le musée d’Orsay, en direction du ministère de l’Ecologie, bd Saint-Germain)

        Non au greenwashing de nos ordures sur le dos des habitants du 93 !

        Parmi les grands projets inutiles ou nocifs qui soulèvent l’opposition des populations actuellement, il en est un dont on n’a pas encore beaucoup entendu parler et qui pourtant se situe à nos portes – ou du moins aux portes des habitants de l’Est parisien. Le Syctom (qui gère le traitement des ordures de 84 communes de la région parisienne et est présidé par le socialiste François Dagnaud) a en effet passé contrat en 2010 avec la multinationale Urbaser pour la construction de la plus grosse usine de TMB-méthanisation d’Europe sur le site de l’actuelle déchetterie de Romainville (à la frontière à la fois de Pantin, Bobigny et Noisy-le-Sec). Et cela dans la plus grande discrétion ! C’est en effet lors de l’affichage du permis de construire l’année dernière que des riverains découvrent le pot-aux-roses. Ils partent à la pêche aux informations, et se constituent rapidement en association pour se défendre.

        En quoi ce projet est-il non pas inutile mais profondément nocif ? La méthanisation n’est-elle pas un procédé « écologique » et économique (on fait fermenter les ordures, on récupère du gaz méthane comme source d’énergie et du compost comme engrais pour l’agriculture) ? Oui, sur le papier. Mais en pratique il y a de gros risques d’explosion et d’incendie, qui justifient une implantation hors des zones habitées, alors qu’on est là en pleine zone urbaine et à proximité d’immeubles d’habitation, d’usines, d’une école et d’une voie de chemin de fer où passent 1800 trains par jour... Mais surtout, avant la méthanisation, il y a le « tri mécano-biologique » (TMB) : les ordures arrivent mélangées et sont triées mécaniquement pour séparer les éléments organiques du reste. Un procédé de tri très imparfait, qui fait qu’on retrouve dans ce qui est mis en fermentation des quantités non négligeables de plastique, de métal, de métaux lourds… D’où une fermentation malodorante qui empuantit les zones avoisinantes placées sous le vent et, au bout du processus, un « compost » inutilisable en agriculture, donc condamné à repartir vers la décharge ou l’incinération…Ce projet est donc dangereux, nocif pour les populations avoisinantes, économiquement irrationnel, mais aussi écologiquement contre-productif. Car si l’investissement, estimé à 400 millions d’euros pour la seule construction de l’usine, devait se faire, ce sont les solutions véritablement « vertes » (compostage domestique, tri à la source et recyclage systématique des ordures résiduelles) qui seraient condamnées à ne jamais voir le jour à l’échelle parisienne.

        Une opposition s’est rapidement organisée dans le cadre de l’association Arivem, indépendante de toute force politique ou syndicale constituée (tous les partis représentés au Syctom avaient voté le projet), regroupant des riverains de toutes convictions et origines. L’Arivem a fait un gros travail de recueil d’informations (voir son site) – notamment en prenant contact avec les associations de riverains d’autres usines de TMB-M et en faisant établir une contre-expertise du projet et élaborer une solution alternative de traitement des ordures des communes concernées. Elle a par ailleurs travaillé à sensibiliser et à mobiliser la population locale (une première manifestation a eu lieu à Pantin en juin). Sous sa pression, le Syctom s’est vu contraint de décider d’un moratoire et de commander un audit du projet (qu’il a confié à l’organisme de son choix…). Il prendra la décision de maintenir ou non le projet dans les semaines ou jours qui viennent.

        En manifestant le 17 novembre, nous voulons montrer l’importance de l’opposition au projet au sein de la population locale, mais aussi parmi les populations d’autres usines ou projets semblables déjà mobilisées. Et nous espérons obtenir aussi le soutien de tous ceux qui refusent que le contenu de leurs poubelles serve à polluer la vie de populations éloignées du cœur de Paris, qui seraient trop démunies pour se faire entendre.

        Venez le plus nombreux possible, avec vos amis, vos enfants, vos parents… Chaque présence pèsera de son poids dans cette mobilisation.

        Plus d’infos sur arivem.free.fr

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  • De Toulouse...

    Face à toutes les expulsions, autodéfense populaire !

    Suite à l’expulsion du Centre Social Autogéré du 22 rue Demouilles le lundi 8 octobre, la centaine d’habitant-e-s et la Campagne pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion se sont de nouveau retrouvés à la rue. Cet immense bâtiment, laissé vide depuis 6 ans, est donc retourné au silence après un mois de vie, d’expériences, d’activités diverses et de rencontres. C’est un hélicoptère du GIPN et 200 flics qui sont venus nous expulser et nous en arracher. A Notre-Dame-des-Landes, depuis plusieurs semaines, sur les terres ciblées pour le projet d’aéroport de Vinci à Nantes, c’est plus de 1000 keufs et trois hélicos qui tentent de virer et raser tous les lieux occupés, et ça, pour la modique somme d’un million (1 000 000 !!) d’euros.

