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Courant Alternatif 303 octobre 2020

Sommaire et édito

vendredi 2 octobre 2020, par OCL Reims


édito  page 3
social
page 4 La rentrée... Comme les autres à l’école élémentaire... en pire !
pages 5-6 ... Masquée et la tête basse dans le second degré
pages 7-8 Déboulonner Colbert sans déboulonner le capitalisme ?
pages 8-9 Marche nationale des sans-papiers : pour une dynamique
durable et un antiracisme de classe !
sans frontièrespages 10-11
aménagement du territoire
pages 12 à 14 GP2I en Loire-Atlantique comme s’il en pleuvait !
coronavirus
pages 15-16 Application stopcovid : un désastre programmé
pages 16 à 18 Un bilan social du confinement
pages 18 à 20 De quoi « le monde d’après » peut-il être fait ?
L’mouv’ment
page 21 Franco De Martis « Franchino » nous a quitté
Big brother pages 22-23
International
pages 24 à 26 Liban : L’explosion de Beyrouth soufflera-t-elle aussi
le régime en place ?
pages 27 à 29 Viet Nam : Deux condamnations à mort au terme
du conflit foncier le plus sanglant de ces dernière années.
pages 30 à 32 Mali : Que se passe-t-il donc au Mali ?

Edito

L’Etat, le travail et le Capital nous étouffent !

Cette pandémie aura permis à promouvoir un certain nombre d’expressions pour le moins ambivalentes : « Gestes barrières » contre le virus ou pour se méfier de l’autre ? Le plus bel exemple est la « distanciation ». Qu’au niveau sanitaire garder ses distances physiques d’au moins 1 mètre s’explique très bien au niveau de la propagation du virus ; Quant à la « distanciation sociale » nous sommes dans un autre registre et ce n’est pas un hasard si le Pouvoir d’Etat veut nous imposer « une distanciation sociale ». La distanciation physique met au cœur du discours le particulier dans sa chair. Rien ne nous empêche de maintenir un lien avec l’autre, un lien social, tout en restant physiquement distant. Le Pouvoir ne l’entend pas de cette oreille : Interdiction de se regrouper à plus de x personnes suivant la ville, le département, la région ….
L’Etat au service du capital utilise cette pandémie pour nous infantiliser, nous culpabiliser, nous réprimer afin de casser toute dynamique collective naissante contre ses mensonges, l’absurdité et les contradictions de ses décisions, ses incohérences… Il est certain qu’il aura au moins réussi à nous faire peur de la maladie, mais aussi et surtout de l’autre et de tout ce qui est collectif !
Dans ce cadre, les manifs des gilets jaunes du 12 septembre et des syndicalistes du 17 septembre ne pouvaient être que des échecs.
La prime à la casse sociale de 100 milliards d’€ versée par l’Etat aux patrons leur offre une opportunité de se refaire en mettant sur le trottoir des dizaines de milliers de travailleurs. La diarrhée verbale déversée depuis des mois à propos d’un prétendu « Monde d’après », d’une bouffonne « transition écologique », recouvre dans les faits une exploitation et une aliénation accrue au travail, épaulée par une politique sécuritaire qui ne connaît plus aucune limite. C’est ainsi, pour ne donner qu’un exemple, en cette rentrée des classes, des établissements scolaires ont fait appel aux forces de police armées pour contrôler le port du masque par les élèves. Ces rentrées scolaires « bleu marine » n’ont suscité que peu de réactions des syndicats de l’Education Nationale et des associations de parents d’élèves. (1)
Les luttes passées ont permis de mettre en lumière que notre façon de lutter était une des causes de nos défaites. Les journées de grève et de manifestations à répétition, sans but et sans lendemain, autre que celles d’une revendication défensive, nous limite dans nos perspectives de victoire. Pour ne pas payer leur crise il va falloir autre chose, une autre mobilisation, une autre détermination. Il faudrait que le caractère profondément politique du mouvement des gilets jaunes en s’attaquant à la légitimité du Pouvoir et en remettant en cause leur démocratie représentative déteigne sur le mouvement syndical à la base. Sans cela, comme d’habitude, certains se feront le plaisir de nous faire attendre les élections de 2022 en traînant nos savates en manifs ! Il nous faut sortir des sentiers battus d’un contrat social qui nous maintient dans une situation de dépendance face aux autorités de toutes sortes et en premier celle du Capital et de tous ceux qui en sont complices et qui en vivent.
Etat et Capital se nourrissent du travail et des crises pour autant qu’ils parviennent à nous les faire payer. Cette fois encore ils presseront le citron jusque la dernière goutte et ne reculeront devant aucune manigance. Nous devons d’ores et déjà nous remettre en ordre de bataille sur des bases de classe afin d’élaborer une riposte à la hauteur de la situation !
Dans un contexte marqué par une classe politique qui n’en finit pas de s’enfoncer dans le racisme le plus crasse et des attaques contre le code du travail en veux-tu en voilà, l’acte 3 de la marche des sans papiers qui devrait arriver à Paris le 17 octobre est une bouffée d’air frais. Soyons solidaires !
Reims le 20 septembre 2020

(1) Sources : Libération et le blog de Jean-Pierre Anselme sur Médiapart

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