    Ailleurs en France, différents collectifs se mobilisent, s’organisent et agissent sur les questions de logement.

    A Paris, un nouveau bâtiment vide depuis un an a été ouvert par le Collectif des mal-logés acharnés et certain-e-s du 260 rue des Pyrénées (38 rue des bois – 19ème), c’est une trentaine d’habitant-e-s qui en ont été sauvagement expulsé-e-s dans la soirée du 22 octobre. A Nantes, le collectif Précarité 44 a réquisitionné un bâtiment public samedi 14 octobre, qui a été expulsé depuis. A Grenoble, le collectif du 22 rue des Alpes a aussi ré-ouvert à deux reprises, le second bâtiment tient, il vit et devient un espace d’habitation collective pour des demandeurs d’asile.

    Dans le cadre du week-end d’action nationale du 13 au 15 octobre, on est allé faire mousser une fontaine du centre-ville, histoire d’apporter notre contribution à l’opération « Toulouse ville propre ». Le principal objectif de cette nouvelle politique locale ? Aseptiser nos rues, notamment en virant les habitants dits « indésirables » des quartiers populaires à travers, entre autres, les Grands Projets de Ville (GPV).

    L’un d’eux s’attaque justement au quartier Bonnefoy : la ligne grande vitesse (LGV) doit y passer, la gare sera aménagée pour accueillir des TGV hors de prix, et le quartier réhabilité pour y attirer bobos, cadres et autres friqués. Et les gens du quartier ? Pour eux commencent déjà les expropriations, bientôt ce sera les expulsions, sans parler des coups de pressions quotidiens. Ce grand projet industriel et urbain est décidé et mené par une poignée d’individu-e-s au pouvoir, pour leurs seuls profits, et avec le plus grand mépris pour les gens qui vivent là. A certains endroits, comme face au TAV (train à grande vitesse italien) dans le Val di Susa ou l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes, de nombreuses personnes s’insurgent et se rencontrent pour organiser la lutte.

    Contre Vinci et son monde, ce dimanche des membres de la CREA et du collectif 31 de soutien à la ZAD ont offert le péage autoroutier aux usagers en le bloquant à l’arrivée de Bordeaux et Paris !

    Si l’État prétend manquer de fric pour assurer un logement à chacun-e-s, il en trouve facilement lorsqu’il s’agit de foutre des gens dehors et de policer les villes. Que ce soit au travers de vastes opérations quasi-militaires, dans la violence quotidienne des expulsions ou la présence de keufs à chaque coin de rue. La guerre aux pauvres et à tous ceux qui s’organisent est déclarée, l’État expulse à tour de bras et le plus rapidement possible.

    Pour une expulsion, six ouvertures !

    Aujourd’hui la CREA c’est donc neuf bâtiments, dont six nouveaux ouverts et libérés en un mois principalement dans le quartier de Bonnefoy. Parmi ces bâtiments, certains appartiennent à des particuliers (propriétaires de bâtiments vides, qu’ils n’habitent pas). L’État et le capitalisme fabriquent et gèrent la misère, ils expulsent sans cesse, nous n’avons pas le choix de crever à la rue. Lorsque ce mouvement populaire réquisitionne des bâtiments, il les rend en fait libres et ouverts pour toutes et tous. En revanche c’est bien la mairie qui préempte les bâtiments de Bonnefoy (qu’elle rachète à prix cassés) et qui a commencé à expulser les habitants des quartiers qu’elle veut nettoyer (Ramier, Bagatelle, Reynerie, Mirail…) pour faire de Toulouse une “capitale européenne”. C’est encore l’État qui nous a expulsé – une centaine de personnes et d’enfants – du bâtiment de l’URSSAF, 22 rue Demouilles, pour laisser ces 5400 m2 vides. Prenons-nous en aux responsables de la misère, pas à celles et ceux qui la subissent.

    Et l’État ne lésine pas non plus sur les moyens pour rendre ces lieux à des propriétaires qui les laissent vides et morts. Plusieurs de ces bâtiments sont déjà expulsables. La trêve hivernale nous sera-t-elle appliquée ou la Préfecture va-t-elle encore nous refoutre à la rue en plein hiver ? Unissons-nous et organisons-nous pour empêcher ces rapaces de détruire nos vies et nos territoires.

    Venez prendre la ville avec nous lors de la grande manifestation contre toutes les expulsions
    à Toulouse, le samedi 17 Novembre (départ à 14h, St Cyprien République)
    suivie d’une assemblée populaire (9 rue du faubourg Bonnefoy)

    SOLIDARITE AVEC LES COLLECTIFS DE PARIS, NANTES,
    GRENOBLE, CAEN, LA ROCHELLE, MONTPELLIER, TOURS,

    LA ZAD ET LES NO-TAV !!
    TOUT POUR TOU-TE-S !

    POUVOIR AU PEUPLE !

    La Campagne pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion (CREA)

    creatoulouse [at] squat [dot] net

    creatoulouse.squat.net

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